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Publié le Dimanche 28 septembre 2008
Par S.

229 – Que vous demande la société ? De vous nier en permanence. Prenez appui sur cette négation, poursuivez. 

228 – On m’a beaucoup demandé, chèque en main, de faire mon « autocritique ». Eh non, que voulez-vous, cette discipline communautaire n’est pas mon fort.
 

227 - C’est fou, en effet, ce que les fous et les folles croient au sexe (surtout les folles). Selon eux, et surtout elles, c’est ce qui m’occupe en permanence. Il paraît que je suis écrivain, mais, bien entendu, à leurs yeux, je n’ai jamais rien écrit.
 

226 – La Nuit m’enseigne, et je n’ai pas besoin de savoir quoi, bien au-delà des cauchemars ou des rêves vite démasqués, on connaît le film. J’aime marcher dans le noir profond, je fais ça depuis l’enfance. À l’aveugle, en chantant un peu en dedans. Et puis je m’endors d’un coup, et s’il ne se passe rien, c’est que je vais plutôt bien (moins bu, moins parlé, plus concentré).
 


225 – Il faut beaucoup de frivolité pour jouer ensemble à l’image de la mort. Bien morts, mieux vivants. Le « petit déjeuner » dit tout. Mais les siestes ont leur profondeur qui valent des nuits entières. Où étions-nous, déjà ? Ah oui, encore là. L’amour est une agitation vive et gaie, mais aussi un repos de mortalité.

(UN VRAI ROMAN. Éditions Plon, 2007/120)



Prix Saint Simon, 06 sept 2008




Les commentaires
Publié le Jeudi 02 octobre 2008
Par marcel geisen
fracas nocturnes et frivolités incertaines, on va , c'est sur, tous mourir, mais j'aurais aimé, une seconde, croire que je vais me réveiller, comme Stephen, de ce cauchemar!
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