J'ai été recueilli par les rivages à l'aube. Ma mémoire en lambeau me privait du souvenir de ce qui m'avait amené ici, et ma raison défaillante tentait de définir en quelle contrée éloignée il fut possible que je me situe. En rampant sur le sable blanc j'ai atteint la lisière de la forêt et me suis adossé au tronc pale d'un arbre au feuillage translucide a travers la frondaison je distingue le disque éclatant de la lune, j'ai froid et la faim me tenaille, mes membres las se recroquevillent et je m'endors bientôt bercé par le ressac et les murmures de la forêt.
Le soleil se lève inondant le monde de sa lumière jaune. Très vite je dois plisser les yeux sous le déferlement de lumière. Ici pas de couleurs; tout est d'un blanc étincelant: l'herbe sous mes pieds, les oiseaux au dessus de moi, même l'au qui dévale les rocher a un aspect cristallin. Je caresse une fleur qui se brise d'un bruit sec, le veut la saisir entre mes doigt et elle se brise en mille éclat étincelant; reste interdit en regardant les débris glisser depuis ma main jusqu'au sol en libérant des notes claire de verre brisé.
Tout sur cette île rappelle le verre, pas de couleur transparent cassant fragile; chacun de mes geste devient un cataclysme si je n'y prend garde, mais le pire est bien ma ma voix: en hurlant de douleur après qu'un demi oiseau brisé m'ai entamé la plante du pied , pas moins de dix grands arbre se sont effondrés comme déchiqueté par un ouragan; Interloqué j'examine les restes de la forêt que je viens de décimer, bien qu'effrayé je trouve quelques fruits dont le parfum engageant laisse présager qu'ils fussent comestibles.
Désormais j'enveloppe chacun de mes gestes de mille précautions. Tout en réfléchissant au sens de cela, je regagne le rivage après m'être délecté de fruit succulents mais à la texture singulière, légèrement sableuse et grumeleuse. Quel étrange destin m'a jeté sur ce rivage féerique où je ne suis enclin qu'à briser. Dois-je comprendre la fragilité de la beauté face à la grossièreté de mes gestes. Je ne peut m'empêcher d'admirer toute les nuances de blanc qui ondulent au grès du vent dans les cimes des pins qui longent la coté. J'ai l'impression d'être immergé dans un monde de fraîcheur lumineuse et de m'y égaré comme une terne scorie.
La terreur venue de mon du ventre m'étreint les poumons et explose dans ma gorge en déclenchant un torrent de larme. Je cours pour fuir cette terreur, je cours sans regarder sans arriver à voir autre chose que la mort, la beauté se briser en milles morceaux funestes qui gisent avec stupéfaction sur le sol de la forêt. J'étais si heureux de voir des hommes que je me suis précipté vers eux sans réfléchirune eule seconde. A mon approche ils ont agité les mains en souriant puis j'ai crié dans leur direction quelque salutation. A ce moment le temps s'est arrêté. J'ai lu dans leur yeux l'incompréhention. Ma voix à emporté leur belle peau nacrée comme du sable et leur corps s'et fracassé dans l'espace comme s'il eut été jeté sur la roche
