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Publié le 31/12/2008 à 18:27
Par valleresentouraine
Pas de nouvelles mesures envisagées face à la hausse du chômageLe gouvernement n'envisage pas de mesures supplémentaires pour faire face à l'aggravation du chômage et compte sur la formation professionnelle et les prestations sociales pour en atténuer les effets, ont déclaré Patrick Devedjian et Laurent Wauquiez.
Après le bond de 3,2% du nombre de demandeurs d'emploi à temps plein en novembre, à 2.068.500, le Parti socialiste a réclamé un nouveau plan de relance, ce qu'exclut le ministre chargé du pilotage des mesures annoncées début décembre, Patrick Devedjian.
"Quand vous n'avez même pas mis en oeuvre le premier, se poser la question de savoir s'il en faut un deuxième, c'est de la malice", a-t-il dit à la presse après un entretien avec le Premier ministre, François Fillon.
Les députés engageront le 7 janvier l'examen de deux textes reprenant les principales dispositions du plan de relance estimé à 26 milliards d'euros et dont le gouvernement espère qu'il permettra de créer de 80.000 à 150.000 emplois.
Le plan ne pourra toutefois pas empêcher la dégradation de l'emploi dans certains secteurs, a prévenu Patrick Devedjian.
"C'est au mois de mars que nous allons souffrir", a-t-il pronostiqué.
Selon l'Insee, le taux de chômage en France métropolitaine pourrait atteindre 8,0% au deuxième trimestre 2009 contre 7,2% un an plus tôt.
Après avoir été lui aussi reçu par le Premier ministre, le secrétaire d'Etat à l'Emploi, Laurent Wauquiez, a estimé que les victimes de la crise auraient "besoin du soutien de la formation professionnelle, d'une assurance chômage qui pourra correctement les prendre en charge".
"Tout ce qui nous permettra d'aider les gens, de les sortir de cette période difficile, on le fera", a-t-il ajouté.
Les propositions du PS : "DE L'EAU SUR LE SABLE" suivant Le porte-parole de l'UMP Frédéric Lefebvre
Le porte-parole de l'UMP Frédéric Lefebvre a accusé les socialistes de proposer des "vieilles recettes qui n'ont jamais marché et ont même ruiné la France".
"Augmenter le pouvoir d'achat avec de l'argent public, c'est verser de l'eau sur le sable !", écrit-il mercredi dans un communiqué en réponse à la demande du PS d'augmenter le salaire minimum, les retraites et les minimas sociaux.
Le gouvernement compte sur les négociations entre les partenaires sociaux
Pour atténuer les effets de la crise sur la population, le gouvernement compte sur les négociations entre les partenaires sociaux sur la formation professionnelle, qui pourrait bénéficier aux chômeurs, et sur les nouvelles règles de l'assurance chômage qui pourraient permettre d'indemniser un plus grand nombre de demandeurs d'emploi.
Syndicats et organisations patronales se sont déjà accordés sur la création d'un fonds de formation pour les chômeurs et les salariés les moins qualifiés, mais ils doivent se retrouver le 6 janvier pour boucler leur négociation.
Le gouvernement veut présenter un projet de loi sur ce sujet début 2009 avec pour objectifs d'orienter les fonds de la formation vers les chômeurs et les travailleurs les moins qualifiés, de développer la formation dans les PME, de mieux insérer les jeunes et de simplifier le système.
La négociation sur l'assurance chômage s'est quant à elle achevée le 24 décembre sur un projet d'accord permettant d'indemniser plus de demandeurs d'emploi tout en baissant les cotisations chômage, que les syndicats ont accueilli de façon contrastée.
Ils doivent se prononcer courant janvier sur ces nouvelles règles qui s'appliqueraient aux nouveaux demandeurs d'emploi dans les deux prochaines années.(source agence-PARIS- Reuters) -

Publié le 31/12/2008 à 15:21
Par valleresentouraine
Bercy a annoncé lundi soir un manque à gagner sur les recettes de l'impôt sur les sociétés de 4,4 milliards d'euros par rapport à l'estimation initiale.
