iBLOG précédent iBLOG suivant



Ma photo
Philippe Sollers
Mon calendrier
< Déc. 2009  
L M M J V S D
 123456
78910111213
14151617181920
21222324252627
28293031   
Trafic
Noter ce blog :
1 5
3824 connectés
50510 visiteurs
Ce blog est classé 1403ème
Score de ce blog : 4,13
Tribune libre
christine : belle éternité!
Chrystale : Bonjour ! Je sais que vous aimez le matin ; je préfère aussi ce moment privilégié où je peux tout espérer. C'est l'heure de l'écriture en toute libert
Marina : " le moi qu'on voit n'est qu'une construction sociale décidée par les autres."
Beatrice : "Rien n'est plus méconnu, surtout aujourd'hui, que le Paradis de Dante, c'est-à-dire un message suprêmement catholique de connaissance, d'amour, d'éme
Béatrice : Collège des Bernardins mercredi 1er juillet de 19h30 à 21h30
Christine : "l'absurde naît de cette confrontation entre l'appel humain et le silence déraisonnable du monde" Camus
dr : dr
Hegel : « A constater ce dont l'esprit se contente, on mesure l'étendue de sa PERTE »
Cadiou : Hegel : "ce qui est familier n'est pas pour autant connu."
marc : durant
Agrégateurs RSS
bloglines
google
netvibes
newsburst
newsgator
pluck
yahoo
Publié le Mercredi 09 septembre 2009
Par S.
269 – Le social est une illusion, jamais un enjeu. On peut s’en mêler dans telle ou telle application, mais ce n’est que tactique. Il n’y a rien dans le social de respectable, ni même de sérieux. Sa vérité gît dans le crime, et s’épanouit dans le grotesque. 

268 – La gnose comme « gai savoir » permet au « Moi-joie » de se déployer. Bonheur de s’extraire du bourbier. Et tant pis pour ceux qui se font dévorer par le Diabolus. (…) Les gnostiques ne cherchent même pas à vaincre le monde. Ils ne poursuivent que le salut. Le monde demeure le partage du Mauvais. Peu importe que le monde soit truqué, ce qui compte c’est la guerre entre la damnation et le salut.
 

267 – Le gnostique cherche une victoire sur la mort à l’intérieur même du temps. C’est exactement ce que je fais, comme Roland Barthes a bien voulu s’en rendre compte dans Sollers écrivain, lorsqu’il évoque ce qui est en jeu dans Drame comme un « éveil » qui serait un « temps complexe, à la fois très long et très court ». «  C’est un éveil naissant – dit-il -, un éveil dont la naissance dure. » Le savoir de la résurrection comme seconde naissance se donne et se redonne sans arrêt. Il n’est jamais acquis. On peut le définir très exactement comme une « naissance qui dure ». Le temps qu’on nous inflige n’est pas celui que je dis. Ne croyez pas là une formule, mais la ligne de risque de mon existence. Je n’en ai jamais eu d’autre. Et c’est ce qui, dans mon cas, restera inexpiable pour le Gros Animal qu’est la société.
(LIGNE DE RISQUE, n°24, 2009)



Océan_Août 2009





Aucun commentaire
Ajouter un commentaire