|
Publié le 05/03/2009 à 12:22
Par valleresentouraine
Jusqu'à courant 2010,
car le gouvernement n'anticipe qu'un redémarrage limité à cette date...
Un nouveau collectif budgétaire a été présenté hier en Conseil des ministres. Le déficit public atteindra 5,6 % du PIB en 2009, l'Etat affichant un solde négatif proche de 104 milliards d'euros. Matignon fixe un objectif de 2,9 % en 2012 et exclut tout nouveau plan de relance. La dette va s'envoler à 74 % du PIB dès cette année et 77,5 % en 2010.
La France peut se permettre un déficit budgétaire très élevé cette année, mais il faut tout faire pour ne pas engager les finances publiques dans une spirale durable, dangereuse et incontrôlable. C'est le message délivré par François Fillon alors qu'est présenté aujourd'hui en Conseil des ministres un nouveau collectif budgétaire, le quatrième depuis cet automne, qui intègre les mesures sociales annoncées par Nicolas Sarkozy lors du sommet du 18 février (baisses d'impôts, allocation de rentrée scolaire renforcée, prime pour les chômeurs ayant peu cotisé, etc.), et l'impact de la récession.
Le Premier ministre table sur un recul de 1 % à 1,5 % du PIB cette année - le budget étant révisé sur la base de 1,5 %, soit le plus mauvais chiffre depuis... 1944 - et ne croit pas à une reprise rapide : « Personne aujourd'hui ne peut savoir quand on sortira de cette crise. Ce qu'on sait, c'est que toute l'année 2009 sera une année de crise », a-t-il insisté, hier, sur Europe 1, en soulignant « qu'aucun plan de relance ne permettra » d'éviter la récession. Devant les députés, François Fillon a mis en avant la moins mauvaise performance française en matière de croissance par rapport à d'autres pays qui dépensent pourtant parfois davantage pour soutenir leurs économies (lire ci-dessous).
« Effort de redressement »
Le gouvernement n'anticipe qu'un redémarrage limité en 2010 (entre 0,5 % et 1 % de croissance), ce qui laisse augurer d'une profonde dégradation des finances publiques. Le déficit de l'Etat va à lui seul être proche de 104 milliards d'euros en 2009, contre 56,2 milliards en 2008, et le déficit public (avec les collectivités locales et la Sécurité sociale) grimpera à 5,6 % du PIB, au lieu des 4,4 % prévus jusqu'alors. Il sera encore de 5,2 % en 2010. Dans ce contexte, Matignon a arbitré pour maintenir un objectif 2012 de déficit public à 2,9 % du PIB, juste en dessous de la limite de 3 % fixée par le Pacte de stabilité européen. « Si on enlève cette contrainte, il n'y a plus aucun garde-fou », confie un conseiller. Mais le ministre du Budget, Eric Woerth, prévient déjà dans « Le Monde » : « Cet objectif implique que nous conduisions un effort de redressement sans précédent, que la situation économique ne s'aggrave pas et que la croissance ne demeure pas durablement faible. » Pour François Fillon, il faudra « continuer la politique conduite en matière de réduction de dépenses publiques, c'est-à-dire réduire toutes les autres dépenses qui ne sont pas celles du plan de relance ».
Tenir sur le SMIC
La révision générale des politiques publiques (RGPP) n'est pas gelée, affirme-t-on Rue de Varenne, où l'on entend aussi tenir bon sur le SMIC, alors que l'idée d'un coup de pouce substantiel a été débattue au sein de l'exécutif avant le sommet social, et qu'elle pourrait bientôt revenir. Le Premier ministre exclut tout nouveau plan de relance ciblé sur la consommation, car cela reviendrait à léguer une dette supplémentaire aux générations suivantes, sans actif à mettre en face. Alors que se profile une nouvelle journée de manifestation, le 19 mars, il faut éviter, estime-t-il, « des politiques émotionnelles, des décisions qui s'enchaînent les unes aux autres pour satisfaire à des sondages ». Patrick Devedjian, continue de son côté à assurer le suivi des investissements du plan de relance, auquel seront associés sept parlementaires de la majorité (*).
