Malgré les avancées notables de la Science dans tous les domaines, la Médecine Moderne reste encore pour beaucoup de patients, inadaptée car plus compliquée, plus onéreuse et donc loin de satisfaire une demande en soins de plus en plus accrue, en dépit de toute sa technicité.
Ce paradoxe est le fait d’une approche très fragmentaire de la maladie et d’une absence de prise en compte véritable des patients dans toute leur globalité (corps et esprit), comme le préconisent les médecines parallèles (28) – que je ne cautionne pas du reste, du fait de leur manque de transparence (10) (1) (25) (26).
Cette situation est à l’origine d’une médecine à deux vitesses excluant pratiquement les couches les plus défavorisées de la population.
Elle grève lourdement les maigres budgets des pays pauvres et n’épargne pas non plus les systèmes de sécurité sociale des pays riches dont les déficits atteignent, à l’heure actuelle, des niveaux intolérables.
Le mal est donc là et impose d’importantes réformes qui risquent d’être sans effets si la Médecine Moderne même n’est pas repensée (1) (25) (27).
Je persiste à croire, comme beaucoup de confrères, que la Science fait fausse route. Les chercheurs ont brûlé des étapes importantes. Ils ont négligé l’étape philosophique de la recherche qui est le temps primordial (25) (44). En effet, toute recherche doit partir de considérations ethno-psycho-socio-anthropologiques pour s’orienter au mieux (26) ; sinon, c’est la tourmente, la névrose (27) qui, du fait du foisonnement des idées qu’elle génère, peut-être à l’origine de découvertes, mais le plus souvent non essentielles, parfois inutiles voire saugrenues, constituant une perte de temps et d’argent considérable (26).
L’étape philosophique ne saurait faire l’impasse sur la religion, quand on sait que les Textes Sacrés prétendent tous être guide et éclaircissement pour toutes choses (18). Autant donc de défis que les chercheurs doivent relever – Une exigence scientifique ! N’est-ce pas ? (25) (26).
La « Médecine pour demain » que nous avons la prétention de proposer, tire ses principes fondamentaux de la religion, précisément de l’Islam qui n’est que le parachèvement du Judéo-Christianisme (22) (27).
Il s’agit en fait de réactiverla Médecine Moderne par l’introduction nécessaire de la dimension spirituelle de façon consensuelle, transparente, avec donc la caution de la communauté scientifique internationale. Elle ne saurait donc déroger à une telle démarche qui a toujours fait sa force (25) (26).
Rien que la prise en compte de la dimension spirituelle dans l’analyse des données épidémiologiques devrait nous permettre de faire des avancées notables dans cette nouvelle conception de la Médecine (25).
La religion ou plutôt la spiritualité conditionne toute notre condition humaine, et en particulier, notre aptitude à surmonter les épreuves (agressions physiques ou psychologiques) (24) (13) (27).
Oui, Dieu a sa place dans la Science. Il est d’ailleurs inconcevable de nier son existence, si on considère l’homme dans tous ses aspects, tant anatomique, physiologique, biochimique que psychologique. On ne peut alors s’empêcher d’y contempler sa sophistication et de n’y voir que des Signes divins, confirmant ainsi, la véracité des Textes Sacrés (11) (26) (42) (43).
Dans la perspective islamique, Dieu a créé l’homme dans sa forme la plus parfaite (sainteté), puis l’a rabaissé à son plus bas niveau (âme animale) avec toutes les tares possibles et imaginables (3). Cet homme à l’état de pure nature, instable mentalement, pressé, insouciant, passionné, avide de plaisirs, est forcément un sujet à risque, un véritable prédateur pour lui-même et pour tout son environnement. Cet homme handicapé qui s’ignore et qui est sur une trajectoire d’autodestruction n’a de salut que dans la foi en Dieu et dans l’accomplissement des bonnes œuvres, pour retrouver étape par étape sa perfection initiale, son état angélique, au prix d’une lutte âpre contre sa nature (3) (26). Un véritable « Djihad » !
Ainsi, l’accès à la perfection ou à la « bienfaisance »(23) ne peut se faire que dans la contrariété, dans la soumission à la volonté de Dieu (26) – N’a-t-Il pas créé l’homme que pour l’éprouver ? Oui, point de religion sans épreuve ! N’est-ce pas ? (24) (26) (27).
L’homme est à la fois corps et âme. Dans cette perspective, la dimension spirituelle est de loin la plus importante ; et en vérité, c’est elle qui conditionne le pronostic et l’évolution de toutes les affections – Dieu ne délivre t’Il pas presque toujours les « bienfaisants » de l’affliction ? (23) (27) (26).
