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Publié le 18/03/2009 à 13:38
Par valleresentouraine
la Banque mondiale en dénonce la montée.La quasi-totalité des pays appartenant au G20 ont pris des mesures protectionnistes depuis leur réunion, à Washington, en novembre. Dans la capitale américaine, les membres du G20 s'étaient engagés à maintenir leurs frontières ouvertes malgré la crise.La Banque mondiale note que 17 des 20 membres de ce forum ont pris des mesures protectionnistes, tout en relevant que ces mesures sont généralement d'une portée limitée. "L'isolationnisme économique peut conduire à un enchaînement négatif d'événements comme nous l'avons vu dans les années 1930, qui a rendu pire une situation déjà mauvaise", commente le président de la Banque mondiale Robert Zoellick.
Selon un responsable de l'institution, l'Afrique du Sud, l'Arabie saoudite et le Japon sont les seuls pays du G20 à ne pas avoir pris de mesures protectionnistes au cours des derniers mois. Au niveau mondial, la Banque mondiale a répertorié 66 mesures susceptibles d'affecter négativement les échanges, dont 47 ont déjà été mises en œuvre. Dans cette étude, l'institution considère l'Union européenne comme un pays. La Banque mondiale y voit un argument de plus pour relancer les négociations engagées sous l'égide de l'Organisation mondiale du commerce.
Elle relève notamment la prolifération des aides en faveur de l'automobile, qui atteignent désormais 48 milliards de dollars en cumulé (37 milliards d'euros), dont 42,7 milliards pour les seuls pays développés (33 milliards d'euros). Elle égratigne aussi l'arrêt des importations chinoises de porc irlandais, l'exclusion des jouets chinois en Inde ou l'augmentation des droits de douane russes sur les voitures d'occasion… Dans un discours tenu à Washington, le ministre allemand de l'économie Karl-Theodor zu Guttenberg a de son côté dénoncé les tendances protectionnistes de l'administration américaine, en critiquant les mesures favorisant les entreprises locales dans son dernier plan de relance.
Le G20 regroupe les pays industrialisés du G7 (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Italie et Japon), les grands pays en développement que sont l'Afrique du Sud, l'Arabie saoudite, l'Argentine, l'Australie, le Brésil, la Chine, la Corée du Sud, l'Inde, l'Indonésie, le Mexique, la Russie et la Turquie, ainsi que l'Union européenne. (source agences de presse)
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Publié le 16/03/2009 à 12:28
Par valleresentouraine
La facture de la dette va bondir à l'horizon 2012 Le collectif budgétaire sera examiné à l'Assemblée nationale à partir de mercredi. Le rapporteur, Gilles Carrez (UMP), s'inquiète de l'augmentation du coût de la dette et estime que le déficit public devrait dépasser 5,6 % de PIB cette année.
Un satisfecit sur la stratégie de court terme mais des craintes sur l'état des finances publiques lors de la sortie de crise. Dans son rapport sur le collectif budgétaire, qui sera examiné à partir de mercredi à l'Assemblée nationale, Gilles Carrez (UMP) salue « l'effort de sincérité » du gouvernement, qui l'a conduit « à réévaluer régulièrement les prévisions de recettes au fur et à mesure de la dégradation de la conjoncture ».
Le rapporteur général du budget approuve « la stratégie de relance, fondée sur l'adoption de mesures non récurrentes », jugée « adéquate car elle permet de stimuler l'activité économique en 2009 sans entamer les capacités de redressement des finances publiques ». Toutefois, il souligne aussi la « nécessité de maintenir la maîtrise de la dépense », et, dans l'immédiat, demande que les ouvertures de crédits pour l'outre-mer, qui doivent être ajoutées par amendement, « soient gagées par des annulations portant sur les autres missions » afin de ne pas détériorer davantage un déficit budgétaire prévu à 103,8 milliards d'euros. L'impact des mesures nouvelles pour les DOM s'établit à 625 millions d'euros (222 millions étaient déjà intégrés dans les prévisions).