De fait, le danger d'un effet boule de neige de la dette est réel. La dette publique, qui devait atteindre 70 % du PIB en 2009, va s'envoler dès cette année à 74 % (67 % en 2008) et attendra 77,5 % du PIB en 2010. La Cour des comptes, qui avait mis en garde contre un franchissement à moyen terme du seuil de 80 %, risque de voir ses craintes se concrétiser.(source agence - Les Echos)
(*) Les députés UMPBrigitte Barèges, Marc-Philippe Daubresse, Philippe Houillon, Valérie Rosso-Debordet Jean-Marc Roubaud, ainsi que les sénateurs François-Noël Buffet (UMP) et François Zocchetto (Union centriste).
@+ pour "Vallèresentouraine" - un regard sur l'actualité !
Publié le 03/03/2009 à 10:52
Par valleresentouraine
Fillon évoque une crise longue aux effets sévères pour les comptes publics,Le Premier ministre François Fillon s'est fait mardi le pédagogue d'une crise longue et profonde "qu'aucun plan de relance ne permettra d'éviter" et qui frappera durement les comptes de la France.
"Personne aujourd'hui ne peut savoir quand on sortira de cette crise. Ce qu'on sait, c'est que toute l'année 2009 sera une année de crise", a dit le Premier ministre sur Europe 1, avant de confirmer que le déficit français atteindrait "sans doute un peu plus de 5%" cette année.
Interrogé en direct du marché de Rungis (Val-de-Marne) qui fête ses 40 ans, il a chiffré à "environ 50 milliards" les déficits supplémentaires attendus en 2009. Les recettes fiscales en moins pèseront 20 milliards, et le plan de relance 30 milliards.
Le cabinet du ministre du Budget, Eric Woerth, avait indiqué lundi que le seul déficit de l'Etat devrait dépasser 100 milliards d'euros cette année, ce qui équivaut à plus de 5,2% du PIB.
A cela, s'ajouteront les déficits de la Sécurité sociale et des collectivités territoriales, creusant encore le déficit public, qui devrait flirter avec 5,5% du PIB, un chiffre comparable aux dernières prévisions de la Commission européenne (5,4% du PIB).
M. Fillon a aussi évalué "entre -1 et -1,5" la contraction du produit intérieur brut français (PIB) en 2009, soulignant que "ces chiffres sont moins mauvais que ceux de la plupart des pays européens" et des Etats-Unis.
La France a renoncé depuis déjà six mois à son engagement de revenir à l'équilibre budgétaire au plus tard en 2012.
Alors que "l'horizon de l'équilibre budgétaire s'éloigne", a dit mardi le Premier ministre, il faut désormais "concevoir une trajectoire des finances publiques qui nous ramène à un déficit en dessous de 3% en 2012". Pour y parvenir, a dit François Fillon, il faudra "continuer la politique conduite en matière de réduction de dépenses publiques, c'est-à-dire (réduire) toutes les autres dépenses, qui ne sont pas celles du plan de relance".
Le gouvernement entend donc infléchir le moins possible sa politique.
La crise, a-t-il souligné, "nécessitera de la part de tous les opérateurs économiques beaucoup de sang froid, beaucoup de courage (ainsi que) des politiques dans la durée, pas des politiques émotionnelles, pas des décisions qui s'enchaînent les unes aux autres pour satisfaire à des sondages ou à des demandes qui n'ont pas de réalité économique".
Le Premier ministre a confirmé en particulier la poursuite du non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, ainsi que de la "révision générale des politiques publiques", un ensemble de réformes en vue de rationaliser les dépenses publiques.
M. Fillon a aussi rejeté à nouveau l'hypothèse d'un second plan de relance, réclamé par l'opposition et jugé inévitable par un nombre croissant d'économistes. Une telle mesure rendrait plus dangereux encore le poids de l'endettement de la France, a-t-il justifié en substance.
Un collectif budgétaire, c'est-à-dire un projet de loi de rectification du budget 2009, doit être présenté au Conseil des ministres mercredi pour tenir compte des effets de la crise sur les finances publiques.(source agence)
Propos recueillis par Henri KERISIT pour "Vallèresentouraine"- un regard sur l'actualité!
