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Publié le 31/01/2009 à 22:08
Pique-nique sauvage dans un supermarché de la banlieue parisienne Des militants du collectif l'Appel et la Pioche, proche du Nouveau parti anticapitaliste d'Olivier Besancenot, ont organisé samedi midi un "pique-nique" sauvage dans un supermarché à Pantin (Seine-Saint-Denis) dans le but d'attirer l'attention sur le pouvoir d'achat. Une dizaine de militants ont dressé une table de fortune dans les allées du supermarché Leclerc et proposé aux clients de goûter différents produits pris dans les rayons du magasin, a constaté un journaliste de l'AFP. Cette action, qui a duré une heure environ, avait pour objectif "d'attirer l'attention sur les marges dégagées par les entreprises de la grande distribution et sur l'augmentation des prix à la consommation", ont expliqué les organisateurs. Le collectif s'appuie sur deux études émanant de l'UFC Que-Choisir et de 60 Millions de consommateurs, qui mettent en évidence la hausse des prix dans la grande distribution face à la baisse du pouvoir d'achat. "Je n'achète jamais de produits bio, même les 5 fruits et légumes par jour ce n'est pas possible pour moi, en général je n'achète que les produits de base", a indiqué Samah Lamtouki, une habitante du quartier. "Le but est également de donner de la visibilité au Nouveau parti anticapitaliste et de montrer qu'on peut renouveler les formes de militantisme par le biais d'actions concrètes", a expliqué Chléo Stevenson, membre du collectif. Interrogé par l'AFP, la direction du magasin s'est refusé à tout commentaire. Le congrès de fondation du Nouveau parti anticapitaliste se tiendra du 6 au 8 février, après la dissolution de la LCR (5 février).(source agence...) @+ pour "Vallèresentouraine" - un regard sur l'actualité Publié le 31/01/2009 à 21:45
26/01/2009
Plus de 100 000 usines auraient fermé les trois derniers mois dans la province du Guangdong, provoquant le chômage de plusieurs millions d’ouvriers migrants Le bus 64 freine brutalement pour éviter un énorme camion. Profondément endormie sur son sac de voyage imitation Louis Vuitton posé sur ses genoux, Dong Bin sursaute puis repose sa tête dans ses bras. Emmitouflée dans son anorak rose orange, bottines en cuir toutes neuves aux pieds, l’ouvrière de 21 ans vient de démarrer le long périple vers son village natal dans la province du Guizhou, où toute la famille va se réunir pour le Nouvel An chinois, à plus de 2 500 km de la zone industrielle de Humen, à Dongguan où elle travaille depuis trois ans dans une usine fabriquant des bouilloires, thermos et plaques électriques. « Même si le voyage est long et pénible je suis contente de retrouver mes parents, mes tantes et oncles », marmonne Dong Bin. Son visage s’éclaire lorsqu’elle évoque son petit garçon de 2 ans, Xiu Xiu, qu’elle n’a pas vu depuis un an. « J’ai plein de cadeaux pour lui, rayonne-t-elle, je sais qu’il sera content de me voir. » Installée avec son mari à Dongguan, Dong Bin considère qu’elle a de la chance. Son mari, lui, a dû rentrer il y a trois mois. « Il travaillait dans une petite usine de jouets dans le district de Houjie, à une heure de bus d’ici, mais le lao ban, le patron, a renvoyé tout le monde en quelques jours et l’usine a fermé. » Avec ses dizaines de milliers d’usines en tout genre, Dongguan est le poumon industriel de la province du Guangdong, considérée comme « l’atelier du monde » où se fabriquent les produits manufacturés « made in China » vendus dans la terre entière. Combien d'usines ? Le bus 64 laisse derrière lui le district de Humen où se situe son terminus pour entrer dans celui de Houjie. Sur plusieurs dizaines de kilomètres défilent ce qui ressemble à de simples immeubles de cinq ou six étages mais qui abritent en réalité des petites usines ou des ateliers. Juste derrière, sur des balcons crasseux sèchent les milliers de chemises ou uniformes des ouvriers qui logent dans les dortoirs collectifs. Dong Bin les montre du doigt et confirme qu’elle aussi vit dans ces dortoirs : « Nous sommes une dizaine d’ouvrières par chambre, explique-t-elle. On