Jeudi 2 novembre 2006
Brrr, vive le vent, vive le vent, vive le vent d’hiver… Quel froid en Alsace ce matin. J’ai essayé de regarder la température dehors, mais un iceberg s’était formé entre ma fenêtre et le thermomètre du Crédit Mutuel… Alors je me suis habillé chaudement (deux pantalons, quatre pulls, six paires de chaussettes, etc.) et suis sorti, voir par moi-même et chercher le pain. Au passage, j’ai dit bonjour aux manchots empereurs qui ont élu domicile devant chez moi. Ils ont fait un très bel igloo, c’est très esthétique. Je n’avais pas eu aussi froid depuis l’hiver 1954, c’est tout dire (oui, il m’arrive de me prendre pour l’Abbé Pierre, mais bon, c’est normal, c’est le froid…). Quand je suis rentré chez moi, je sentais mes doigts tous durs, et mon nez tout rouge et coulant. Beurkhhh.
Aujourd’hui, c’est la journée mensuelle de ma crise de paranoïa aigue. Toute interpellation verbale, tout SMS, tout regard, un souffle, voire même rien, tout est prétexte pour moi à interprétation négative de ma part. Exemple : lorsque je suis allé boire mon petit chocolat chaud (oui, ben c’est l’hiver, il me fallait un chocolat chaud…) au café de l’opéra, il y avait un jeune homme en train de loucher quelque peu sur moi. Je me suis demandé si j’avais une trace de chocolat sur mon pull, ou une moustache, enfin bref… Mais non. C’est alors que c’est arrivé : ma crise de delirium tremens ! Parfois, et ce fut exactement le cas tout à l’heure, j’ai l’impression de je ne suis qu’une paire de cuisses géantes qui gonflent, gonflent, gonflent. Lors de ces phase de gonflement, si un être humain a le malheur de me regarder l’espace d’une nanoseconde, de me convaincs immédiatement que mes cuisses vont exploser à cause de la cellulite, et que mon gros ventre se ballonne et que deux secondes de plus dans cet endroit et je vais exploser. Alors j’ai avalé mon chocolat chaud d’une traite, j’ai payé au serveur (Arnaud, ahhhhhh, Arnaud) et je suis parti sans avoir pris le temps de me couvrir de toutes mes couches de vêtements. Je suis rentré chez moi et ai fini la journée devant la télé à regarder un documentaire sur les camps de concentration. Du coup, je suis en pleine dépression, mais ça va passer avec l’été…
Bonne soirée !!!
