Odeur de terre chauffé dans ce paysage qui ne laisse plus rien voir de la tiédeur nocturne.L'air qui s'éleve de l'horizon se dissout dans un miroitement hésitant, qui me fait oublier trente secondes la delicatesse de ma situation. Ici pas d'assistance dépannage, pas de gentille opératrice pour je ne sais quel : « Bien monsieur, de dépanneur va bientôt arriver »; juste des emmerdements jusqu'au bord des lèvres. Pas d'idée, pas d'inspiration pour réparer ce putain de moteur. Quelques outils, vaguement utilisable et sinon la poussière, le cambouis et surtout la soif qui me tenaille et grignote mon esprit petit à petit.
Mon regard baguenaude le long des fourrés et de la piste qui insolement me montre d'où pourrait venir mon salut.
Mais rien toujours rien, je m'assèche.
