Publié le 05/11/2006 à 03:49
Par utamaro
Humeur : Ironique
*
Au choc de l'être
bref
un lac est vu
noir, sans fond,
À côté le réel
comme un bûcher dans la vie
où l'on marche en hérésie.
Qui s'y mire s'y voit peu tant il s'y mêle.
Croire à la vie,
sens ouverts dans tous les sens,
sens unique, nu,
l'univers sans envers, sans endroit,
et les miroirs aussi...
*
Publié le 06/10/2006 à 04:12
Par utamaro
Percée.
Ta parole d'eau s'use au lisse des galets. Je respire ses vapeurs de sel et d'iode qui m'éveillent et me font comme un son long et fixe dans la poitrine. Tes yeux d'îles seules percent mes cieux. Je te découvre presqu'aussi nue que ton âge. Tes regards lointains tressent du bleu autour des
nuages.
Ta mémoire te harcèle. Tu m'en livres que des parcelles crues. Je les mange mot à mot et mon temps change d'axe. Dans le lit du champs ouvert, je vois tes lèvres par à l'envers. Je meurs à tout vouloir savoir plus. Tu te joues du mystère qui devient ton évidence-là entre mes bras, fugitive et souffrante. Et moi je reste là, plein et pourtant troué comme ce
rocher.
*
Publié le 01/09/2006 à 02:20
Par utamaro
Humeur : Gaie
Qu'est ce qu'un brin ?
Qu'est ce qu'un oeil ?
Quelle est la question ?
Est ce que la question s'oppose ?
J'ai fait mien ce bleu étrange et étanche,
comme le tout pour le tout ...
sans perdre la partie ...
Et je m'en vais dieu sait quoi, dieu sait où ...
Et que tous les diables de ma folie m'emportent
Les jeux sont faits et je me leurre de bonheur ...
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Publié le 23/08/2006 à 03:01
Par utamaro
Humeur : Ironique
*
Encore une fois ...
Sur les planches du petit théâtre miniature, il y a un cri rouge pointu, des éclisses de gestes qui glissent, des transes, des apparences trompeuses, des transparences heureuses.
Il y a des sens introuvables .
Parfois on se fait crever les yeux.
Parfois on ne doute plus de rien.
L'autre est passé par là . Grimaces, face à face.
Le dos de la cuillère n'y va pas assez.
Le bol se renverse et s'en est trop.
La nappe est parfois mise sans la table.
Et quelques miettes font rêver ...
*
Publié le 23/08/2006 à 02:47
Par utamaro
Peine perdue
Suffit-il d'attendre pour savoir de quelle invention ... ?
Les étoiles passent, natives pour les yeux naïfs
Brillantes pour les cieux profonds d'une seule nuit,
Chétives pour le ciel qui précède les départs.
Suffit-il d'attendre pour prendre le chemin de l'autre route
Celle des étoiles fictives où dans le poudroiment des phosphènes derrière les
paupières
Des cieux éphémères, tout plonge comme une pluie d'ondes.
Dans l'obscur derrière les mots se cachent ces poissons de fond d'un autre âge
Dans une mer de peine perdue ...
*