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Publié le 31/10/2008 à 20:58
Par valleresentouraine
30/10/2008
Les préfets et les trésoriers-payeurs généraux mobilisés dans les départements pour surveiller les banques.
Pour le président, il s’agit de rassurer les Français : il veillera à ce que l’argent prêté aux banques arrive effectivement à destination des particuliers et des entreprises
Nicolas Sarkozy l’expliquait mardi, à Rethel (Ardennes) : « La collectivité ne prête pas l’argent aux banques pour qu’elles le gardent. La collectivité prête aux banques pour qu’elles le mettent dans l’économie. (…) Mais je ne me contenterai pas d’engagements verbaux. J’ai nommé spécialement un médiateur national du crédit, René Ricol, pour vérifier sur le terrain, banque par banque, département par département, que ces engagements seront tenus. (…) Je surveillerai personnellement cela. Ceux qui ne joueront pas le jeu, on l’expliquera aux Français. Et chacun pourra juger de ce qui se passe. »
Jeudi 30 octobre, il a tenu le même discours, mais cette fois pour « mobiliser à fond » les bras armés de l’État dans les départements, c’est-à-dire les préfets et les trésoriers-payeurs généraux, convoqués à l’Élysée en compagnie des représentants des principales banques.
Nicolas Sarkozy a été épaulé dans cette mission pédagogique auprès des Français par Éric Woerth, ministre du budget et des comptes publics, qui, jeudi également, a relayé le discours présidentiel sur les ondes. « Les banques doivent suivre, a-t-il averti sur France Inter. Chaque directeur de banque doit jouer le jeu (…) pour que le crédit revienne dans des conditions normales. » Ce sera donc aux trésoriers-payeurs généraux de « vérifier et contrôler les conditions dans lesquelles chaque directeur de banque dans chaque département répond à la demande de crédit des ménages ou des entreprises. »
Avec une promesse forte destinée à rassurer les Français : « Chaque personne qui aura un crédit refusé doit pouvoir s’adresser soit au trésorier-payeur général, soit au préfet, pour faire en sorte qu’on regarde pourquoi cela a été refusé. »
De toute évidence c’est de la démagogie car ce ne sont ni les préfets, ni les trésoriers-payeurs généraux qui étudieront ou accepteront les dossiers déposés auprès des banques.
De plus, sans pouvoir de décision, les préfets et les trésoriers-payeurs généraux auront bien du mal à avoir des informations exactes de la part de banques privées qui ne diffusent que peu d'informations sur leurs clients et qui, de plus, se concurrencent entre elles.
@+
Publié le 31/10/2008 à 17:17
Par valleresentouraine
Crise financière : de nouveaux foyers de pertes en vue pour les banques, selon Lazard
La crise du crédit "subprime" ne serait qu'un début !...
En effet, à mesure de la contagion de la crise financière à l'ensemble de l'économie, les risques s'accroissent pour le secteur bancaire. Selon Bruce Wasserstein, le directeur général de la banque Lazard, les banques américaines sont réticentes à prêter malgré les aides d'Etat, car elles craignent de nouvelles pertes... Celles-ci apparaîtraient rapidement sur les titres adossées à de la dette sur cartes de crédit et sur le crédit immobilier commercial, si l'économie continue de s'affaiblir, a estimé le banquier lors d'un symposium organisé hier par le magazine 'Fortune'.
La baisse de la consommation des ménages américains (-3,1% au 3ème trimestre) est sans doute un prélude à des défauts sur la dette sur cartes de crédit, a-t-il ajouté.
Les banques ne veulent pas se séparer de l'aide d'Etat (250 Mds$ prévus, dont 125 Mds$ ont été débloqués), parce qu'elles "commencent à peine à comprendre l'ampleur de leurs problèmes"...
Par ailleurs, le financier a souligné que les banques n'ont pour l'instant pas profité de la possibilité de cantonner leurs actifs "toxiques" dans un fonds géré par l'Etat, parce que le prix offert est "bien inférieur à celui affiché dans leurs comptes", ce qui les obligerait à inscrire de nouvelles pertes si elles participaient au programme (une enveloppe de 450 Mds$ est prévue).