La « bienfaisance » (« Ihsaan ») est une station spirituelle élevée qui permet le plus souvent de sortir même de certaines situations désespérées (SIDA, cancers entre autres). Pourquoi pas ? (26) (27)
Voilà donc un axe de recherche très prometteur. Voilà une perspective qui permettra peut-être de faire des avancées notables en thérapeutique et contribuer ainsi à une amélioration de la santé dans le monde entier (25) (26) – C’est un défi biblique et coranique. Excitant ! N’est-ce pas ? (9) (13) (22).
En vérité, un sens est fixé pour l’homme par l’Eternel – Dieu le Créateur Suprême : c’est la « voie ascendante » où s’engage celui qui purifie son âme (14) (2) (8). Quant à celui qui corrompt son âme, il s’engage dans la « voie descendante » et se place donc sur une trajectoire d’autodestruction (14) (7) (26).
Ainsi, tout dysfonctionnement de l’organisme peut être considéré comme la conséquence d’un déraillement, d’une perte de sens, d’une tourmente et donc d’une névrose (27). Dès lors, il suffit de se repositionner à temps, de reprendre donc le bon sens pour corriger le trouble psychique ou psychosomatique avant qu’il ne soit fixé (irréversible) – c’est dire, au passage, toute l’importance de la prière (2) (8) (7), du rappel du Nom de Dieu et en particulier de l’appel de la bénédiction de Dieu sur le Prophète (PSL) (« salâtou alâ nabi ») (15), une véritable méditation transcendantale, qui pourrait même permettre de sortir de certaines situations de désolation (15) (9).
Dans la perspective islamique, tout ce qui est sur terre et dans les cieux célèbre les louanges de Dieu. Oui, toute chose a une âme et est en phase avec son Créateur (16). Seul l’homme est capable de rompre cette harmonie de l’univers par son libertinage. En effet, s’il se comporte comme il se doit, il est en phase avec son Créateur et avec tout son environnement ; tout est clément à son égard, et donc pratiquement rien ne l’agresse. En revanche, si l’homme est incrédule ; il n’est plus en phase avec son Créateur et non plus avec tout son environnement ; tout lui devient hostile, tout l’agresse ; et en réagissant de façon disproportionnée ou aberrante, il se crée toutes sortes de dysfonctionnements (allergies et autres affections auto-immunes) (14) (17) (26).
Ainsi, la hausse des phénomènes allergiques est un indice fiable d’incrédulité dans une société donnée, de même que l’indice des suicides et des maladies auto-immunes (suicide « biologique ») ; elles sont toujours concomitantes de désordres environnementaux et de catastrophes naturelles (12).
Pour résumer, nous sommes tous sur une trajectoire d’autodestruction du fait de notre avidité pour les plaisirs et de nos passions (14) (26). L’incrédulité est, en vérité, le facteur de risque le plus déterminant pour la quasi-totalité des affections. Elle est à l’origine de la plupart des troubles psychiatriques (stress, anxiété, névrose, dépression, manie, schizophrénie, Alzheimer etc.) (2) (27). Ces derniers peuvent évoluer vers une affection auto-immune, par le biais de la somatisation (26). Oui, l’auto-immunité, qui aboutit généralement à la dégénérescence et à l’accélération des phénomènes de vieillissement, est toujours en cause d’une manière ou d’une autre. Il s’agit en fait toujours de la rupture d’un équilibre savant en réaction à une agression psychique, mécanique, infectieuse, immunologique ou médicamenteuse (29) (32) (40) (33) (34) (35) (36) (37) (38) (39).
Ainsi, dans la nouvelle « médecine moderne pour demain », asthme, arthrose, diabète, sclérose en plaques, Parkinson, SIDA, cancers, maladie cardiovasculaire, etc. : même combat ! (29) (30) (31) (32) (33) (40).
Il faut donc à tout prix inverser cette tendance à l’autodestruction, se prémunir contre le stress par la « méditation transcendantale » (2) (15). Ainsi, l’avenir de l’homme est dans la spiritualité et non dans les greffes d’organes humains ou d’animaux transgéniques (porc), comme le préconisent certains auteurs (29) (41).
L’ « apaisement » qui est l’anxiolyse véritable et durable, constitue une véritable carapace contre le stress, et ne peut être conquis que dans la voie de la perfection (sainteté) – sous la direction d’un guide éclairé (2) (3) (15) (4).
Ainsi, chaque malade doit se mobiliser au plan spirituel pour mettre toutes les chances de son côté – c’est la foi qui guérit ! N’est-ce pas ? (13) (9) (25) (26) (27).
