Mercredi 1er novembre 2006
Bonne fête à tout le monde ! Puisque c’est la toussaint, c’est la fête de tous les saints, bref…
Ce matin, je me suis rendu compte que la journée allait être pénible, parce que quand je me suis réveillé ce matin, à sept heures (moi qui voulait faire une grasse mat’…), j’avais des fourmis dans mon bras, qui traînait, tout engourdi et à moitie bleu. Chouette, me suis-je dit, le reste de mon corps a tenté d’étrangler mon bras !
Mais je sais aussi (et Antoine peut en attester) que je ne suis dans un état acceptable qu’après trois cafés bien dosés, c’est à dire lorsque j’ai arrêté de voir trouble… Et là, petit coup de déprime hivernale (il paraît que la changement d’heure entraîne des dépressions hivernales à cause du manque brutal de soleil, mais bon, passons.), je me suis dit : beurk, une journée entière à ne rien faire. Je partirais bien en vacances. Oui, mais le problème des amoureux du shopping comme moi, c’est qu’ils s’aperçoivent un jour ou l’autre qu’ils n’ont pas assez d’argent pour partir en vacances. En tout cas, si j’avais une petite marge (avant d’atteindre la limite à partir de laquelle je dors sous un pont), pas assez d’argent pour partir à la Barbade, et toute autre destination me serait insupportable. Vu l’état de mes comptes, j’aurais droit à un vol charter, et une petite chambre à l’arrière d’un hôtel minable, juste au dessus de la cuisine, avec une chasse d’eau qui fuit et un balcon pourri. Donc, je reste ici et j’attends la mort !
J’ai fait un peu de surf sur ce monde magique qu’est internet, puis j’ai péniblement pris une douche, mais rien à faire, je m’ennuie toujours les jours fériés. Alors je me suis dégourdi les doigts sur la télécommande et j’ai zappé jusqu’au dégoût.
Ce n’est pas ma vie ! Je devrais avoir droit à mieux, me hurlait mon inconscient. Alors je lui ai dit de la fermer, et que s’il était moins difficile, j’aurais quelqu’un dans ma vie !
Ceux qui me connaissent savent très bien pourquoi je me suis ennuyé toute la journée : il y a une ville, juste à coté de moi, qui dormait toute la journée. Pas de caisse enregistreuse, pas de costume Calvin Klein, Cerutti ou Armani, pas de cocktail vodka-fraise avec une ombrelle pour faire joli me suppliant de l’avaler goulûment. C’est ça qui est insupportable : un tout petit achat chez Burberry suffirait à me changer la vie ! Et j’ai très clairement entendu des chaussures Gucci crier « Tapadamitanpi, Tapadamitanpi, Tapadamitanpi ! ».
C’est ça qui m’a brisé le cœur ! Heureusement, Mayah (http://blog.ifrance.com/mayah) m’a réveillé en me disant : « t’es en train de louper l’émission sur Sheila ! ». Et quelle émission. Et la coupe de cheveux de la mort qui tue… Merci Mayah.
Bonne soirée les chtis !
