Plusieurs spécialistes du knowledge management ont contribué, pour arriver aux conclusions suivantes sur la crise financière actuelle :
1. La narrative dominante dans les milieux financiers était une fiction. Les marchés financiers ont créé leur propre réalité. Journaux et gouvernements y répondent aujourd'hui en créant des fictions supplémentaires pour occuper le terrain.
2. Analystes et observateurs ne peuvent que commenter ces histoires créées par ceux qu'elles arrangent, commentaires qui donnent lieu à la création de nouvelles histoires par les mêmes bonshommes qui tirent les ficelles, commentées à leur tour et ainsi de suite...
3. La narrative dominante n'est pas la seule narrative possible et la fiction peut avoir un impact positif. Comment ? En explorant avec des scénarios fictionnels, des histoires du futur fictionnelles, l'éventualité de telles crises.
4. On élimine alors le facteur « vérité », pour travailler sur les causes et les effets. Révolutionnaire ? Non. N'importe quel business plan est une fiction, basée sur des projections dans un futur imaginaire. Se pencher sur ces histoires fictives-ci, avec des stratégies, des comportements, motivations de personnages-acteurs du business plan, est en tout cas beaucoup plus intelligent que d'introduire de la fiction dans les mécanismes financiers sous forme d'algorithmes ne reposant sur aucune véritable réalité.
Quelque part, tout cela fait peur, quand même : c'est qui, celui qui tient les manettes ?