se lève le matin très tôt, on prend un petit déjeuner à nos frais, et on travaille neuf heures par jour, parfois un peu plus si des commandes doivent être honorées. Le patron nous procure le déjeuner et nous devons nous débrouiller pour le dîner. » Sur les 1 200 yuans de salaire mensuel (120 €), Dong Bin réussit à économiser 800 yuans pour ses parents et sa famille au Guizhou. « Mais je fais très attention alors que d’autres filles cèdent à leurs envies dans les magasins. » Des centaines et des centaines de bâtiments-usines s’étirent ainsi à perte de vue, fenêtres obstruées, climatiseurs tapissant les murs extérieurs, bouches d’aération noires de poussière et de saleté autour desquelles s’entremêlent des nœuds de fils électriques…
Usines, immeubles de bureaux, dortoirs, magasins, boutiques et restaurants se succèdent dans les 32 districts encerclant la ville proprement dite de Dongguan. Cité des extrêmes où se côtoient les plus pauvres et les plus riches du sud de cette Chine consacrée uniquement à la fabrication des produits manufacturés. District-usine de 14 millions d’habitants, autant que dans la zone économique spéciale de Shenzhen, plus au sud, et que dans la grande ville de Canton plus au nord. Cette année, la province du Guangdong est devenue la province la plus peuplée de Chine avec plus de 110 millions d’habitants. Or les statistiques les plus fiables avancent une fourchette de 3 à 6 millions de chômeurs pour la province entière. Plus touchée, Dongguan aurait vu la fermeture de près de 100 000 usines, surtout celles fondées sur l’exportation comme le jouet, le textile et les chaussures. Gen Zhen, un jeune entrepreneur de 35 ans, a monté sa société de production de bouteilles et tubes en plastique pour les shampooings, crèmes, lotions en tout genre. Sur ses 50 employés travaillant sur un étage d’un bâtiment très vieux aux murs lézardés et aux fenêtres jaunies, une trentaine sont partis dans leur province pour le Nouvel An. « Tous ne rentreront pas cette année, dit-il, car je ne suis pas certain d’avoir du travail pour tout le monde. Il faudra attendre le mois de mars au moins, mais tout dépendra de l’Amérique et du dollar… »
« Elle a repéré des voleurs dans le bus », murmure Da Hong, employée dans une grande firme de réassurance dont les bureaux neufs sont installés loin des usines des districts ouvriers mais qui connaît bien ces zones industrielles pour y accompagner des investisseurs hongkongais ou taïwanais. « Depuis la vague de fermetures d’usines il y a trois mois, le chômage a augmenté et la délinquance aussi, explique-t-elle. Hier, un homme en moto a voulu m’arracher mon sac à main. » Elle ne se sent pas en sécurité dans cet univers un peu Far West du Sud où la langue cantonaise est largement dominée par le mandarin et tous les dialectes parlés dans toutes les provinces de l’empire. À mesure que le bus approche de la station Nan Cheng, une des trois gares routières de Dongguan, la tension monte parmi les passagers qui s’apprêtent à affronter les milliers de voyageurs en attente d’un bus longue distance. Policiers et gardiens en uniforme régulent à coups de haut-parleur la foule qui s’entasse devant Nan Cheng afin de réguler le flot ininterrompu des mingongs, ces ouvriers migrants massés devant les guichets et dans les salles d’attente. "J’ai tout perdu pour le moment" Il n’a pas 30 ans et a refusé de vivre dans les dortoirs de l’usine, préférant un « hôtel » plutôt minable facturant sa chambre 200 yuans par mois (20 €). « Je me sentais plus libre, explique- t-il. J’ai pu changer de patron deux ou trois fois l’année dernière, mais on sent que l’ambiance a changé depuis quelque temps. On ne sait pas comment ça se passera l’année prochaine. » Premiers touchés par la crise internationale et la baisse de la demande de produits chinois venant des États-Unis et de l’Europe, les mingongs souffrent directement et amorcent un mouvement de retour dans les provinces intérieures. Pour autant, la crise financière mondiale commence à inquiéter une autre catégorie sociale comme Ling Bai, 36 ans, diplômée de l’université de