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Les aventures d'une vie peuvent se résumer par des mots, mais il n'existe pas assez de mots pour en exprimer les sentiments et les passions (Rusbee Legueleck).
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Publié le 15/03/2008
Par Rusbee

Ce midi-là, à l'apéro, la discussion portait sur les manuscrits que j'avais déjà envoyé à des maisons d'éditions et le nombre phénoménal de réponses négatives qui avait suivi...Ce bon Jean-Luc s'inquiétait pour moi, croyant sans doute que j'allais déprimer.  Mais je m'étais déjà fait une petite idée de la manière dont cela se passait dans la "Jungle littéraire".  C'est alors qu'il eut l'idée de considérer mes envois pièce par pièce.  Il y avait deux manuscrits de romans, un recueil de nouvelles et une longue nouvelle.

Tous avaient été refusés !



Une étrange lueur brilla dans ses yeux...Il me proposa de compresser les écrits déjà envoyés, me disant que c'était peut-être le volume des manuscrits qui rebutait les éditeurs.  Je n'en étais pas convaincu...Il réfléchit encore quelques instants,
puis me proposa une solution pour le moins bizarre.

" - Ta longue nouvelle, elle ferait au moins 70 pages si tu la transformais en petit roman de vacances ?

- Je ne comprends pas ?

- C'est pourtant simple !  Tu la structures en chapitre, tu écris une préface, un épilogue...et tu t'arrranges pour que sa lecture ne dure pas plus de deux heures afin que les lecteurs puissent la lire dans un bus, sur la plage, le long d'une piscine...

- Sans avoir à se creuser les méninges.  Un bouquin pour passer le temps...

- C'est ça !  Et dans la foulée, tu le proposes comme tel aux mêmes éditeurs.

- C'est une idée ! "

Aussitôt dit, aussitôt écris...Je repris la nouvelle "L'estacade" et j'en fis non-pas un roman, mais en tous cas "un essai".  Et le texte qui avait été REFUSÉ (même pas à compte d'auteur) fut accepté par 5 maisons d'éditions...mais "à titre participatif", soi-disant qu'il fallait payer une participation à la création d'une maquette...Ce qui est une vaste connerie, c'est un "autre moyen" d'annoncer
"à compte d'auteur".

Dans la version précédente, les mêmes éditeurs n'avaient même pas proposé cette possibilité.

J'ai choisi l'éditeur qui se trouvait à Nantes, c'était le plus proche de Noirmoutier (pourquoi pas ?).

 Yeah !  CLIC !
Cliquez sur les photos, vous découvrirez le Site de L'Île de Noirmoutier !!!


C'est ainsi que naquit "L'estacade" !  S'il ne fut pas un grande réussite littéraire, il m'a au moins donné la possibilité de mieux comprendre comment les éditeurs fonctionnaient, de m'intéresser à l'informatique, d'acquérir un ordinateur, de recommencer à écrire, de me faire connaître...
et de me jurer que je ne paierai plus jamais pour me faire publier!!!

Car c'est inconcevable de payer pour se faire éditer
.  En effet, avec les nouveaux systèmes numériques, la réalisation d'un livre ne coûte pratiquement plus rien.  Vu le prix qu'ils demandent pour publier "à compte d'auteur", c'est un véritable vol déguisé. 

Dans ce cas de figure
, ce ne sont plus des éditeurs, mais plutôt des imprimeurs.
D'ailleurs, ils ne sont pas repris sur la liste offficielle des éditeurs en France.

LE VOICI, L'ex- ROMAN "L'ESTACADE"

 Voilà la "bête"...Clic sur la photo pour la critique de Jeudinoir.

Il a été publié pendant 24 mois.  Il s'est trouvé sur des librairies en ligne (Fnac, Amazon, Alapage, Chapitre, Ellypse...), mais très difficile à placer en librairies classiques et ne bénéficiant d'aucune (ou presque) assistance commerciale.  D'ailleurs on ne peut pas attendre ça de la part d'un "petit éditeur".

L'aventure est terminée pour ce petit roman ?  Et non, ce sacré Jean-Luc a encore eu une idée...

Prochain article : la petite histoire de "L'estacade".
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