Bonjour les amis (et autres, d'ailleurs, il faut savoir rester polis quand même !). J'ai un peu la gueule enfarinée aujourd'hui, vu la quantité relativement astronomique d'alcool que j'ai ingéré hier soir. Mais ce n'est pas de ma faute !!! Non seulement je me devais d'accompagner Julie (parce qu'elle estalcoolique...), et en plus, pour oublier l'effroi, le sentiment de honte et de culpabilité qui m'ont assailli au restaurant. Très bon restaurant, d'ailleurs, à la renommée flateuse : "la cloche à fromage". Heureusement que j'avais réservé, parce que c'était plein à craquer. D'ailleurs on s'est retrouvés sur une petite table à côté de la cuisine, de la caisse et des toilettes...
Mais bon, le service était impécable. Bon point, me suis-je dit. Pendant l'apéritif (un martini blanc, elle avait osé copier sur mon choix...), Julie n'arrivait pas à se décider. Bof, est-ce que j'ai envie de fromage ? Oui 5remarque, ça tombe vien, vu que le thème du restau c'est le fromage !)." Tiens, je prendrais bien une fondue au munster. Ah oui, mais non, j'ai un chéri que j'aime et avec une telle odeur il ne voudra plus rester dans la même pièce que moi pendant trente jours...". Bon, alors, tu prends quoi ? Tiens, je prendrais bien un peu de viande (!) qu'elle me dit... Soit. Ah oui, mais pas de lapin (en hommage à Tintin, que sa grand-mère a fait en civet...), ah, non, pas d'agneau (elle qui croyait dur comme fer jusqu'à 22 ans quel'agneau était l'enfant de la brebis), et non, le boeuf, c'est un peu lours (c'est sur que c'est quand même une pièce d'environ 1kg, donc un peu lourd). "Bon, alors, vous avez choisi ? C'est maintenant ou jamais", nous annonce la serveuse,mi rieuse, mi-énervée, au bout de la troisième visite... Moi j'ai pris sobrement une raclette, et péniblement, Julie à répondu "moi pareil". Et pour le vin, la carte était dans les mains de Madame, mais visiblement elle avait des problèmes de lecture, donc elle m'a laissé le choix de l'alcool qui devait accompagner notre raclette. Voici la raclette en question :

Non non, ce n'est pas une raclette pour une tablée de personnes affamées, mais bien une demi-meule pour deux personnes ! Oui, une demi-meule, ce qui doit bien nous faire cinq kilos. Cette quantité aurait servi à elle seul à faire vivre un village entier de bosniaques, mais bon, on savait à quoi s'en tenir, et on avit fait régime sec pendant deux jours. Nos estomacs étaient prêts. Chouette bouffe en perspective.
Oui, mais non... Déjà, Julie râlait parce que les accompagnements n'arrivaient pas assez vite. Elle a donc commencé à manger la premièer petite assiette de raclette sans rien. Quand les accompagnements sont arrivés, j'ai donné un coup de coude dans les cornichons et choux fleurs, qui sont allés voler dans la salle.
Mais bon, repas normal pendant, montre en main, 13 minutes. Au bout de ce laps de temps, et après avoir ingurgité, petite bouchée par petite bouchée, 35 grammes maximum de raclette, Julie a décidé que "beurk, j'en peux plus...". "tu comprends, je me sens grosse" (je rappelle, à toute fin utile, que julie pèse environ 29 kilos), "regarde, j'ai des gros bras". Moui moui, bien sûr, et la marmotte elle met le chocolat dans du papier d'alu... On dirait les bras de Kate Moss, ai-je dit. Elle m'a rétorqué, avec une violence extraordinaire, "non, on dirait les cuisses de Kate". Ne désirant pas en finir là, j'ai aussitôt convoqué les renforts, en la personne de la serveuse : "dites-donc, madame, trouvez-vous que mon amie a de gros bras ?". Et là, yeux exhorbités comme si je lui avais dit que j'était le sosie de Davis Beckham. "Ne dites pas n'importe quoi, déjà que moi j'ai des complexes à ce niveau là..." nous répond-elle. Et Julie de dire "moi aussi, j'ai du faire une thérapie pour renoncer à la Burka (habit traditionnel du Pakistan qui couvre tout le corps des femmes) et porter des manches courtes.