Publié le 03/03/2009 à 10:04
Par valleresentouraine
La désintégration européenne Je pense que ce serait une immense tragédie si l'Europe était à nouveau divisée en deux. » Ce constat du président de la Banque mondiale, Robert Zoellick, résume à lui seul ce qui se joue sur le Vieux Continent. La crise financière et économique menace toute une zone sortie du bloc communiste il y a tout juste vingt ans. La faillite du système soviétique et l'ouverture à l'Ouest des pays d'Europe de l'Est symbolisée par la chute du mur de Berlin avait pourtant consacré la réconciliation d'une Europe réunie. Une réunification qui a eu son point d'orgue lorsque l'Union européenne (UE) a accueilli en son sein 12 pays de l'Est en 2004 et 2007. L'intégration à la zone euro n'était plus alors qu'une question d'années. Las, la crise actuelle affecte durement ces nouveaux champions du capitalisme libéral. Elle pourrait conduire à une aggravation de la récession à l'Ouest, Autriche et Allemagne en tête. Si aucun plan d'aide n'est mis en oeuvre, l'Europe pourrait même renouer avec les vieux démons de la division. L'opinion publique et dans son sillage les leaders politiques des pays de l'Est ne comprendraient pas que les membres historiques de l'UE, voire la Commission européenne, ne viennent pas à leur secours. Un rejet des valeurs de l'Union pourrait s'ensuivre, sans compter une possible résurgence des extrémismes dans ces pays acquis à la cause de l'Ouest depuis deux décennies.
Et pour cause, banques et entreprises de l'Ouest ont largement profité de la croissance de ces vingt dernières années dans ces pays. On ne compte plus les implantations d'usines en République tchèque, en Pologne, en Slovaquie ou en Roumanie pour profiter des bas salaires des ouvriers locaux. Les banques occidentales ont participé au jeu, jusqu'ici gagnant, des crédits accordés à ces économies. Les chiffres parlent d'eux-mêmes. Selon le rapport de février de l'Institute of International Finance (IIF), les flux nets bancaires vers les pays émergents d'Europe de l'Est ont culminé à 217 milliards de dollars en 2007. En prenant en compte la totalité des flux financiers, ce sont pas moins de 392,8 milliards de dollars qui se sont dirigés vers cette zone. En 2008, les chiffres se sont encore inscrits respectivement à 123 et 254 milliards de dollars. Mais, pour l'année en cours, les prévisions de l'IIF sont catastrophiques : seulement 30,2 milliards de dollars de flux financiers sont attendus dans la zone. Selon la Banque des règlements internationaux, les prêts accordés par les banques étrangères - majoritairement d'Europe de l'Ouest - dans les pays de l'Est se chiffraient à 1.656 milliards d'euros en septembre dernier. De l'avis des économistes, tout est en place pour qu'une crise majeure intervienne à l'Est. La croissance économique chute, les déficits publics dérapent, les monnaies locales s'affaiblissent et la balance des comptes courants se creuse. De plus, la libéralisation des marchés financiers locaux a conduit à un boom de la croissance de crédits. Les crédits domestiques au secteur privé atteignaient ainsi 46 % du PIB en Pologne, 65 % du PIB en Hongrie et 73 % du PIB en Bulgarie.
