J'entends beaucoup parler d'authenticité dans l'usage du storytelling en publicité.
Mais qu'est-ce que le mot authenticité signifie ?
Est-ce que le fait de vivre une expérience avec la marque est suffisant ?
J'ai entamé une discussion avec plusieurs professionnels.
Pour Michael Margolis, de Thirsty-Fish, on n'achète pas un produit mais l'histoire qui lui est attachée. C'est vrai. Et même plus, on achète l'histoire que l'on se raconte à soi-même lorsqu'on acquiert ce produit, ce qu'il représente à nos yeux. Et on raconte ensuite l'histoire de cette relation à d'autres.
M.K. Clark, consultante également, souligne aussi l'importance de l'auditeur, mais tout autant la responsabilité de l'émetteur de l'histoire, dont il doit bien mesurer l'impact. Le rôle formateur des consultants est ici essentiel.
C'est d'autant plus important à mon sens que, comme le souligne Michael Margolis, les marques sont un ensemble complexe d'histoires, de perceptions, d'impressions, parfois basées sur une vraie expérience de vie, et d'autres fois sur rien d'autre que des "on-dit". Avec un grand rôle de la représentation symbolique des histoires dans le succès ou l'échec des marques.
Pour ma part :
- je ne pense pas que les histoires de pub doivent être forcément basées sur des faits réels
- si le message délivré est véridique, cela peut suffire à rendre l'histoire authentique : les mythes, fables et métaphores (Limor Shiponi, en Israël, est du même avis) sont des exemples flagrants. Comme le dit Edward Wachtman, de Storytellings, une histoire est vraie lorsqu'elle nous connecte avec des réalités tangibles de la condition humaine. Harley-Davidson est un exemple.
- gare cependant aux fictions complètes : en quoi l'univers far-west de Marlboro est-il authentique ? On est ici dans de la "télé-réalité des marques" : quelque chose se passe, c'est sûr, mais c'est artificiel.
L'éthique est toujours un bon garde-fou.








