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Mon bloc perso.
Raconter des histoires ? OK, mais des histoires authentiques, saines, pas des "bobards". Sinon ce serait trop facile. Et puis, l'objectif, ce n'est pas de duper, "d'arnaquer" pour parler plus clairement, mais simplement d'être plus performant. Si, si, c'est possible, sans berner qui que ce soit !

Stéphane Dangel

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K. Madam : Très bon blog, bien qu'un peu court... Mes encouragements pour la suite ; )
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Publié le 10/08/2008
Par storytelling
Le storytelling peut-il légitimement utiliser des mythes, des légendes, ou cela pose t-il des problèmes éthiques ? Doit-il alors se contenter d'histoires vraies ?

Participez vous aussi, ajoutez vos commentaires.

Quelques points de repères, de la part de spécialistes du storytelling...

Les anti-mythes (pas trouvé de terme plus politiquement correct) :

 

Personnellement, je réfléchis beaucoup à la nature du pouvoir du storytelling, de persuasion, d'influence des opinions et des personnes. De l'influence à la manipulation, il n'y a qu'un pas, franchi allègrement par ceux pour qui raconter des histoires et des bobards, c'est la même chose. Les critiques, comme Christian Salmon (voir l'un des premiers posts de ce blog, sur son livre), accusent d'ailleurs le storytelling de manipulation comme reposant sur des fictions.

Je rejoins Steve Denning, qui place le caractère véridique des « stories » comme l'un des vrais piliers de la discipline. C'est aussi un garde-fou éthique contre les accusations de manipulation.

 

Les pro-mythes (mytheux n'était pas adapté) :

 

Limor Shiponi, consultante en storytelling en Israël, m'a répondu qu'elle considère les mythes comme vrais, car la vérité d'une histoire ne provient pas forcément des faits mais de l'équilibre qu'elle recèle, en terme de contenu et de structure. De ce fait, elle considère que les mythes peuvent avoir bien plus de véracité que les histoires factuelles. Elle utilise une très belle métaphore pour illustrer sa conception : « les histoires créées oralement et transmises de générations en générations ont passé l'épreuve du pétrissage de la pâte pour former un bon pain, tout simple, mais que tout le monde trouve délicieux ». Le pétrissage transforme l'histoire originelle mais, tout comme le boulanger sait s'arrêter au bon moment, le storyteller fait de même avec ses histoires.

Madelyn Blair, consultante américaine, ne dit pas autre chose : « les faits dont font état les mythes n'existent pas, mais la vérité des mythes, oui ». Robin Rice, consultante en reengineering personnel, complète : « souvent, ces vieilles histoires étaient racontées pour aider l'auditoire à prendre les bonnes décisions, acquérir de la sagesse pour affronter les temps difficiles qui font partie de la vraie vie ».

David M. Boje, universitaire américain, lui, considère les mythes dans une organisation comme « ce qui permet de maintenir le cadre logique dans lequel on peut attribuer une signification aux activités et évenemnts qui s'y déroulent ». Avec, donc, une part de vérité, et de légende fruit de l'imaginaire au besoin. Il plaide pour leur emploi avec une sagesse morale, et ouvert à l'adaptation aux évolutions de l'environnement de l'organisation.

L'approche de Dave Snowden, spécialisé en intelligence narrative est également intéressante : il a constaté qu'il était plus facile d'expliquer des thématiques telles que la complexité dans une organisation, en utilisant des métaphores, des images de situations imaginaires.

D'ailleurs, une illustration de ce concept peut être visualisée sur :
http://www.cognitive-edge.com/podcastdetails.php?podid=28


Et vous, qu'en pensez-vous ? Postez vos commentaires ci-dessous.
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