Pour ne rien arranger, les ménages d'Europe de l'Est, en particulier en Hongrie et en Roumanie, plutôt que de s'endetter en devise locale, ont contracté des crédits libellés en euros. Ce jeu dangereux a été d'autant plus suivi que les entrées de capitaux étrangers ont contribué à alimenter la hausse de certaines devises locales - notamment en Pologne et en Hongrie -, diminuant d'autant le coût de remboursement de ces emprunts en euros. Mais, avec la crise, le système est rapidement devenu instable. En outre, les banques occidentales risquent de délaisser cette partie du monde pour se recentrer en priorité sur leur marché domestique, provoquant de ce fait un sévère assèchement du crédit en Europe de l'Est. Un assèchement d'autant plus sévère que la majeure partie du système bancaire et financier des pays de l'Est est détenue par l'Occident. Selon la Banque européenne de reconstruction et de développement, le système bancaire est-européen a besoin de 200 milliards de dollars de refinancement cette année. L'annonce vendredi d'un plan de soutien de 24,5 milliards d'euros au système bancaire de l'Est par la Banque mondiale, la BEI et la BERD vient à point nommé. Mais il ne saurait constituer qu'un premier pas. L'Autriche, dont les banques ont les plus importants engagements étrangers dans la région, milite depuis fin janvier pour un plan d'aide de l'ordre de 100 milliards d'euros pour la consolidation du secteur financier à l'Est. Pour Robert Zoellick, pas moins de 120 milliards d'euros pour recapitaliser leurs banques seraient nécessaires. L'enjeu est énorme. Sans quoi les élargissements de 2004 et 2007 qui ont mis fin à la division de l'Europe, contribué à consolider la démocratie et offert des avantages économiques à tous les pays de l'Est pourraient être sérieusement remis en question.
De ce fait, l'échec à mettre en place un plan de sauvetage global, le week-end dernier à Bruxelles par les Vingt-Sept n'est pas une bonne nouvelle
Richard Hiault est chef du service International des « Echos ».
@+ pour "Vallèresentouraine" - un regard sur l'actualité !
Publié le 02/03/2009 à 21:55
Par valleresentouraine
(DOSSIER - Le Monde - économie)
Le sujet a été abordé à de nombreuses reprises dans la presse économique.
La crise financière menace la cohésion européenne,
La nervosité monte sur les marchés financiers de la zone euro et de sa périphérie depuis la fin janvier. Le scénario du défaut de paiement d'un Etat hante les investisseurs. Les dirigeants de l'Union européenne (UE), réunis en sommet dimanche 1er mars, se soucient des mesures de soutien qu'ils pourraient être amenés à prendre, à l'image du Fonds monétaire international (FMI), qui a déjà porté secours à la Hongrie et à la Lettonie . Les écarts de taux d'intérêt entre les dettes publiques des différents pays partageant la monnaie unique n'ont jamais été aussi élevés depuis son lancement. Commentant ces tensions, la chancelière allemande, Angela Merkel, indiquait le 26 février : "Sans que cela signifie que nous devions penser au pire, nous observons la question et nous trouverons des solutions sur la base de la solidarité à l'intérieur de la zone euro." De fait, "le risque de défaut de paiement d'un Etat au sein de la zone ou de l'UE n'est pas à exclure", prévient Bruno Cavalier, économiste en chef de la société de Bourse Oddo.
Le président de la Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude Trichet, a répété ces derniers temps que les craintes d'une implosion de la zone euro étaient infondées.Mais l'intégration économique de cette dernière et la perspective d'y entrer pour les nouveaux membres de l'UE sont sévèrement questionnées.
"Les règles sur lesquelles la zone euro a été bâtie n'ont pas été soumises à rude épreuve jusqu'à la survenue de la crise, prévient M. Cavalier. Elles apparaissent inadaptées, incomplètes et rigides. Ainsi, le pacte de stabilité prévoit seulement une convergence de certains indicateurs - inflation, taux d'intérêt, déficits et dette. Or on peut y satisfaire au prix de forts déséquilibres, comme le développement de l'endettement privé, qui génère, certes, un boom de l'activité, mais d'importants déficits de la balance des paiements courants, comme en connaissent l'Espagne, la Grèce ou le Portugal."
"Le principal risque sur les finances publiques est d'ailleurs en Grèce, d'autant que les statistiques du pays dans ce domaine laissent à désirer et que l'effort de réduction du déficit budgétaire ces dernières années n'a pas été suffisant", analyse Natacha Valla, économiste de Goldman Sachs.
