Pas dans l'utilisation managériale du storytelling, ou politique, mais dans dans le cadre de l'analyse d'une communauté, d'une entreprise.
Des histoires assurément fausses sur le plan des faits peuvent en effet révéler des vérités beaucoup plus profondes sur une communauté que des histoires vraies. J 'ai entendu parler de l'exemple de chasseurs du Texas, dont la particularité est de se raconter des bobards en cours de partie de chasse, et dont une des règles d'appartenance à la communauté est de respecter ce principe. C'est, dans ce cadre et paradoxalement, une preuve que vous êtes digne de faire partie de la communauté et qu'elle peut vous faire confiance (notamment pour ce que vous pourrez dire de vrai en dehors des parties de chasse).
Cela me fait aussi penser à cette nouvelle émission, « Infiltrés », dans laquelle des journalistes se font passer pour ce qu'ils ne sont pas afin de d'accéder à des histoires vraies -par exemple, se faire passer pour des aides-soignantes, se faire embaucher dans une maison de retraite et filmer en caméra cachée la maltraitance ordinaire qui s'y tient, accéder donc à une histoire vraie...
Pour « Infiltrés », qui va beaucoup plus loin qu'une simple analyse, une observation et une écoute, je dirais tout de même que le procédé est à manier avec précaution.