Les guérisons miraculeuses rapportées dans les Textes Sacrés (19) (20) confirment et renforcent nos convictions qu’il n’y a pas de maladies « incurables ». Elles constituent donc des axes de recherche. En effet, les mêmes résultats peuvent être obtenus en passant par des voies naturelles, des voies « humaines », utilisant donc des méthodes thérapeutiques validées par la communauté scientifique (antibiotiques, antipaludéens, antimycosiques analgésiques, chirurgie etc.) – Telle est la coutume de Dieu (21).
Ainsi, la « Médecine pour demain » restera moderne, mais sera plus humaine, plus globale, car de plus en plus spirituelle (35) (25) (26) (27) (44) (42) (44).
Il s’agit en fait de réactiver
Ainsi, l’accès à la perfection ou à la « bienfaisance »(23) ne peut se faire que dans la contrariété, dans la soumission à la volonté de Dieu (26) – N’a-t-Il pas créé l’homme que pour l’éprouver ? Oui, point de religion sans épreuve ! N’est-ce pas ? (24) (26) (27).
Docteur Mouhamadou Bamba NDIAYE
Interne des Hôpitaux de Dakar
Pédiatre à Thiès
Recteur de l’Université Virtuelle « La Sagesse » de la Fondation Serigne Babacar SY Ihsaan – Bienfaisance (Thiès), antenne de la Fondation Serigne Madior CISSE Ihsaan – Bienfaisance (Saint-Louis)
(1) 29. L’Araignée : 41-44 ; 16. Les Abeilles : 68-69 ; 2.
(18) 16. Les Abeilles : 89 ; 6. Les Troupeaux : 154-155.
(26) Dr Bamba NDIAYE. SIDA : une nouvelle approche ethno-psycho-socio-anthropologique. Ihsaan – Plus, Août 2003.
(27) Dr Bamba NDIAYE. Une nouvelle approche psychothérapique ou psychanalytique dans le traitement de la névrose – signe des temps. (28) Dr Pierre VIAUD. L’Ayur-véda maharishi : une panacée qui nous vient de l’Inde. Médecine Digest, 1989.
(29) Interview du Pr Jean François BACH. « Le singe est l’avenir de l’homme ». Médecine Digest, Vol XVII, No10, octobre 1996.
(30)Du côté de l’arthrose. Médecine Digest, Vol XXII, No9, octobre 1996.
(31) Arthrose : une nouvelle approche. Editorial Médecine Digest, Vol XXIV, No1, janvier 1998.
(32) Traitement de l’arthrose : les caractéristiques intéressantes du Piroxicam. Médecine Digest, Vol XIII, No1, janvier 1987.
(33) Vincent BARGOIN. Sclérose en plaques : la responsabilité des lymphocytes est prouvée chez l’homme. Médecine Digest, Vol XVII, No12, Décembre 1991.
(34) Femme et Cancer. Editorial Médecine Digest, Vol XXIII, No10, novembre 1997.
(35) Francis CAJFINGER. Les nouvelles stratégies anti-cancéreuses. Médecine Digest, Vol XXIV, No1, Janvier 1998.
(36) Dr Michel PLOIN. La douleur en cancérologie. Médecine Digest 1996.
(37) Entretien avec le PR Luc MONTAGNIER ( recueilli par le DR Yves Marie KERVRAN et le DR Pierre VIAUD). Kaposi : un agent différent du VIH. Médecine Digest, Vol XVII, No10, octobre 1991. (38) François DENIAUD L’Anti-IL6 contre les lymphocytes du SIDA. Médecine Digest, Vol XIX, No2, février 1993.
(39) KADUNCE DP et Coll. « cigarette smoking : risk factor for premature facial wrinkling” Ann. Intern. Med. 1991; 114: 840-844. (Rides: peau à tabac) Rapporté par Médecine Digest, Vol XVII, No12, décembre 1991.
(40) Laurent SILBERT. Diabète : le virus Coxsackie B fortement accusé. Médecine Digest, Vol XVII, No10, Octobre 1991.
(41) L’avenir de l’homme est-il dans les greffes ? Editorial Objectif Médical No150, Mars.
(42) L’Esprit humain. Colloque organisé par le Conseil Pontifical pour la pastorale des Services de Santé du Vatican, avec la participation des sommités mondiales dans tous les domaines. Dolentium Hominum, Revue du Conseil Pontifical, No16, 1991.
(43) Colloque organisé en 1989 sur le SIDA par le Conseil Pontifical pour la Pastorale des Services de Santé du Vatican. (cité dans 42).
(44) Le philosophe et l’éthique. Un entretien avec Michel SERRES (Professeur de philosophie – Université Paris I). Propos recueillis par Jean Pierre ALMERAS. Le Concours Médical, No44, Vol. 107, Décembre 1985.
