Slans !
Surdéveloppés, intellectuellement et physiquement, ils sont capables de télépathie et d'hypnose. Ils sont pacifiques !... Petit retour en arrière… La plupart des écrivains de science-fiction sont immortels. Alfred Elton Van Vogt, décédé en l'an 2000 à 87 ans, est un des derniers grands maîtres de l'âge d'or de la SF anglo-saxonne. Le voilà qui disparaît pour toujours, laissant son premier roman orphelin, A la Poursuite des Slans, écrit en 1940,
Cette perler noire parle de "l'Autre", l'étranger, le différent. Celui qui possède la difformité physique. Une abomination pour ses contemporains. L’autre le bouc émissaire. « A la poursuite… » traite aussi de l'intolérance, de l’eugénisme, de l’état totalitaire, de la condition sociale, du fascisme, de la lutte des classes et les rouages du pouvoir et des abus associés, de la persécution, terrible, menée depuis les bureaux de quelques sièges de la dictature.
Règne de la loi et la vindicte populaire, ne laissant que peu de chances de survie à l’Autre, celui qui n’appartient pas à la Caste, celui qui n’est pas ou plus reconnu. Celui qui ne sait lire les Codes de la société… Pourtant, les derniers Slans s’accrochent encore. Et parmi eux : Jimmy Cross… Contexte sociologique et politique mêlant l'individu et l'état totalitaire. L’auteur dessine à grands traits le symbole d’une société dont chaque individu serait en phase avec son voisin, gommant ainsi le nécessité d'un état. Van Vogt envisage une société idéale de type communiste sans état.
.