Manque à gagner
Il paraît d'autant plus nécessaire de gager ces crédits que le député ne cache pas ses craintes de voir le déficit public dépasser les 5,6 % de PIB (109 milliards) prévus par le gouvernement. Le déficit des régimes sociaux, annoncé à 0,9 % de PIB, devrait plutôt s'établir à 1 %. Même dérapage attendu pour le solde des organismes d'administration centrale parmi lesquels figurent la Caisse d'amortissement de la dette sociale (Cades) et le Fonds de réserve des retraites (FFR). Gilles Carrez estime que la Cades devrait recevoir moins de CRDS et de CSG du fait de la crise. Le FRR pourrait aussi « voir ses revenus chuter » en 2009, car il aura du mal à céder des valeurs mobilières. Enfin, un manque à gagner de l'ordre de 3,6 milliards d'euros pourrait être constaté du côté des collectivités en raison de l'effondrement du rendement des impôts locaux.
Au-delà du déficit, c'est plus encore la hausse de la dette qui inquiète. Certes, la faiblesse des taux d'intérêt et de l'inflation va permettre à l'Etat de maintenir à 43 milliards d'euros le coût de la dette en 2009, en dépit d'un accroissement spectaculaire du volume (6,6 points de PIB), à plus de 1.430 milliards d'euros en fin d'année. « En revanche, il est d'ores et déjà acquis que l'actuel accroissement de la dette obérera durablement les capacités d'action des pouvoirs publics dans les années à venir », écrit Gilles Carrez.
Un véritable boulet
En atteignant 78 % de PIB en 2011-2012, la dette deviendra un véritable boulet : en se basant sur un taux d'intérêt indicatif de 4,4 % (moyenne de 2002 à 2007), à la fin de la législature, la charge de la dette « serait supérieure d'environ 14 milliards d'euros à celle versée en 2007 ». La part des intérêts atteindrait ainsi 53 milliards en 2012, soit 3,4 % de PIB. « Encore cette estimation est-elle fondée sur le maintien de taux d'intérêt à un niveau historiquement bas », insiste le rapporteur, qui ne voit d'autre issue qu'un « resserrement de la contrainte budgétaire à moyen terme ».(source agences)
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Publié le 16/03/2009 à 09:58
Par valleresentouraine
Le chômage partiel n'est pas une assurance antilicenciement mais une mesure politique,
Le gouvernement a fait du chômage partiel sa mesure phare pour lutter contre les licenciements. Son efficacité est contestable, estime le Centre d'études de l'emploi, qui, dans une étude qu'il vient de publier, souligne la « visée principalement politique » de cet « amortisseur social ». « Indéniablement, son premier effet est de retarder d'au maximum six mois (le temps maximal indemnisable) les licenciements économiques. En revanche, les travaux précédemment menés montrent que le risque de chômage reste très élevé pour les salariés concernés », notent les auteurs de l'étude. Selon eux, le chômage partiel peut donc être comme « un moyen de calmer les tensions sociales avant la mise en place réelle de licenciements économiques ou de rassurer les actionnaires ». Puisque le chômage partiel « n'apparaît pas comme un outil efficace de protection de l'emploi lorsque les établissements rencontrent de graves difficultés temporaires », l'étude juge qu'« il n'y a aucune raison de penser qu'étendre la durée d'indemnisation par salarié changerait ce résultat ». En revanche, elle estime « intéressant » sa combinaison avec de la formation professionnelle, que le gouvernement veut développer.
Propos recueillis par Henri KERISIT pour "Vallèresentouraine"- un regard sur l'actualité!
Publié le 14/03/2009 à 11:28
Par valleresentouraine
Crise et licenciements: les grands groupes au banc des accusés en France
La lutte de classes chère aux partis d'extrème-gauche se met au goût du jour dans la crise?Quoi de plus naturel après les divers propos tenus par Nicolas SARKOZY contre les banquiers et les chefs d'entreprise..
Le PDG de Sony France retenu par ses salariés, le directeur d'une usine Continental couvert d'oeufs, Total vilipendé, les suppressions d'emplois en série par de grandes entreprises suscitent en France des réactions de colère de plus en plus violentes.