Avec la baisse des recettes attendue sur la TVA et sur l'impôt sur le revenu, le déficit total des recettes fiscales en 2008 devrait se monter à "9 milliards d'euros", selon Bercy. Le ministère du Budget a annoncé lundi 29 décembre que le manque à gagner en matière de recettes fiscales au titre de l'impôt sur les sociétés (IS) était pour l'heure évalué à 4,4 milliards d'euros.Alors que la loi de finances initiale tablait sur des recettes de 53,8 milliards d'euros au titre de cet impôt, le collectif budgétaire voté en décembre avait déjà fait état d'une dégradation "de 2,4 milliards d'euros", a-t-on rappelé dans l'entourage du ministre du Budget, Eric Woerth. Le dernier acompte versé par les entreprises le 15 décembre fait état d'une moins-value supplémentaire estimée à "2 milliards supplémentaires", a annoncé lundi le ministère.Le produit de l'IS serait donc de 49,4 milliards d'euros cette année, au lieu des 53,8 milliards prévu initialement. En 2007, les recettes nettes de l'IS avaient atteint la somme de 50,8 milliards d'euros, sur un total de 272,3 milliards de recettes fiscales
.Ce manque à gagner pourrait propulser le déficit public - prévu initialement pour 2008 à 2,9% du PIB - à plus de 3% du PIB, a reconnu le ministère lundi, soit au-delà du plafond autorisé par Bruxelles.La baisse des recettes de l'IS s'explique par la dégradation de la conjoncture économique qui entraîne de moindres bénéfices pour les entreprises.Pour l'heure, il ne s'agit que d'une estimation et les chiffres définitifs doivent être communiqués le 16 janvier. A ce manque à gagner s'ajouteront ceux issus des "recettes de la TVA et de l'impôt sur le revenu", a-t-on ajouté dans l'entourage d'Eric Woerth, en estimant à "9 milliards d'euros" le manque à gagner total en matières de recettes fiscales en 2008.(source: agence)

Publié le 30/12/2008 à 20:41
Par valleresentouraine
Face à la montée du chômage, le PS lance un appel et demande au gouvernement un nouveau plan de relance.
Face à l'aggravation du chômage en France, le Parti socialiste a demandé mardi au gouvernement de lancer un nouveau plan de relance économique. "Combien faudra-t-il de dizaines de milliers de chômeurs en plus avant que le gouvernement se décide à réagir ?", écrit Martine Aubry dans un communiqué.
Le Ministère de l'Economie a annoncé une hausse de 3,2% du nombre des demandeurs d'emploi en novembre, soit 64.000 personnes de plus.
"Ce sont plusieurs dizaines de milliards d'euros de crédits réellement nouveaux qu'il convient de mobiliser, et de financer par une annulation de la Loi TEPA ainsi qu'une réduction des niches fiscales", ajoute le premier secrétaire du PS.
Le Parti Socialiste propose d'augmenter le salaire minimum au 1er janvier, de supprimer les exonérations de charges des entreprises qui ne négocieraient pas sur les salaires dans les six mois. Il suggère aussi "une augmentation sensible des minima sociaux et des retraites".
Il propose enfin de baisser la TVA sur les produits de première nécessité, de rembourser 50% des abonnements de transport en commun et de construire 300.000 logements sociaux. Le nombre de chômeurs s'est établi en novembre à 2.068.500, en hausse de 8,5% sur un an.
Henri KERISIT


Publié le 30/12/2008 à 18:58
Par valleresentouraine
Ce qui va changer en janvier
Loi sur l'audiovisuel, Livret A, prime-transport, coup de pouce à l'achat de logement, assurance-chômage... Le mois de janvier marquera le coup d'envoi de la plupart des réformes préparées en 2008. Voici un rappel des principaux changements à venir. AudiovisuelAprès bien des débats, les préparatifs de la réforme de l'audiovisuel public sont arrivés à leur terme. La nouvelle loi annonce notamment la fin de la publicité le 5 janvier pour les chaînes de télévision publique entre 20H00 et 6H00 du matin, avant une suppression complète d'ici fin 2011.
Epargne Le Livret A sera disponible dans toutes les banques françaises. Après une injonction de Bruxelles, toutes les banques françaises pourront désormais distribuer le Livret A à partir du 1er janvier. Il était jusqu'ici réservé à la Banque Postale et aux Caisses d'Epargne.
