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Mon bloc perso.
Raconter des histoires ? OK, mais des histoires authentiques, saines, pas des "bobards". Sinon ce serait trop facile. Et puis, l'objectif, ce n'est pas de duper, "d'arnaquer" pour parler plus clairement, mais simplement d'être plus performant. Si, si, c'est possible, sans berner qui que ce soit !

Stéphane Dangel

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K. Madam : Très bon blog, bien qu'un peu court... Mes encouragements pour la suite ; )
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Publié le 16/10/2008 à 11:37
Par storytelling


Voilà le texte complet de l'article choisi par la Rédaction de Lepost.fr pour figurer en Une :

Marseillaise sifflée : toute une histoire, des histoires

 

Pas la peine de revenir sur les faits, ils sont connus : mais l’événement mérite que l’on s’y attarde sous l’angle du storytelling (les histoires, expériences vécues que l’on raconte pour comprendre et/ou convaincre : voir http://blog.ifrance.com/storytelling).


D’abord les réactions politiques : indignation et condamnations légitimes au rendez-vous, sous une forme des plus classiques. Et décisions dans la foulée, en urgence. Pas de storytelling. Une histoire aurait pourtant pu être mise en avant : celle du président de la Fifa, Sepp Blatter, il y a trois ans, à l’issue d’un match Turquie - Suisse émaillé d’incidents, et de conspuassions des hymnes nationaux.  Sa suggestion de supprimer les hymnes avait suscité le tollé -tollé auquel le gouvernement français avait alors participé. L’idée n’était peut-être pas bonne, mais comme l’avait alors souligné M. Blatter, elle voulait enclencher une réflexion, une interrogation collective au sein de la communauté des décideurs. Cette réflexion n’a pas eu lieu mais cette histoire là gagnerait à être mise sur le tapis par l’un de nos politiques qui souhaiterait être constructif. La seule histoire de comportement exemplaire avancée par les politiques a été celle de Jacques Chirac, quittant l’enceinte du stade de Bastia, lors d’un match en 2002, au cours duquel la Marseillaise avait également été sifflée. Une histoire inutile dans le cas actuel, car elle n’apporte rien au problème de fond.


Mais c’est du côté des « siffleurs » que le storytelling fait ici le plus preuve de son utilité. Car, derrière l’acte de siffler, il n’y a pas seulement la bêtise de quelques uns, ou le fait de s’être laissé emporter par l’excitation du match. Il y a surtout des histoires, de mal-être, parfois de jeunes d’origine maghrébine, parfois de spectateurs dénués de tout lien avec le Maghreb, mais frustrés, déçus par l’absence de perspectives d’amélioration de leur vie, frustration dont le coupable tout désigné pourrait bien être cette Nation narquoise avec son hymne. Les sifflements seraient donc une manifestation publique de ces histoires qui ne s’expriment autrement qu’en cercle fermé -familial, amical- lorsqu’elles s’expriment.


Il y a ici une place pour le storytelling. Ces histoires doivent pouvoir s’exprimer au grand jour, non pas pour « libérer » ceux qui les vivent, mais pour les examiner, en identifier les grandes caractéristiques, en tirer du sens, et se servir de ces enseignements pour agir. Des études de toutes sortes ont déjà été faites pour servir à la prise de décision par nos gouvernants, aucun travail n’a par contre été fait sur les histoires, et surtout en associant pleinement ceux qui les vivent à la démarche.

C’est là que le storytelling peut apporter toute son utilité.

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