269 – Le social est une illusion, jamais un enjeu. On peut s’en mêler dans telle ou telle application, mais ce n’est que tactique. Il n’y a rien dans le social de respectable, ni même de sérieux. Sa vérité gît dans le crime, et s’épanouit dans le grotesque.
268 – La gnose comme « gai savoir » permet au « Moi-joie » de se déployer. Bonheur de s’extraire du bourbier. Et tant pis pour ceux qui se font dévorer par le Diabolus. (…) Les gnostiques ne cherchent même pas à vaincre le monde. Ils ne poursuivent que le salut. Le monde demeure le partage du Mauvais. Peu importe que le monde soit truqué, ce qui compte c’est la guerre entre la damnation et le salut.
267 – Le gnostique cherche une victoire sur la mort à l’intérieur même du temps. C’est exactement ce que je fais, comme Roland Barthes a bien voulu s’en rendre compte dans Sollers écrivain, lorsqu’il évoque ce qui est en jeu dans Drame comme un « éveil » qui serait un « temps complexe, à la fois très long et très court ». « C’est un éveil naissant – dit-il -, un éveil dont la naissance dure. » Le savoir de la résurrection comme seconde naissance se donne et se redonne sans arrêt. Il n’est jamais acquis. On peut le définir très exactement comme une « naissance qui dure ». Le temps qu’on nous inflige n’est pas celui que je dis. Ne croyez pas là une formule, mais la ligne de risque de mon existence. Je n’en ai jamais eu d’autre. Et c’est ce qui, dans mon cas, restera inexpiable pour le Gros Animal qu’est la société.
(LIGNE DE RISQUE, n°24, 2009)
268 – La gnose comme « gai savoir » permet au « Moi-joie » de se déployer. Bonheur de s’extraire du bourbier. Et tant pis pour ceux qui se font dévorer par le Diabolus. (…) Les gnostiques ne cherchent même pas à vaincre le monde. Ils ne poursuivent que le salut. Le monde demeure le partage du Mauvais. Peu importe que le monde soit truqué, ce qui compte c’est la guerre entre la damnation et le salut.
267 – Le gnostique cherche une victoire sur la mort à l’intérieur même du temps. C’est exactement ce que je fais, comme Roland Barthes a bien voulu s’en rendre compte dans Sollers écrivain, lorsqu’il évoque ce qui est en jeu dans Drame comme un « éveil » qui serait un « temps complexe, à la fois très long et très court ». « C’est un éveil naissant – dit-il -, un éveil dont la naissance dure. » Le savoir de la résurrection comme seconde naissance se donne et se redonne sans arrêt. Il n’est jamais acquis. On peut le définir très exactement comme une « naissance qui dure ». Le temps qu’on nous inflige n’est pas celui que je dis. Ne croyez pas là une formule, mais la ligne de risque de mon existence. Je n’en ai jamais eu d’autre. Et c’est ce qui, dans mon cas, restera inexpiable pour le Gros Animal qu’est la société.