Le surréalisme total ! Et on avait rien mangé. Du coup, elle débranche l'appareil et décrète l'arrêt du repas. Ah ! Voui, d'accord, et pour la demi-meule, tu demande un doggi bag ? Même cinéma pour le dessert, Madame a pris une demi-boule de vanille... Heureusement, elle a bu et re-bu. Mais j'avais honte, tellement honte !
En sortant, vu qu'elle boudait un peu son homme, qui avait opposé un niet catégorique à l'idée de venir déguster du fromage avec nous, nous sommes allés boire une verre. On est d'abord allés aux aviats, un bar d'ambiance, où, justement, il y avait tellement d'ambiance qu'on ne pouvait pas faire un pas sans écraser quelqu'un. je proposais donc d'aller en face, à l'alchimiste, autre bar, sympa, mais moins bruyant. En sortant, Julie s'est faite agresser par un fille toute ridée qui lui a dit "mais vous pourriez faire attention, mais vous n'êtes pas chez vous, etc.".
Enfin, nous sommes arrivés à l'alchimiste, et nous avon bu. J'ai proposé de nous contenter d'un coktail sans alcool (on avait quand même descendu une bouteille de gaillac vendanges tardives au resto). Regard empreint de surprise et de dédain, du style "oh la pauv' bête, il ne faut pas la laisser comme ça, viens Marcel, donne-lui un coup de fusil". Et là, j'ai compris que j'avais fait une erreur tactique : donc repli, et proposition d'alcool. Moi j'ai pris un antidote de je ne sais plus quoi, et Julie a bu les noisettes du troll (c'est le nom de la substance...).
Je l'ai ramenée chez elle, et on a discuté jusqu'à deux heures moins le quart dans le patio de sa résidence... Finalement, bonne soirée, la dernière malheureusement, j'en ai peur, parce que ce soir, Julie va gagner au loto la somme de 113.000.000 €, et, à ce moment, elle m'a promis que je cesserais d'exister pour elle. Dommage, parce que je me suis vachement amusé. vivement la prochaine soirée...
Mais bon, le service était impécable. Bon point, me suis-je dit. Pendant l'apéritif (un martini blanc, elle avait osé copier sur mon choix...), Julie n'arrivait pas à se décider. Bof, est-ce que j'ai envie de fromage ? Oui 5remarque, ça tombe vien, vu que le thème du restau c'est le fromage !)." Tiens, je prendrais bien une fondue au munster. Ah oui, mais non, j'ai un chéri que j'aime et avec une telle odeur il ne voudra plus rester dans la même pièce que moi pendant trente jours...". Bon, alors, tu prends quoi ? Tiens, je prendrais bien un peu de viande (!) qu'elle me dit... Soit. Ah oui, mais pas de lapin (en hommage à Tintin, que sa grand-mère a fait en civet...), ah, non, pas d'agneau (elle qui croyait dur comme fer jusqu'à 22 ans quel'agneau était l'enfant de la brebis), et non, le boeuf, c'est un peu lours (c'est sur que c'est quand même une pièce d'environ 1kg, donc un peu lourd). "Bon, alors, vous avez choisi ? C'est maintenant ou jamais", nous annonce la serveuse,mi rieuse, mi-énervée, au bout de la troisième visite... Moi j'ai pris sobrement une raclette, et péniblement, Julie à répondu "moi pareil". Et pour le vin, la carte était dans les mains de Madame, mais visiblement elle avait des problèmes de lecture, donc elle m'a laissé le choix de l'alcool qui devait accompagner notre raclette. Voici la raclette en question :

Non non, ce n'est pas une raclette pour une tablée de personnes affamées, mais bien une demi-meule pour deux personnes ! Oui, une demi-meule, ce qui doit bien nous faire cinq kilos. Cette quantité aurait servi à elle seul à faire vivre un village entier de bosniaques, mais bon, on savait à quoi s'en tenir, et on avit fait régime sec pendant deux jours. Nos estomacs étaient prêts. Chouette bouffe en perspective.