Les investisseurs s'alarment de la dérive des déficits et de l'impact de la crise bancaire dans la zone euro : "Les prix des produits dérivés qui permettent de s'assurer contre le risque de non-remboursement des Etats se sont renchéris, notamment dans le cas de l'Irlande, de l'Autriche, de l'Espagne, de l'Italie, du Portugal, de la Belgique...", explique Antoine Brunet, président d'AB Marchés. "Le coût des sauvetages bancaires qui pourraient intervenir - la nationalisation obligeant l'Etat concerné à prendre à sa charge l'actif net négatif de la banque - risque de placer les finances publiques dans une situation difficile. Certains pays pourraient être amenés à faire défaut - suspendre le remboursement de leur dette -, ce qui pourrait les faire sortir de la monnaie unique et les faire revenir à une monnaie sous-évaluée. Cela accentuerait la crise en Europe", ajoute-t-il. Un effet domino est donc redouté.
Tournée vers l'Est, "l'Autriche est un cas extrême", explique Mme Valla. La majorité des emprunts bancaires en Europe centrale et de l'Est sont libellés en devises étrangères (euro, franc suisse). "Or les monnaies de ces pays se déprécient assez brutalement, ce qui risque d'augmenter les défauts de paiement. Si un tiers des prêts n'est finalement pas remboursé, la perte pour l'Autriche atteindra 8 % à 9 % de son produit intérieur brut (PIB), ce qui est énorme, contre moins de 1 % du PIB en France ou en Allemagne", ajoute-t-elle.
En Irlande, le système bancaire, hypertrophié, pèse plus de 900 % du PIB du pays (300 % à 400 % en France ou en Allemagne). "Les risques des banques irlandaises sont plus diversifiés que ceux des établissements autrichiens mais la crise peut avoir des conséquences lourdes", souligne Mme Valla.
PAS ASSEZ DE COHÉSION
La zone euro n'a pas assez renforcé sa cohésion et sa solidarité. Selon la théorie du Prix Nobel Robert Mundell, elle devrait être une "zone monétaire optimale". Or "elle souffre d'un manque d'intégration financière et monétaire qui l'empêche (d'accéder à ce statut), analyse Sylvain Broyer, responsable du département économie de Natixis. D'une part, la politique monétaire ne se transmet pas de la même façon dans tous les pays : le crédit ne se distribue pas de la même manière - certains pays privilégiant les taux fixes, d'autres les taux variables - et les exigences d'apport personnel pour les emprunts immobiliers sont très différentes."
De plus, la France et l'Allemagne sont les deux seuls pays à disposer d'un marché des billets de trésorerie pour les entreprises. "Surtout, poursuit M. Broyer, il n'existe pas de péréquation des ressources fiscales des Etats. Il faudrait prendre modèle sur le fédéralisme fiscal allemand, où une partie de l'impôt sur le revenu, de l'impôt sur les sociétés et de la TVA est directement redistribuée aux Länder, sur la base du revenu par habitant. Si ce mécanisme existait en Europe, on ne se poserait plus la question de la vulnérabilité de la Grèce aujourd'hui." Cela suppose une intégration économique plus forte : "Il faudrait poser le principe que la zone euro n'est pas seulement un espace monétaire mais une région économique où tous les citoyens doivent avoir un niveau de vie comparable."
"L'accélération du rattrapage des pays moins favorisés augmenterait la croissance de la zone et profiterait à tout le monde", explique M. Broyer.
Il recommande dans ce cadre de transposer aussi d'autres règles du fédéralisme fiscal allemand : l'autonomie des budgets des Etats, "règle d'or" selon laquelle les emprunts ne peuvent financer que des investissements et le mécanisme automatique de sauvetage exceptionnel si un Etat ne parvient pas à équilibrer son budget.
Ainsi, l'endettement de la zone - et non pas de tel ou tel pays - serait pris en compte par les marchés. "A partir du moment où il y aurait un vrai budget européen, on pourrait aussi créer une agence européenne de la dette et des euro-obligations. Mais il faudrait, pour y arriver, un gouvernement économique de la zone euro. Peut-être que l'ampleur de la crise servira de catalyseur pour aller dans cette direction. C'est bien parce qu'on a trop longtemps repoussé l'intégration politique de la zone qu'on a aujourd'hui des problèmes financiers", déplore M. Broyer. "L'euro est une Ferrari que les politiques nationales pilotent comme une 2 CV...", lance-t-il. "Rappelons qu'on a créé un ministre européen des affaires étrangères qui ne sert à rien, et pas de ministre des affaires économiques", ajoute Jean-Pierre Patat, conseiller au Centre d'études prospectives et d'informations internationales (Cepii).