Pour l'instant, donc, les banques s'accrocheraient à ces actifs en espérant que leur valeur rebondira... Mais il s'agit d'un jeu dangereux car aujourd'hui, personne ne connaît encore véritablement la vraie valeur de certains titres.
........ @+
Publié le 30/10/2008 à 23:40
Par valleresentouraine
France: "ralentissement extraordinairement fort de l'économie" reconnaît Woerthj Jeudi 30 octobre 2008 Le ministre du Budget, Eric Woerth, a reconnu jeudi qu'il y avait un "ralentissement extraordinairement fort de l'économie" en France.
"La réalité des choses, c'est qu'il y a un ralentissement extraordinairement fort de l'économie et qu'il faut surtout combattre contre ça", a-t-il déclaré sur France Inter."On est en train d'essayer d'agir puissamment pour (...) faire en sorte que le choc de la crise soit le moins fort possible pour les Français et en même temps qu'il y ait une réponse mondiale", a-t-il souligné.Par ailleurs, interrogé sur le plan de relance du crédit, le ministre a estimé que le gouvernement avait "recréé les conditions de fluidité" du crédit. "Les banques doivent suivre", a-t-il ajouté."Aujourd'hui, le président de la République réunit les trésoriers payeurs-généraux (TPG) et les préfets de chaque département (...) pour vérifier et contrôler les conditions dans lesquelles chaque directeur de banque dans chaque département répond à la demande de crédit des ménages ou des entreprises", a-t-il par ailleurs rappelé."Je vais mobiliser à fond les trésoriers-payeurs généraux", a-t-il aussi averti, jugeant que "chaque directeur de banque doit jouer le jeu (...) pour que le crédit revienne dans des conditions normales"."Chaque personne qui aura un crédit refusé doit pouvoir s'adresser soit au trésorier payeur-général soit au préfet pour faire en sorte qu'on regarde pourquoi ça a été refusé", a-t-il insisté Voici les plus gros plans de réductions d'effectifs annoncés en France depuis le début de l'année 2008 : - PSA : 1.090 emplois. Le groupe automobile français annonce le 15 janvier un plan de "départs volontaires" concernant 1.090 salariés répartis sur cinq sites.
- Caisse d'Epargne : 4.500 postes non remplacés. Le groupe indique le 10 mai qu'il va supprimer 4.500 postes d'ici 2012 en utilisant uniquement la "gestion des départs naturels". Les effectifs totaux s'élèvent à 52.000.
- Natixis : 850 emplois. La banque d'affaires française annonce le 29 mai la suppression de 850 emplois sur 22.000, auxquels s'ajouteront selon un syndicat 800 autres suppressions d'emplois chez les prestataires extérieurs. Le calendrier n'est pas précisé.
- Imperial Tobacco : 1.060 emplois. Le fabricant britannique de cigarettes annonce le 19 juin la suppression d'environ 2.440 emplois, dont 1.060 en France (sur 4.700), après l'acquisition de son concurrent franco-espagnol Altadis (ex-Seita). Cela devrait entraîner en France la fermeture des usines de Metz et Strasbourg
- Doux : 647 emplois. Le groupe volailler annonce le 10 juillet la fermeture de deux sites à Locminé (Morbihan) et Châtelet (Cher) et la réduction de l'activité de Pleucadeuc (Morbihan), entraînant, selon les syndicats, la suppression de 647 postes au total.
- SFR/Cegetel : 776 emplois. L'opérateur de télécoms SFR-Neuf Cegetel confirme le 1er juillet la suppression de 776 postes et la création de 326 autres, soit un solde de 450 postes (5% des effectifs), dans le cadre d'un plan de départs volontaires lié à la fusion des deux groupes.
- Tyco Electronics : 620 emplois. Le groupe électronique annonce le 4 septembre qu'il va fermer trois usines en France et en Espagne d'ici 15 mois, dans le cadre d'une restructuration de ses activités européennes. En France, quelque 620 emplois devraient être supprimés suite à la fermeture des usines de Chapareillan (Isère) et de Val-de-Reuil (Eure), qui produisent des composants électroniques pour l'industrie automobile, ainsi que du regroupement des activités administratives du site de Cergy-Saint-Christophe avec celles de Pontoise (Val-d'Oise).
