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Publié le 11/06/2007 à 17:08
Par titoutipoemes
Bateau s'enfonce dans la nuit Destination inconnue Le cap sur l'étoile qui brille Là bas, où tout devient confu Si la boussole ne s'affole pas, Je reviendrai vers toi Isa Je sais que tu vas me manquer Le temps me semble déjà long Comme tu n'es pas à mes coté J'ai peur de perdre la raison Si la boussole ne s'affole pas Je reviendrai vers toi Isa Seul, dans cet univers hostile Comme dans mes rêves, je pense à toi Sans toi, elle n'est rien du tout ma vie J'entends encore ton coeur qui bat Si la boussole ne s'affole pas Je reviendrai vers toi Isa La mer qui ondule sans cesse Ressemble à tes longs cheveux Si Amphytrite est sa déesse De toi, je suis amoureux Si la boussole ne s'affole pas Je reviendrai vers toi Isa J"affronterai toutes les tempêtes Le cap sur l'étoile là bas Je ferai le tour de la planète Et cette étoile ce sera toi Si la boussole ne s'affole pas Je reviendrai vers toi Isa... 
Publié le 10/06/2007 à 22:44
Par titoutipoemes
Entre le quai commandant Réveille et Saint Etienne Les mouettes survolent l'Hérault dans leur ciel d'amour Nous attendons patiemment que les joutes Languedociennes Arrivent aux sons des trompettes et roulements de tambours
Nous tendons l'oreille, curieux, avides d'émotions Sous les platanes freinant la chaude lumière Le cul posé sur des chaises dignes d'accordéons Appréciant sur nos joues, une tramontane éphémère
Les voilà ! S'écrit quelqu'un: ils sont là ! ils arrivent ! Par dessous l'arche du pont, nous pouvons les aprecevoir Arborant lances, pavois et blanches chemises Le son du canon salue bien fort ces gaillards
C'est mon ami Louifi qui surchauffe nos coeur Par trois fois ses adversaires ont dû cabusser "Il est bon ce petit": dit un observateur connaisseur A terre ses copains languissent d'embarquer
Le speaker s'époumone tant dans son micro Soutenu par le fort volume de la clique Percevant péniblement la moitié de ses mots Grosse caisse, saxophones, trombones à coulisses,
Barque bleue, barque rouge aux erres puissantes Poussées par des rameurs disciplinés et réguliers Se croisent jusqu'à l'heurt des pavois et des lances Voltiges de copeaux tout de peinture bariolés
Les mouettes virevoltent au dessus de nos places Pas très bien imitées par ces pauvres vaincus Qui, lourdement, papillonnent de la tintaine à la surface Rendre visite aux poissons est hélas leur seule issue.

Publié le 10/06/2007 à 15:29
Par titoutipoemes
L'endroit ne payait pas de mine, les passants ne s'y attardaient pas Mon gros cartable sur l'échine, un jour que je passais par là Entre l'école de Gonzague et le fond de la rue Gohin Cherche midi pour faire des blagues avec ma bande de copains
Au travers des carreaux bulleux de l'horlogerie du quartier En collant mon nez sur l'un d'eux, j'ai aperçu une poupée Alors, de grands gestes j'ai fait; tans pis si j'était ridicule ! Même son nounours a pouffé, faut pas en faire une pendule
Je n'osais pousser la porte, pas de réveil à réparer Pas de question d'aucune sorte, toutes mes poches étaient trouées J'aurai voulu avoir une idée de génie: Que va t'on faire chez l'horloger ? Demander l'heure ou bien sa fille, sa montre m'aurait'il donné ?
Voilà qu'onze heures sonnait aux cloches de Saint Sever, de Saint André J'avais tous les saints dans ma poche, papa l'envoya chez le boucher Alors, l'abordant au passage, elle me confia son prénom, son école et bien d'avantages De l'occasion, je fus le larron.
Force de se voir en cachette, loin des grenouilles de bénitiers Nous brûlions nos amourettes au pied d'un vieux frène isolé Nous passions des heures tendres, des instants sucrés de la vie Mais j'avais encore à apprendre sur les femmes et tutti quanti !
Un beau jour, Eros, me tendit un leurre, son rendez vous, je l'ai manqué ! La belle qui savait lire l'heure ne me l'a jamais pardonné.
Publié le 10/06/2007 à 15:06
Par titoutipoemes
Tous les nuages qui repassent semblent des miroirs sur ma vie Quand je marche la tête basse sur la plage l'après midi Leurs ombres me rappèlent hélas! Que le temps passe,que tout s'enfuit Seuls, les coquillages s'amassent.
L'automne pousse avec l'autan, stratus, nimbus et feuilles mortes Ce qui me fait dire qu'enfant, ça m'amusait en quelque sorte D'aller courir aux quatre vents, l'amie, l'amour, émotions fortes Désillusions et sentiments
Les jonquilles sortent de terre quand fondent les sirius tout blancs Finissent les longs mois d'hiver, tous ces déluges d'ouragans Pendant ce temps, je laisse faire, passent les neiges et mes printemps L'eau s'éclaircit dans la rivière
L'azur, soudain, devient torride, l'ami soleil, tu te souviens? Venaient dorer bautés candides qui tendrement prenaient ma main Premiers amours doux et timides, des rencontres sans lendemain Inoubliables océanides
Ma tête était dans les nuages, vous, nues sur moi, je le confirme Certainement pas toutes sages, généreuses, ça, je l'affirme Dans mon coeur restent les images de longs cheveux, parfums intimes Vos seins capturés au passage
Parfois, je voudrai m'enivrer, boire sans nulle retenue Tous ces nuages pour retrouver ces instants frivoles perdus Au grand jamais, je n'oublierai nos moments d'amour imprévus Jusqu'à plus soif, je vous aimais...

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