Retraites
Les salariés du privé ne voulant pas partir à la retraite à 65 ans pourront prolonger leur activité jusqu'à 70 ans, même sans l'accord de leur employeur. A compter de 2009, les retraites seront revalorisées le 1er avril et non plus le 1er janvier.
Environnement
Le malus écologique sur les voitures les plus polluantes sera annualisé à hauteur de 160 euros par an pour les véhicules émettant plus de 250 grammes de CO2 par kilomètre. Cette mesure ne concerne que les véhicules acquis et immatriculés pour la première fois en France à partir du 1er janvier 2009. Malgré des nombreuses critiques, le système bonus-malus à l'achat d'une voiture est quant à lui maintenu. Il y aura des bonus pour les véhicules neufs émettant moins de 130 grammes de CO2 par kilomètre pouvant aller jusqu'à 1.000 euros, et des malus pour ceux émettant plus de 160 grammes par kilomètre. Les personnes handicapées sont exonérées de ce malus. Un écoprêt à taux zéro sera lancé pour aider les particuliers à financer des travaux d'isolation thermique ou de rénovation énergétique de leur résidence principale.
Université
En dépit des vives protestations qui ont jalonné l'année 2008, la réforme des université continue à prendre corps. A partir de 2009, 20 universités sur 85 géreront elles-mêmes leur budget. Transport
La prime transport devrait faire son apparition. Les employeurs devront prendre en charge la moitié de l'abonnement au transport collectif de leurs salariés pour leur trajet domicile-travail. La SNCF doit quant à elle annoncer en janvier une carte de réduction pour les familles défavorisées et les familles monoparentales attribuée sous condition de revenus . Cette carte sera disponible à partir de février. En Ile-de-France, la "carte orange" disparaît en février, elle sera remplacée par le passe électronique Navigo.
Logement
Il y aura aussi une réduction d'impôt pour l'achat d'un logement neuf destiné à être loué avant le 31 décembre 2012. La réduction, étalée sur 9 ans, est égale à 20% du prix de revient de l'acquisition.
Fiscalité
Les plus haut revenus ne pourront plus désormais échapper totalement à l'impôt par l'intermédiaire des niches fiscales. Certaines niches fiscales seront désormais plafonnées. Il s'agit de niches qui offraient auparavant des avantages fiscaux sans limitation (investissement dans les DOM-TOM, location de meublés...). Maintien de la demi-part fiscale accordée à un parent ayant élevé seul un enfant pendant au moins cinq ans, au-delà des 26 ans de l'enfant. La demi-part était accordée auparavant sans la limite des cinq ans. Les passeports deviennent biométriques et leurs prix augmentent par la même occasion. La passeport coûtera de 60 à 89 euros pour les adultes, de 30 à 45 euros pour les 15-18 ans. Jusqu'à présent gratuit pour les moins de 15 ans, il faudra désormais débourser 20 euros.
Emploi Le 5 janvier, est mis en place le nouvel organisme issu de la fusion entre l'ANPE et les Assedic, Pôle Emploi. Il entre en vigueur après son annonce en décembre.Les partenaires sociaux se prononceront début janvier sur la réforme de l'assurance chômage. Elle vise à modifier les règles d'indemnisation des nouveaux demandeurs d'emploi (à partir du 1er janvier 2009) et prévoit une baisse des cotisations sous conditions (à partir du 1er juillet).
Au 1er janvier, le chômage partiel sera indemnisé sur la base de 60% du salaire horaire brut, au lieu de 50% (texte à parapher par les partenaires sociaux).
Justice
La réforme de la carte judiciaire entraîne la suppression de 55 tribunaux de commerce à partir de janvier 2009. Le "mandat de protection future" entre en vigueur. Il permet de désigner pour soi-même ou pour un enfant handicapé un ou plusieurs mandataires en cas d'incapacité future.