- Renault : 4.900 emplois. Le groupe automobile français indique le 9 septembre qu'il prévoit d'ici avril 2009 un plan de 4.000 "départs volontaires en France", dont 1.000 à Sandouville (Seine-Maritime). Le 25 septembre, il annonce en outre la suppression de 2.000 emplois dans ses filiales européennes, dont 900 en France
.- Crédit Agricole/Calyon : 500 emplois. La banque française annonce le 10 septembre un "plan de réduction des coûts" visant à réaliser 300 millions d'euros d'économies d'ici fin 2009. Il se traduit par la suppression de 500 emplois dans le monde, dont 250 en France, au sein de sa filiale de banque d'affaires Calyon
.- Sanofi-Aventis : 927 emplois. La direction de la filiale commerciale du groupe pharmaceutique Sanofi-Aventis en France annonce le 2 octobre un "projet de réorganisation" entraînant "la suppression de 927 postes" dans l'Hexagone, principalement des visiteurs médicaux.
- Hewlett-Packard : 580 emplois. Le groupe d'informatique annonce le 9 octobre que son vaste plan de suppressions d'emplois en Europe (9.330 emplois) annoncé le 25 septembre concernera en France 580 postes au total en France, dont 500 au sein de sa nouvelle filiale EDS.
- Adecco : 600 emplois. Le groupe de travail temporaire Adecco annonce le 16 octobre la suppression de 600 emplois en France d'ici le mois de juin 2009, en "privilégiant les départs volontaires", en raison d'un "retournement de conjoncture".
- La Redoute : 672 emplois. La Redoute (Redcats, PPR), spécialiste de la vente à distance, annonce le 21 octobre la suppression de 672 emplois d'ici 4 ans, en fermant notamment ses 81 points de contacts en France, en raison du "déclin de la vente par correspondance traditionnelle".
- Camif : 780 emplois. La société Camif Particuliers, 780 salariés, filiale du numéro trois français de la vente à distance Camif SA, est placée le 27 octobre en liquidation judiciaire par le tribunal de commerce de Niort. L'incertitude pèse également sur le sort des 140 salariés de Camif SA, placée en redressement judiciaire avec une période d'observation de six mois. (source AFP) Et ArcelorMittal arrête des hauts-fourneaux en France , Les sites français de Fos et de Florange sont concernés dans le cadre d'un plan européen. Le couperet est tombé hier lors d'un comité central d'entreprise (CCE) d'ArcelorMittal Méditerranée. Le géant mondial de l'acier met en sommeil à partir de la mi-novembre jusqu'à fin janvier un haut-fourneau sur deux de son site de Fos-sur-Mer, le deuxième site français en importance avec 3 400 salariés. Le site de Florange (3 300 salariés), en Moselle, fait de même du 2 ou 3 décembre jusqu'au 6 janvier. En Belgique, le haut-fourneau numéro 6 de Seraing, en région liégeoise, relancé en mars, devrait être à nouveau mis à l'arrêt dans quelques jours, au moins jusqu'à la mi-février. En Allemagne, des mesures comparables touchent les sites de Brême, Eko et Stahl.
Au total, treize hauts-fourneaux du groupe seraient arrêtés ou sur le point de l'être en Europe de l'Ouest. «Notre président nous a avertis que même si la santé de l'entreprise est bonne puisque les résultats devraient être en 2008 quasiment aussi bons qu'en 2007, il faut s'adapter à la conjoncture», commente Richard Gasquez, secrétaire CFDT du comité central d'entreprise d'ArcelorMittal Méditerranée.
Le sidérurgiste, qui ne s'exprimera que le 5 novembre prochain, subit de plein fouet la crise économique et l'effondrement des ventes d'automobiles, un de ses principaux débouchés. PSA Peugeot Citroën a par exemple annoncé qu'il réduisait de 30 % sa production au dernier trimestre et Renault a prévu de réduire son volume de voitures de 20 % au quatrième trimestre en Europe.