Venu rencontrer les 311 salariés de l'usine de Pontonx-sur-l'Adour (sud-ouest), le PDG de Sony France, Serge Foucher, a été retenu pendant toute la nuit dans une salle de réunion.
Le patron du groupe japonais n'a été libéré que vendredi en milieu de matinée par des employés en colère qui dénoncent la faiblesse des indemnités de licenciements qu'on leur propose. Le site, qui fabrique des cassettes vidéo, doit être fermé en avril.
Les salariés de l'usine de pneumatiques du groupe allemand Continental à Clairoix, en région parisienne, crient eux à la "trahison" de la direction qui a annoncé mercredi la fermeture du site de 1.120 salariés, alors qu'elle avait signé un accord avec deux syndicats censé pérenniser l'emploi jusqu'en 2012.
Le directeur Louis Forzy, venu s'expliquer devant les salariés jeudi, est reparti au pas de course après avoir été copieusement sifflé et avoir reçu des oeufs.
Des élus locaux ont crié au "cataclysme" dans une région déjà affectée par les restructurations et le parti socialiste (opposition) a dénoncé une "catastrophe économique et sociale".
Nicolas Sarkozy est lui-même monté au créneau jeudi, interpellant la chancelière allemande Angela Merkel à l'occasion du onzième conseil des ministres franco-allemand à Berlin.
"J'ai dit à la chancelière combien nous serons vigilants, un, au respect des procédures, deux, au respect de la parole donnée", a affirmé M. Sarkozy.
S'engageant à voir avec l'entreprise si les promesses été tenues, Mme Merkel a toutefois tenu à souligner "qu'il n'y a pas seulement une usine dans un pays qui ferme, mais que l'Allemagne est aussi touchée", faisant référence au site de Hanovre (nord) qui doit également fermer.
Vendredi, le gouvernement français est revenu à la charge, après avoir mis en garde Continental contre de possibles procédures judiciaires. La ministre de l'Economie Lagarde Christine Lagarde s'est déclarée "choquée" de la tournure des évènements. Elle a affirmé que le gouvernement, "en dialogue depuis plusieurs jours déjà avec Continental" avait "alerté" le groupe sur la gravité de la situation et sur "la nécessité de prendre des mesures d'accompagnement". Le fabricant allemand de pneus, frappé par la crise, est aussi empêtré dans son rachat par son compatriote Schaeffler: le groupe familial croule sous les dettes, désormais incapable de financer seul une acquisition de plusieurs milliards d'euros.
La polémique déclenchée par Continental a pris le relais de celle soulevée par le géant pétrolier français Total qui a annoncé 555 suppressions d'emplois en France, après des bénéfices records de près de 14 milliards d'euros en 2008.
Les partis politiques ont jugé cette annonce "scandaleuse", le gouvernement demandant "un geste" du groupe pour l'emploi.
Une nouvelle journée nationale de grève est prévue le 19 mars par les syndicats qui demandent des mesures en faveur du pouvoir d'achat, après celle qui avait réuni entre 1 et 2,5 millions de manifestants.
La France devrait connaître entre 375.000 et 454.000 chômeurs supplémentaires en 2009, selon des chiffres de l'assurance chômage fournis par des sources syndicales. (source agence)
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Publié le 11/03/2009 à 18:58
Par valleresentouraine
KENNETH ROGOFFFin de partie pour les déficitsPour l'heure, personne n'a encore d'idée précise du moment où finira la crise financière mondiale. Mais une chose est sûre : les déficits budgétaires atteignent des sommets. Et il faudra convaincre les investisseurs d'accumuler des montagnes de nouveaux bons du Trésor.
Même si les gouvernements essaient de faire avaler leur dette aux épargnants nationaux, en utilisant, par exemple, leur influence grandissante sur les banques pour les forcer à avoir une quantité disproportionnée de papiers d'Etat, ils finiront eux aussi par payer des taux d'intérêt de plus en plus élevés. Dans deux ans, les taux sur les bons du Trésor américains à long terme pourraient facilement augmenter de 3 % à 4 %.
Ce renchérissement doit permettre de compenser des investisseurs qui auront à la fois à prendre de plus en plus de bons d'Etat et, donc, à prendre de plus en plus de risques face aux menaces d'inflation ou de défaut de paiement des gouvernements.