A plus court terme, la réunion de politique monétaire de la BCE du 5 mars montrera si l'institut d'émission réussit à apporter un ballon d'oxygène à la zone euro. Une baisse d'un demi-point de son taux directeur est attendue, à 1,5 %. Il n'est pas certain que cela suffise : "Si la BCE ne baisse pas son taux directeur à 1 %, que l'euro ne retombe pas à 1,10 dollar, et qu'il n'y a pas plus de mesures de relance coordonnées dans la zone euro, on va payer. Et la récession va durer", prévient Marc Touati, directeur des études de la société de Bourse Global Equities, pour qui la BCE a trop tardé à réagir, ayant même relevé son loyer de l'argent en juillet 2008, quand la zone euro était déjà entrée en récession.
"Que l'euro soit monté à 1,60 dollar - et même aujourd'hui à 1,25 dollar -, est difficile à supporter pour l'économie grecque : cela ne correspond pas à sa réalité", ajoute-t-il. "Milton Friedman, le père du monétarisme, avait dit que la zone euro ne pourrait pas résister à sa première récession. A Francfort, les enfants de M. Friedman risquent paradoxalement de lui donner raison en menant ce type de politique monétaire", conclut M. Touati. La crise est un défi lancé à tous les responsables de la zone euro.(source Le Monde - économie )
@+ pour "Vallèresentouraine" - un regard sur l'actualité !
Publié le 02/03/2009 à 21:04
Par valleresentouraine
Chômage L'Unedic table sur plus de 300.000 chômeurs supplémentaires cette annéeL'assurance chômage attend 300.000 demandeurs d'emplois supplémentaires cette année en France. Elle tablait jusque là sur 282.000 chômeurs en plus. L'augmentation sans précédent du nombre de demandeurs d'emploi en janvier a "un peu" surpris l'Unedic, a confié ce dimanche son président Geoffroy Roux de Bézieux sur France Info. Si bien que l'assurance chômage estime désormais que le nombre de demandeurs d'emploi supplémentaires en 2009 serait supérieur à 300.000.
Mi-février, l'Unedic avait pronostiqué 282.000 chômeurs de plus en France, avec l'hypothèse d'un recul du PIB de 1%. "Je pense que cette prévision n'est plus d'actualité, on va devoir la réviser: la croissance va être inférieure à -1% et il semble que cette récession soit un petit peu différente en termes d'emploi des précédentes", avec des "décisions très très rapides" des employeurs, a expliqué son président."Les chefs d'entreprise, très inquiets de la conjoncture" ont "commencé beaucoup plus vite que ce que l'on pensait", par rapport aux récessions précédentes, "à mettre fin aux missions d'intérim, aux CDD", a-t-il expliqué. Il y aura "malheureusement plus que 300.000 demandeurs d'emplois supplémentaires", a-t-il poursuivi.
Sur le montant des cotisations chômage, le président de l'Unedic a jugé que la baisse envisagée fin 2008 par les partenaires sociaux n'était "vraiment pas réaliste parce que les circonstances ont changé". "Si la situation se dégrade trop", alors il faudra peut-être "raugmenter" les cotisations d'ici fin 2010.
Enfin, par rapport au "fonds d'investissement social" qui doit être créé pour coordonner les efforts en matière d'emploi et de formation professionnelle, Geoffroy Roux de Bézieux a estimé que l'Unedic n'avait "rien" à mettre sur la table "puisqu'il est probable qu'on aura un excédent très faible cette année voire un déficit". (source- la tribune.fr) @+ pour "Vallèresentouraine" - un regard sur l'actualité !
 |
|
<
|
Nov. 2009 |
|
| L |
M |
M |
J |
V |
S |
D |
| | | | | | | 1 | | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | | 30 | | | | | | |
Noter ce blog :
989 connectés
23009 visiteurs
Ce blog est classé 1611ème
Score de ce blog : 4,73
|