Le site de Fos d'ArcelorMittal Méditerranée a été construit en bordure d'un quai pour fournir facilement les usines des constructeurs automobiles en Espagne, Italie ou Turquie.
Effet domino sur la sous-traitance
Pour l'heure, il n'y a pas de plan social prévu. Les salariés vont devoir prendre leurs RTT et leurs congés (y compris de formation), les intérimaires ne sont pas conservés à l'issu de leurs contrats et les départs ne sont plus remplacés. «Pour nous, c'est un plan social déguisé», estime Richard Gasquez. Mais le syndicaliste s'inquiète à propos de l'avenir : «Le site n'est pas rentable si on tourne à 50 % comme c'est désormais le cas.» Le haut-fourneau numéro 2, qui a seize ans, est en effet en bout de course. Après le haut-fourneau numéro 1 qui vient d'être rénové, il devait bénéficier d'une remise en état moyennant un investissement de 200 millions d'euros qui devait démarrer en août 2009. Le programme d'investissement de 400 millions d'euros sur la période 2009-2010, qui devait porter la capacité de production du site de Fos à 5,5 millions de tonnes par an, serait décalé à 2010. Selon le représentant des salariés, le site doit produire 4,8 millions de tonnes d'acier par an ou 370 000 à 380 000 tonnes de bobines de tôle par mois pour gagner de l'argent. Or, en octobre, la production a atteint 252 000 tonnes, elle tombera à 224 000 tonnes en novembre et à 119 000 tonnes en décembre Par effet domino, les sous-traitants vont également être touchés. À Fos-sur-Mer, ils emploient 2 000 personnes dont les emplois sont menacés.
A SUIVRE ... sans doute!
@+
Publié le 30/10/2008 à 20:15
Par valleresentouraine
Cinq trucs pour éviter la grippe et le rhume
Contrairement à l'idée reçue, les virus ne voyagent pas uniquement d'un individu à l'autre par les postillons. Ils se transmettent surtout par les mains. Dans une étude récente, des médecins ont découvert que 40 % des enrhumés étaient porteurs du virus sur les mains après s'être mouchés ! A l’inverse, seuls 10 % des éternuements en étaient porteurs. Mais les poignées de main ne sont pas seules en cause. Au Canada, une étude vient tout juste de démontrer qu'on pouvait s'infecter en touchant des combinés téléphoniques ou des zappettes (par exemple, celle d’une chambre d’hôtel) contaminés par de précédents utilisateurs. Les virus présents sur ces objets restent actifs douze heures et plus après leur utilisation ! Rien ne prouve que le virus grippal échappe à la règle.
Lavez-vous les mains très souvent, notamment après avoir échangé une poignée de main, effectué un voyage en transport en commun ou encore touché des objets dans des lieux fréquentés par beaucoup d’autres personnes. A Hong Kong et Singapour, le lavage des mains favorisé par des lieux publics pourvus de désinfectants a mis en évidence le bienfait de cette règle d’hygiène. Elle vous évitera en outre de contracter une gastro-entérite, dès lors que vos mains sont propres au sortir des toilettes ou avant les repas.
Evitez de serrer la main est un excellent moyen de prévention en hiver, quand l’épidémie de grippe guette. Vous pouvez éviter la poignée de main d'un enrhumé en arguant du fait que vous êtes vous-même malade ! L’excuse est toute trouvée et sa susceptibilité ne s'en trouvera pas affectée.
Portez un masque de protection. Ce n’est pas encore rentré dans nos mœurs mais le port du masque diviserait par dix le risque d'être infecté ! Pensez-y si des membres de votre famille sont grippés, exposés au virus ou fragilisés (personnes âgées notamment). En effet, une partie de la transmission infectieuse se fait par les gouttelettes émises lors de la toux ou des éternuements. Mieux vaut aussi éviter d'embrasser en période d'épidémie !
