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Ursulla : Saberlipopette alors!!!
mathieu : merci pour cette super ballade avec praline le soir des elections;j'ame ne l'apéro jeudi soir si tu es là! bises mat
Mimie77 : Très belles photos!
vanda3 : je découvre par hasard votre blog et je le trouve superbe!
rotenone : sus aux larves rouges
Publié le 25/09/2006
Par Darx le Hibou

J'ai alors continué à errer pendant tellement longtemps que j'en ai oublié de compter les aurores et les crépuscules. Je commencer à vivre comme une bête, à demi nu cueillant baies et racines, évitant soigneusement les villages que je croisais. Néammoins je ne pouvais résister à l'envie d'observer les faits et gestes des autochtones avec qui le seul contact que j'avais eut s'était terminé de façon tragique.

Pécheurs, occasionnellement chasseurs ce peuple raffiné et paisible s'adonnait à tous les arts et artisanats avec une délicatesse qui me laissait ébahi.

La nuit avait invité la lune à se voiler derrière quelques nébulosités égarées dans le ciel estival. Je m'étais blotti dans le fouillis d'un buisson. Là bas les tambours ponctuaient l'air de leurs rythmes enivrants, tandis que que les flûtes et les cordes turbulentes emmenaient l'assemblée dans une danse effrénée. Ma volonté fut happée dans cette liesse lointaine je me surpris bientôt à taper des mains et à battre la mesure de mon pied. Sans doute l'un d'eux m'avait apercu au delà de mon camouflage à moins que son oreille fine eut décellé le tambourin de mes doigts; me voilà emmené dans leur ronde profitant de leur joie, jouissant avec eux de l'euphorie de la célébration. Personne ne semblait remarquer ma différence. J'ai mangé et bu beaucoup plus que de raison. Je nageais en plein bonheur en ayant l'impression d'étreindre des frères qui m'honoraient comme un des leur. Puis l'apocalypse s'est abattu sur nous transperçant éventrant tout ce qui était sur son passage. Les sabots des lourds chevaux s'étaient invité aux réjouissances pour l'assaisonner de férocité et de deuil.


Le glaive perce et la hache tranche, je rampe,j'aimerai cauchemarder mais je ne suis que trop eveillé.

La scène coagule. Du bouillonnement de ce qui se prend pour une bataille emmerge le crépitement des flammes sur le chaume des maisons et les gemissement des survivants.


Elle tire une longue lame des entrailles du cavalier qu'elle vient d'éventrer. La colère du vainqueur meurtri est à craindre plus que tout.

C'est le vainqueur qu'elle defie de ses yeux où la folie vient d'entamer un règne à durée indeterminé.

Il tourne la bride en laissant un sourire narquois dans la poussière. Il y laissera aussi tout le sang que contient ses veines.


Ses comparses hésitent, tournent et se consultent en interjections. Puis devant l'aveux d'incertitude généralisés décident de lever le camps.


Je demeurais roulé comme un cloporte alors qu'elle venait de décapiter la plus terrible horde de pillard du continent. L'heure de la révolte avait sonné. Fatigués de se faire découper ou rotir au gré des vagissements de ces crève-la-razzia, les moutons du pré salé venaient de trouver la bergère qui leur apprendrait à jouer au loup en goutant pourquoi pas un peu de viande parci-par.


Les harpons allaient servir à autre chose qu'à trainer les thons et les lourds chevaux des marayeurs tireraient bientôt autre chose que des filets et des coquillages.


Je me suis agenouillé devant elle pour la supplié de me prendre à son service, lui jurant d'être son plus fidèle infaillible executant.


La battue fut expéditive la redistribution du butin généreuse. Ce qui put être rendu le fut , reste servirait à acheter des armes et des alliés.

La capitale si lointaine quand les villageois transmettaient des doléances où leurs enfants se faisaient egorger et leurs greniers pillés fut d'une extrême promptitude pour depécher un escadron qui informerait le pouvoir de la nature de cette troupe armée menée par une femme, belle de surcroit qui traquait les pillards de la régions avec la determination propre à ceux qui sont las des humiliation et des exactions.


Quand le chef de l'escadron se présenta devant elle , il la pria de déposer ses armes et qu'elles et ses pêcheurs rentrent à leurs barques s'occuper de pecher ecailler et cuisiner dorades et merlans que de vrais soldats et chevaliers étaient là pour faire la chasse aux brigands.

Ce à quoi elle répondit que lui et sa bande de « racle-merde » pouvaient retourner sortir le fumier des écuries royales et que s'ils étaient aussi prompt à monter leurs femmes pour le saint office que leurs chevaux pour les mener à la bataille, ils n'étaient surs ni de gagner la guerre, ni d'être les pères de leurs enfants.


Cette boutade en amusa jusqu'aux plus hautes autorités qui la firent consigner en vue d'un usage pertinent, la prochaine fois qu'il faudrait rabattre le caquet d'un piètre cavalier ou d'un cocu notoire.


Cependant, l'effronterie et la diplomatie faisaient rarement bon ménage et avant d'égayer les marbres des palais, la citation allait rougir le sable de la plage. Ce fut la première bataille de celle qui deviendraient bientôt notre Reine.

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