Canton venue s’installer dans la zone économique spéciale de Shenzhen au moment du grand boom économique, il y a dix ans. Jeune cadre au sein du groupe informatique Lenovo, elle reconnaît que les perspectives d’emploi « préoccupent tout le monde ». Installée avec son mari travaillant dans une compagnie de communication dans une belle résidence au cœur de Shenzhen, Ling Bai a pu acheter à crédit son appartement de 70 m² à 5 000 yuans le mètre carré. « Nous avons une voiture, un appartement bien situé, un travail, tout l’électroménager dernier cri, reconnaît-elle, vraiment nous avons de la chance. Nous faisons partie de la génération née au moment du début des réformes économiques et nous avons profité de tous ses bienfaits sans inquiétude. » Notre premier choc psychologique depuis notre naissance De son côté, Xiao Hua, dont le mari travaille également chez Hua Wei, se considère comme faisant partie du haut de la classe moyenne : « À deux, nous gagnons plus de 200 000 yuans par an (20 000 €, un excellent salaire annuel) et Pékin soutiendra les emplois dans les sociétés comme Hua Wei. Mais je sais que, dans les usines de Dongguan et d’ailleurs dans le Guangdong, la pression sociale va devenir plus difficile à gérer car les ouvriers protestent de plus en plus ouvertement des licenciements et des non-paiements de salaires. » Shenzhen, première zone industrielle du pays au début des années 1980, a progressivement délocalisé toutes ses usines vers Dongguan pour devenir un centre financier qui ne ressent pas la crise de la même façon que dans le reste du Guangdong. Dans sa sagesse, le patron Gen Zhen, lettré converti aux bouteilles de shampooing, rappelle aux Occidentaux qu’il ne faut pas oublier deux choses en Chine : « Notre pays a une très très longue histoire et aussi une énorme population… », sorte d’allégorie pour expliquer que son pays a déjà connu « de graves crises qui ont coûté cher dans son histoire et que la masse de la population et la demande intérieure très forte vont pouvoir sauver le pays du marasme que connaissent les États-Unis ».
Publié le 31/01/2009 à 19:09
Crise: le Parti de Gauche propose un "plan d'urgence" de 100 milliards d'euros... Le Parti de Gauche (PG) de Jean-Luc Mélenchon, qui tient son congrès fondateur à Limeil-Brévannes (Val-de-Marne) jusqu'à dimanche, a proposé samedi un "plan d'urgence" d'un coût de 100 milliards d'euros pour lutter contre la crise.
Publié le 31/01/2009 à 13:59
UNE CLAUSE CONTESTEE DANS LE PLAN DE RELANCE ECONOMIQUE DES ETATS UNIS...
Fallait il le pressentir ? ... voir l'article paru dans Moniteur du Commerce International le 29 janvier2009. Une disposition contenue dans le plan de relance économique des Etats-Unis, en voie d'adoption, prévoit de protéger les sidérurgistes nationaux contre les importations d'acier étranger. Devant la levée de boucliers de ses partenaires, les Etats-Unis revoient cet article. Washington refuse toutefois de préjuger du résultat de ce réexamen. Devant les vives protestations de ses partenaires, les Etats-Unis ont indiqué vendredi qu'ils réexaminaient une disposition de leur plan de relance économique visant à protéger les sidérurgistes nationaux contre les importations d'acier étranger. "L'administration est en train de réexaminer cette clause. Elle comprend toutes les inquiétudes qu'on a entendues", a assuré le porte-parole du président Barack Obama, Robert Gibbs. Prudent, il a néanmoins refusé de préjuger du résultat de ce réexamen. Une première version du plan de relance a été adoptée mercredi par l'une des chambres du Parlement. L'article incriminé est perdu dans un projet de près de 650 pages. Il interdit l'achat de fer ou d'acier étranger pour les projets d'infrastructures que financerait le plan, à moins que l'offre d'acier américain ne suffise pas ou que son prix augmente la facture finale de plus de 25%. Cette disposition n'est pas passée inaperçue à l'étranger, où elle a été largement considérée comme une violation des règles du libre-échange et de l'Organisation mondiale du commerce. La Commission européenne a prévenu qu'elle ne resterait pas "les bras