Historiquement, le montant de la dette publique double, même après correction pour inflation, les trois années qui suivent une crise. Nombre de nations, grandes et petites, sont aujourd'hui bien parties pour confirmer cette donnée historique.
Le gouvernement chinois a clairement indiqué qu'il utiliserait tous les moyens nécessaires pour soutenir la croissance en cas d'effondrement des exportations. Les Chinois disposent d'une réserve de 2.000 milliards de dollars en devise forte pour tenir leur promesse.
Le nouveau budget du président Barack Obama prévoit un déficit astronomique de 1.750 milliards de dollars. Même les pays qui ne se sont pas lancés dans la course effrénée aux dépenses voient leurs excédents chuter et leurs déficits monter en flèche, principalement en raison de la diminution des recettes fiscales.
En fait, peu de gouvernements ont présenté des prévisions budgétaires réalistes car ils s'appuient en général sur des scénarios trop optimistes. Malheureusement, en 2009, la situation économique mondiale ne sera pas rose. La production américaine des Etats-Unis et de la zone euro a décliné, apparemment, d'un taux annualisé d'environ 6 % au quatrième trimestre 2008 ; le PIB du Japon a peut-être baissé de deux fois ce taux.
La Chine a affirmé que son PIB a augmenté de 6 % à la fin de l'année dernière. On peut en douter car les exportations se sont effondrées dans toute l'Asie, y compris en Corée, au Japon et à Singapour. Il est probable que l'Inde et, dans une moindre mesure, le Brésil s'en sortent un peu mieux. Cependant, peu de marchés émergents ont atteint un stade auquel ils peuvent résister à un effondrement soutenu des économies développées et encore moins jouer les moteurs d'une reprise économique mondiale.
La production mondiale est au bord du précipice en 2009. Avec l'assèchement du crédit, beaucoup de petites et moyennes entreprises éprouvent des difficultés pour obtenir les financements minimaux pour simplement maintenir des stocks et vendre.
En toute probabilité, nombre de pays verront leur production baisser de 4 % à 5 % en 2009. Pour certains, la chute sera voisine d'une dépression, c'est-à-dire de plus de 10 %. Pis encore, à moins que les systèmes financiers ne rebondissent, la croissance pourrait être décevante pendant des années, en particulier dans les pays les plus touchés, comme les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, l'Irlande et l'Espagne.
Les pays qui ont des taux de croissance à l'européenne pouvaient supporter une dette publique égale à 60 % du PIB lorsque les taux d'intérêt étaient faibles. Or, avec un endettement de 80 % à 90 % du PIB dans une multitude de pays et la hausse prévisible des taux d'intérêt, on peut s'attendre au pire. La plupart de ceux qui amassent d'énormes dettes pour sauver leurs banques n'ont que de faibles perspectives de croissance à moyen terme, ce qui soulève de réelles questions d'insolvabilité et de durabilité.
Par exemple, l'Italie a pu longtemps faire face à une dette publique supérieure à 100 % tant que les taux d'intérêt étaient faibles. D'autres pays, tels l'Irlande, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis, qui ont commencé avec une position budgétaire bien plus solide, ne seront pas mieux lotis quand la crise se dissipera.
Les taux de change sont une autre inconnue. Les banques centrales asiatiques se cramponnent toujours nerveusement au dollar. Pourtant, puisque les Etats-Unis empruntent et font tourner à plein régime la planche à billets, l'euro pourrait s'apprécier vis-à-vis du dollar dans deux ou trois ans... à condition qu'il existe toujours.
A mesure qu'augmenteront leurs dettes et que s'éternisera la récession, nombre de gouvernements s'efforceront sûrement d'alléger leur fardeau par le biais de la répression financière, d'une inflation plus élevée, de défauts de paiement ou d'une combinaison des trois.
Malheureusement, l'issue de la grande récession des années 2000 ne sera pas belle à voir.
Kenneth Rogoff, ancien économiste en chef du FMI, est professeur d'économie et de politiques publiques à l'université d'Harvard.
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