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Publié le Dimanche 18 février 2007
Par S.

171 - Il est temps que vous pensiez vos propres sens, c’est-à-dire que le corps devienne une habitation poétique. Et non pas une ritournelle abstraite soi-disant plaintive ou engagée. Le corps n’est pas encore pensé. Par la science, oui. Je peux vous analyser, vous radiographier. Ce n’est pas seulement du corps biologique dont je suis en train de parler mais du corps parlant en tant qu’il ramasse, d’une façon ou d’une autre, tous les sens. Ce corps-là aura des difficultés avec son époque.
(L'ÉVANGILE DE NIETZSCHE.Éd.le cherche midi, 2006)

170 - Le problème aujourd’hui c’est que ça ne pense pas fort… ça pense morale évidemment, mais ce n’est pas ça penser. Penser est dangereux pour la santé physiologique de l’être humain. 

169 - Le poète est toujours en danger. La poésie, c’est la guerre. C’est la guerre physique. Relisez le Flagrant Délit de Breton qui est un texte admirable.
 

168 - Aujourd’hui, tout est organisé pour ne pas penser. L’objectif ? Désir de servitude volontaire. Le combat spirituel pour la poésie est plus violent que jamais. Je ne crois pas à la poésie inculte. Si vous êtes poète, vous êtes responsable du surgissement. Ce qui implique l’idée du saut.


Les commentaires
Publié le Mardi 20 février 2007
Par Gustavo Charif
La poésie pense.
Publié le Mardi 20 février 2007
Par Gustavo Charif
La poésie pense.
Publié le Samedi 10 mars 2007
Par Baudrillard
" Tout doit être sacrifié à une génération opérationnelle des choses. La production, ce n'est plus la Terre qui produit, le travail qui crée de la richesse [les fameuses fiançailles de la Terre et du Travail], c'est le Capital qui fait produire la Terre et le Travail. Allez hop ! À plus..."
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