croisés à ne rien faire" si la clause restait dans le texte final. Le Canada et la France ont exprimé leur préoccupation. L'Italie a évoqué une plainte devant l'OMC. Or le Sénat pourrait aller encore plus loin que la Chambre en étendant les secteurs américains qui seraient protégés. Le Sénat doit se pencher la semaine prochaine sur sa propre version du plan, censé relancer l'économie américaine et sauver ou créer trois ou quatre millions d'emplois. Les partisans de telles mesures font valoir qu'elles visent à faire en sorte que ce ne soient pas des travailleurs étrangers qui bénéficient du plan américain. Pour les partenaires des Etats-Unis en revanche, l'affaire, au tout début de l'administration Obama, augurerait mal des relations commerciales à venir. "Je ne pense pas avoir dit ça", a dit le porte-parole de M. Obama auquel la presse demandait si l'annonce d'un réexamen signifiait que le gouvernement était hostile à la clause "Buy American" ("Achetez américain"), "je crois important que l'administration réexamine la question, et une fois que nous aurons réexaminé la question, nous aurons une meilleure idée de l'opinion" du gouvernement. (source diverses agences) A suivre ... @+ pour "Vallèresentouraine" - un regard sur l'actualité Publié le 29/01/2009 à 19:22
Très intéressant ... Système d'assainissement individuel: - les communes ont la possibilité de prendre en charge des travaux en se faisant rembourser de façon échelonnée, rappelle Hubert Falco (29 Janvier 2009) Notant que de nombreux particuliers n'ont pas les moyens financiers d'assurer la réalisation d'un système d'assainissement individuel, Stéphane Demilly, député NC de la Somme, maire d'Albert, a demandé, lors de la séance des questions orales sans débat, mardi, si le Gouvernement envisage de «développer des mesures incitatives individuelles d'allégements fiscaux, basées sur des règles de plafond et de crédit d'impôt, ou encore de proposer des prêts bonifiés» Selon le député, la loi du 30 décembre 2006 sur l'eau et les milieux aquatiques impose en effet aux particuliers l'obligation de se raccorder à un réseau public ou, lorsque celui-ci n'existe pas, de se doter d'un système d'assainissement non collectif (ANC) afin de disposer d'installations conformes aux normes. Dans sa réponse, Hubert Falco, secrétaire d'État chargé de l'aménagement du territoire, a rappelé que l'obligation de se doter d'une telle installation et de la maintenir en bon état de fonctionnement «relève d'une exigence légale ancienne imposée par la loi sur l'eau de 1992. La nouvelle loi sur l'eau du 30 décembre 2006 a essentiellement précisé les modalités de contrôle de ces dispositifs.» Il a reconnu que le coût des travaux de mise en conformité, «dont l'objet est avant tout de remédier à des pollutions pouvant avoir des conséquences réellement dommageables pour le voisinage ou l'environnement, peut parfois atteindre plusieurs milliers d'euros.» Pour faire face à ces dépenses, les propriétaires qui font procéder aux travaux de réalisation ou de réhabilitation peuvent bénéficier des aides distribuées par l'Agence nationale pour l'habitat (ANAH), dès lors qu'ils remplissent les conditions d'attribution. En outre, a précisé le secrétaire d'État, ces travaux bénéficient d'un taux de TVA réduit, qui est de 5,5%. Par ailleurs, a-t-il ajouté, «les communes ont la possibilité de prendre en charge ces travaux en se faisant rembourser de façon échelonnée, après déduction des aides pouvant être accordées par le conseil général ou l'agence de l'eau.» Il a aussi rappelé une récente disposition de la loi de finances pour 2009 qui prévoit «l'octroi d'un prêt à taux zéro, selon certaines conditions d'attribution, pour la réalisation de travaux de mise en conformité par des dispositifs ne consommant pas d'énergie. Ces conditions d'attribution seront précisées très prochainement dans un décret d'application.» (sources diverses) En cliquant ici vous pouvez accéder à l'intégralité de la question orale. Henri KERISIT pour "Vallèresentouraine" - un regard sur l'actualité |
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