Prenez du Tamiflu®. A condition d'être pris dans les 48 heures qui suivent le contact avec une personne grippée, ce médicament (l'antiviral conseillé en cas de grippe aviaire !) permet d'éviter le développement de l'infection. Nos conseils : deux comprimés par jour pendant cinq jours. On le conseille également en prévention de la grippe (un comprimé par jour) pendant toute la durée de l'épidémie.
Oscillococcinum. Au stade des premiers symptômes, essayez d'endiguer la maladie par Oscillococcinum, une dose dès les premiers symptômes, à renouveler trois heures plus tard, ou Serum de Yersin 15 CH, dix granules.
En prévention, recourrez à l'homéopathie : -Influenzinum 7CH, quatre granules lundi et jeudi, -Aviaire 7CH, quatre granules mardi et vendredi, -Sérum de Yersin 7 CH, quatre granules mercredi et samedi, une préparation à prendre de septembre à janvier.
Conseils glanés dans "LEntreprise.com" @+
Publié le 27/10/2008 à 23:35
Par valleresentouraine
EMPLOI - VIE DE L'ENTREPRISE - Les Echos du Lundi 27 octobre 2008
Pour faire face à la crise, les entreprises s'arment pour réduire les effectifs [27/10/08 ]Face à la crise, les entreprises n'ont la plupart du temps qu'une solution : adapter leur voilure au mauvais grain qui les touche. Ce qu'elles font le plus souvent en réduisant ou remettant leurs investissements et surtout en adaptant leurs effectifs.
· Limiter en priorité l'intérim et les CDDC'est le premier réflexe des chefs d'entreprise. Et depuis quelques mois, l'outil a été largement sollicité. En août - dernier résultat connu -, le nombre d'intérimaires a reculé pour le cinquième mois d'affilé, selon l'Unedic. Et la baisse atteint 4,7 % sur un an. Un signe inquiétant pour Jean-François Roubaud, le président de la CGPME. « Les entreprises ont commencé, cet été, par réduire l'intérim. On passe actuellement au second stade, le gel des embauches. L'étape suivante, qui pourrait arriver vite, ce sont les licenciements économiques », expliquait-il il y a quelques semaines (« Les Echos » du 13 octobre). · Utiliser toute la palette des outils légauxC'est l'étape suivante, dans laquelle la France commence à basculer. Pour les entreprises,objectif est alors de dégraisser en licenciant un minimum. Les grandes, comme Renault Sandouville, s'appuient sur des plans de départs volontaires, encouragés par de gros chèques et diverses aides à la mobilité. Alors que la fin des dispositifs de préretraite rend plus compliqué, et plus coûteux, de continuer à se séparer en priorité des seniors, ce type de plan permet aussi d'élargir la cible. Pour des réductions plus précises, les employeurs s'appuient aussi sur la rupture conventionnelle. Depuis son lancement, en juillet, plus de 1.600 avaient été signées fin septembre. Autre méthode, plus radicale :licencier pour faute grave. Les syndicats craignent que ce type de renvois se multiplie, avec une montée des contentieux aux prud'hommes. En cas de licenciement économique, les entreprises peuvent aussi s'appuyer sur la convention de reclassement personnalisé (CRP) et sur le contrat de transition professionnelle (CTP), qui permettent aux salariés de partir progressivement en alternant périodes de travail et de formation. · Moduler le temps de travailC'est une autre option, prisée par les industriels. Contraint de réduire sa production, PSA a annoncé, vendredi, que ses sites de production allaient connaître des périodes, de 2 à 16 jours, de chômage technique d'ici à Noël. Arcelor a également annoncé l'arrêt momentané de certains sites, le tout sans même recourir au chômage technique. « Pendant ces périodes, on va écluser les congés payés, les RTT, les temps de formatione maintenance », explique Henri Botella, délégué CGC. Dans ces deux cas, une telle souplesse est permise par les accords en vigueur sur le temps de travail, qui dévoilent aujourd'hui tout leur intérêt en période difficile. « La RTT défensive va devenir un outil fondamental » comme le soulignait lundi dernier François Chérèque dans « Les Echos ».
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