Une histoire (ou story) doit normalement être très travaillée pour être efficace, et positive aussi. Selon les approches professionnelles d'un consultant en storytelling ou d'un autre, elle est plus ou moins structurée. Une chose est sûre, également, elle doit être racontée.
Mais...
Le cas :
Il était une fois... moi, rédacteur-stagiaire dans un grand quotidien régional.C'était encore le temps de la mixité -travail sur ordinateur pour le journaliste, mise en page tradi, en bouts de textes collés par des ouvriers du Livre, ceux qui faisaient peur à tout le monde, l'aristocratie de la classe ouvrière.
Je ne sais pas ni de qui ni de quoi il parlait, l'un de ces metteurs en page m'a un soir sorti un tonitruant « parle au vilain, il te crache dans la main » (en fait, le verbe n'était pas « crache », mais plus thrash, mais bon...).
Cette tirade faisait visiblement référence à une histoire, un événement de sa vie. Je n'ai rien su de plus sur cette histoire, mais encore aujourd'hui je l'ai en tête à chaque fois que je dois traiter avec des gens douteux.
John Caddell, consultant américain, lui, se souvient encore de la phrase répétitive de son boss lorsqu'il travaillait pour Electronic Data Systems : « fais gaffe, je ne veux pas que cette affaire se termine en Postal Buddy ». Là, c'est encore plus fort, car non seulement, et jusque très récemment John n'a jamais su ce qu'était ce Postal Buddy, mais c'est cette histoire, négative, qui lui sert depuis longtemps et encore aujourd'hui lorsqu'il doit prendre une décision importante sur un projet !
Comme quoi...







