Ce soir du jeudi 7 février 2008, la brillante équipe nationale de Côte d'Ivoire vient de subir une racclée en demi-finale de la coupe d'Afrique des Nations : 4 buts à 1 face à l'Egypte. Je viens d'éteindre ma télé, la mort dans l'âme. Inexplicable et inattendu, ce qui vient de se produire. la meilleure équipe du tournoi vient de sortir. Les Egyptiens ont certes mérité d'aller en finale face au Cameroun mais la défaite des éléphants me laisse pantois. L'équipe a vu la mobilisation totale du peuple qui a massivement effectué le déplacement du Ghana. Après toutes ces années de déchirement, le pays méritait bien ces moments de joie. Une équipe aux talents individuels et collectifs extraordinaires. Elle faisait l'unanimité des observateurs les plus avertis. Mais Dieu en a décidé autrement. Oui Dieu, parcequ'en Côte d'Ivoire, la foi en Dieu tient une place prépondérante. Et dans ce pays, l'on sait que les voies de Dieu sont insondables. Malgré l'immense talent des joueurs ivoiriens, les buts egyptiens leur semblaient désespérément fermés quand au contraire ils perdaient leur gardien titulaire. le sort semblait s'acharner ce soir. Mais pourquoi! On pourait épiloguer sur les raisons de cette cuisante défaite mais je voudrais m'en tenir au fait qu'au terme des 90 mn du match, les pharaons d'Egypte sont restés les maîtres du jeu. Ils ont attaqué dès l'entame du match et n'ont jamais concédé la moindre bataille dans tous les compartiments du jeu. Avec courage et détermination ils sont allés à l'attaque des redoutables ivoiriens. Leurs efforts ont payé, et ce soir ils sont les meilleurs. Bravo. Le plus dur pour les ivoiriens est à venir. C'est déjà de dire que notre tour viendra car le monde entier a dit avec nous: cette année la coupe est pour les éléphants de Côte d'Ivoire car ils sont les meilleurs. Plutard on dira: la coupe, il fallait la prendre quand on était les meilleurs. Ce n'est pas quand on ne l'est plus qu'on peut espérer la prendre! Meilleure attaque, meilleure défense : 13 buts marqués et 1 seul encaissé en quatre matchs. Tout ça pour s'éffondrer en demi-finale sur le score fleuve de 4 buts à 1. Un désastre humilant pour une nation qui tente de relever la tête après cinq années de guerre. Courage mes frères, c'est sans doute une leçon de chose. Nous avons pensé que le plus dur était fait et que notre triomphe était inéluctable. Nous n'avons pas vendu chère la peau de nos adversaires. Sûr de notre génie, nous les avons pris à la légère quand eux nous ont pris au sérieux. Résultat: ils nous ont coiffé au poteau. Par analogie, je voudrais recommander la grande prudence dans la conduite du processus de sortie de crise. Ni mépriser, ni sous estimer l'adversaire, ni triomphalisme mais agir avec circonspection jusqu'au retour définitif de la paix en Côte d'Ivoire. Je salue les ivoiriens et je dis bravo à nos éléphants footballeurs qui nous ont malgré tout procuré tant de plaisir et de bonheur en nous faisant rêver. C'est dur mais souvenons nous! "Découragement n'est pas ivoirien!". Dieu bénisse la Côte d'Ivoire.







