Mercredi 25 octobre 2006
Je déteste l’hiver. L’hiver et le boudin. Et les trucs verts. Et aussi Madame Hidra (c’était ma prof d’anglais en cinquième, elle m’avait exclu pour six mois pour une sombre histoire de zizi sauteur). Bref. Et là, je vois qu’il fait tout moche, et tout froid, et que c’est l’hiver. Et moi je n’aime pas l’hiver (bon, je sais, ça fait trois fois que je le dis, mais si vous ne suivez pas…). Alors que pouvais-je dignement faire ? D’aucuns diront « rien, les saisons font ce qu’elles veulent ». A ceux-ci je répondraient qu’ils n’ont qu’à jouer dans un mixer… Non mais sans blague ! Bref, j’ai choisi la seule solution qui s’offrait à moi : le déni. Le déni consiste à faire comme si de rien n’était, ou plutôt comme si on était en été. Du coup, malgré la pluie qui tombait, malgré le froid, et tout et tout, je me suis baladé en tee-shirt avec mes adorables petites lunettes de soleil Hugo Boss, et en souriant bêtement (j’ai pris exemple sur Jacques Chirac).
Et maintenant il est dix-neuf heures et je grelotte. Et j’ai envie d’allumer le chauffage, mais non, puisqu’on est en été ! L’univers virtuel de tapadamitanpi est difficile à gérer, mais c’est ma vie !
Vous allez me dire (je vous entends d’ici, grâce à mes dons de médium) que c’est un peu triste, il ne s’est donc pas passé de catastrophe, etc… Mais si, ne vous inquiétez pas, langues de vipères !

La paire de Gucci
Vous vous rappelez que la semaine dernière j’ai eu une charmante discussion avec ma banquière (SI, vous vous rappelez !) qui m’a littéralement menacé de me priver du droit d’avoir un découvert abyssal si je n’étais pas sage. Suite à cette affaire, j’avais renoncé à cette sublime paire de chaussures que j’avais vues chez Gucci pour un prix tout à fait risible, et je m’étais rabattu sur de simples Kenzo… Les mêmes que celles que j’avais oubliées dans le train en revenant de Paris la semaine d’avant. Chaussures d’une sobriété que même les moines trappistes m’envieraient. Bref. Restrictions budgétaires oblige, j’avais déjà l’impression d’avoir l’air d’être pauvre, alors que je savais qu’il me faudrait quand même négocier avec ma banquière pour qu’elle ne vienne pas les saisir, ce dont elle serait bien capable ! Oui, eh bien laissez-moi vous dire que le problème est réglé : je ne sais ni comment, ni pourquoi, mais ce matin, j’ai entendu un drôle de bruit, et quand j’ai commencé à marcher, ça faisait « splash » à chacun de mes pas ! En fait, la semelle de la chaussure gauche s’est tout simplement cassée en deux !!! Cette honte ! Du coup je n’ai ni Gucci ni Kenzo et j’ai vu 350 euros s’envoler tous seuls alors que mon programme des vingt-cinq prochaines années (restrictions budgétaires annoncées à grand cris) doit se limiter à manger des pâtes premier prix (vous savez, celles qui collent partout, y compris dans l’estomac…) et du riz (j’ai une tête de thaïlandais ???). En plus je ne peux pas rester dans cet état, vu que j’ai programmé un repas « smart »demain et un opéra (les Troyens, mon rêve !)… Non, je me demande à quelle heure ouvre Gucci le jeudi…

A demain et bonne soirée. 
