iBLOG précédent iBLOG suivant



Ma photo
Philippe Sollers
Mon calendrier
< Nov. 2009  
L M M J V S D
      1
2345678
9101112131415
16171819202122
23242526272829
30      
Trafic
Noter ce blog :
1 5
3786 connectés
50263 visiteurs
Ce blog est classé 1403ème
Score de ce blog : 4,13
Tribune libre
christine : belle éternité!
Chrystale : Bonjour ! Je sais que vous aimez le matin ; je préfère aussi ce moment privilégié où je peux tout espérer. C'est l'heure de l'écriture en toute libert
Marina : " le moi qu'on voit n'est qu'une construction sociale décidée par les autres."
Beatrice : "Rien n'est plus méconnu, surtout aujourd'hui, que le Paradis de Dante, c'est-à-dire un message suprêmement catholique de connaissance, d'amour, d'éme
Béatrice : Collège des Bernardins mercredi 1er juillet de 19h30 à 21h30
Christine : "l'absurde naît de cette confrontation entre l'appel humain et le silence déraisonnable du monde" Camus
dr : dr
Hegel : « A constater ce dont l'esprit se contente, on mesure l'étendue de sa PERTE »
Cadiou : Hegel : "ce qui est familier n'est pas pour autant connu."
marc : durant
Agrégateurs RSS
bloglines
google
netvibes
newsburst
newsgator
pluck
yahoo
Publié le Mardi 25 décembre 2007
Par S.
204 – Personne ne lit plus aujourd’hui, ou plutôt personne n’entend plus ce qu’il lit, ce qui revient au même. Lisez l’un de vos propres textes à haute voix, et même ceux qui prétendent vous avoir lu vous diront qu’ils n’ont jamais entendu cela. Il faut donc se faire à l’idée que nous sommes entrés dans une ère de surdité et d’aveuglement simultanés. C’est au cœur de ce nihilisme que certains auteurs prennent une dimension qu’on ne leur imaginait pas. Il faut recourir à la voix qui parle là, mais qui peut aussi parler ailleurs ; sortir du rêve pseudo-démocratique, selon lequel la poésie serait audible au plus grand nombre. Si elle persiste aujourd’hui, c’est de façon clandestine. Elle suppose, comme Rimbaud l’a entrevu, une guerre secrète. C’est dans ces textes que j’irai prendre de quoi répondre au danger qui croît.


Sollers,Un vrai roman,120



Aucun commentaire
Ajouter un commentaire