Oui, mais non... Déjà, Julie râlait parce que les accompagnements n'arrivaient pas assez vite. Elle a donc commencé à manger la premièer petite assiette de raclette sans rien. Quand les accompagnements sont arrivés, j'ai donné un coup de coude dans les cornichons et choux fleurs, qui sont allés voler dans la salle.
Mais bon, repas normal pendant, montre en main, 13 minutes. Au bout de ce laps de temps, et après avoir ingurgité, petite bouchée par petite bouchée, 35 grammes maximum de raclette, Julie a décidé que "beurk, j'en peux plus...". "tu comprends, je me sens grosse" (je rappelle, à toute fin utile, que julie pèse environ 29 kilos), "regarde, j'ai des gros bras". Moui moui, bien sûr, et la marmotte elle met le chocolat dans du papier d'alu... On dirait les bras de Kate Moss, ai-je dit. Elle m'a rétorqué, avec une violence extraordinaire, "non, on dirait les cuisses de Kate". Ne désirant pas en finir là, j'ai aussitôt convoqué les renforts, en la personne de la serveuse : "dites-donc, madame, trouvez-vous que mon amie a de gros bras ?". Et là, yeux exhorbités comme si je lui avais dit que j'était le sosie de Davis Beckham. "Ne dites pas n'importe quoi, déjà que moi j'ai des complexes à ce niveau là..." nous répond-elle. Et Julie de dire "moi aussi, j'ai du faire une thérapie pour renoncer à la Burka (habit traditionnel du Pakistan qui couvre tout le corps des femmes) et porter des manches courtes.
Le surréalisme total ! Et on avait rien mangé. Du coup, elle débranche l'appareil et décrète l'arrêt du repas. Ah ! Voui, d'accord, et pour la demi-meule, tu demande un doggi bag ? Même cinéma pour le dessert, Madame a pris une demi-boule de vanille... Heureusement, elle a bu et re-bu. Mais j'avais honte, tellement honte !
En sortant, vu qu'elle boudait un peu son homme, qui avait opposé un niet catégorique à l'idée de venir déguster du fromage avec nous, nous sommes allés boire une verre. On est d'abord allés aux aviats, un bar d'ambiance, où, justement, il y avait tellement d'ambiance qu'on ne pouvait pas faire un pas sans écraser quelqu'un. je proposais donc d'aller en face, à l'alchimiste, autre bar, sympa, mais moins bruyant. En sortant, Julie s'est faite agresser par un fille toute ridée qui lui a dit "mais vous pourriez faire attention, mais vous n'êtes pas chez vous, etc.".
Enfin, nous sommes arrivés à l'alchimiste, et nous avon bu. J'ai proposé de nous contenter d'un coktail sans alcool (on avait quand même descendu une bouteille de gaillac vendanges tardives au resto). Regard empreint de surprise et de dédain, du style "oh la pauv' bête, il ne faut pas la laisser comme ça, viens Marcel, donne-lui un coup de fusil". Et là, j'ai compris que j'avais fait une erreur tactique : donc repli, et proposition d'alcool. Moi j'ai pris un antidote de je ne sais plus quoi, et Julie a bu les noisettes du troll (c'est le nom de la substance...).
Je l'ai ramenée chez elle, et on a discuté jusqu'à deux heures moins le quart dans le patio de sa résidence... Finalement, bonne soirée, la dernière malheureusement, j'en ai peur, parce que ce soir, Julie va gagner au loto la somme de 113.000.000 €, et, à ce moment, elle m'a promis que je cesserais d'exister pour elle. Dommage, parce que je me suis vachement amusé. vivement la prochaine soirée...