Famille
Les prestations familiales seront revalorisées de 3%. Il s'agit des allocations familiales, de la prestation d'accueil du jeune enfant (Paje), du complément familial, de la majoration d'aide à la famille pour l'emploi d'une assistante maternelle, de l'allocation d'éducation de l'enfant handicapé et de parent isolé notamment. Ainsi, une famille de deux enfants touchera 123,92 euros d'allocations familiales, l'allocation mensuelle de base de la Paje passe à 177,95 euros. Le plafond du montant des cotisations de l'Aged (allocation de garde d'enfant à domicile) est revalorisé de 1,5%. Les aides au logement (allocations de logement, aide personnalisée au logement, forfait charges) sont revalorisées de 2,95%.
(dossier réalisé et consultable sur )

Publié le 30/12/2008 à 11:56
Par valleresentouraine
La baisse du pouvoir d'achat des ménages s'installe dans la durée
L'Insee a confirmé hier la croissance du produit intérieur brut de 0,1 % au troisième trimestre. Le scénario de ralentissement est toutefois toujours d'actualité, et le pouvoir d'achat des ménages recule pour le troisième trimestre d'affilée.
Le léger rebond de croissance enregistré au troisième trimestre a été confirmé hier par l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). " La croissance de 0,1 %, qui était une petite surprise, est confirmée, mais le compte décrit tout de même un ralentissement ", tempère Fabrice Lenglart, chef du département des comptes nationaux à l'Insee. Les exportations ont été légèrement moins soutenues qu'initialement annoncé, et la consommation légèrement plus dynamique. Au total, la croissance pourrait atteindre 1 % sur l'année 2008, si l'activité restait étale au quatrième trimestre. Mais cette hypothèse est hautement improbable, après l'effondrement de la production industrielle en octobre.
Dans ses dernières prévisions (" Les Echos " du 19 décembre), l'Insee table, plus sûrement, sur une croissance de 0,8 %. Surtout, poursuit Fabrice Lenglart, " la situation des ménages continue à être mal orientée ". Le pouvoir d'achat global, qui représente le revenu distribuable en euros constants à l'ensemble des ménages, cède 0,1 % au troisième trimestre, après avoir baissé de 0,3 % au deuxième trimestre et être resté stable au premier.
Avec les polémiques à rebondissement depuis 2004 sur le pouvoir d'achat des ménages, l'Insee publie aussi l'évolution par unité de consommation, qui représente la situation moyenne des foyers, selon leur composition.
Evolution nulle sur un an
Le nombre de ménages progressant chaque année (en raison de la croissance démographique mais aussi des divorces), le pouvoir d'achat doit en effet être partagé entre davantage de personnes : le recul atteint alors 0,3 % au troisième trimestre, après déjà deux trimestres de baisse. S'il reste stable au quatrième trimestre, le pouvoir d'achat connaîtra une évolution nulle, en moyenne, en 2008 par rapport à 2007, indique l'Insee. L'an dernier, l'évolution par unité de consommation atteignait 2,4 % (+ 3,3 % en global). Au troisième trimestre 2008 par rapport aux trois mêmes mois de 2007 (c'est-à-dire en glissement annuel), qui traduit mieux la réalité à l'instant T, c'est un recul de 0,5 % qui est déjà constaté.
Le pouvoir d'achat ne témoigne pas, en outre, de l'appauvrissement, réel ou latent, lié à la chute des cours boursiers : seuls les revenus de la propriété (intérêts et dividendes) sont comptabilisés dans le pouvoir d'achat, dont ils représentent environ 10 %.
Les différentes mesures du pouvoir d'achat
Plusieurs mesures du pouvoir d'achat cohabitent. La plus extensive est le pouvoir d'achat global des ménages, qui mesure le revenu disponible de l'ensemble des ménages, en euros constants. Le pouvoir d'achat par tête tient compte, lui, de l'évolution de la population. Le pouvoir d'achat par ménage corrige l'évolution globale en fonction de celle du nombre de ménages. Enfin, le pouvoir d'achat par unité de consommation tient compte de la composition des ménages et est ainsi plus proche de la réalité perçue. Une pondération est appliquée : le premier adulte du ménage compte pour une unité de consommation, chaque autre personne de quatorze ans et plus pour une demi-unité et chaque enfant de moins de quatorze ans pour 0,3 unité.
Une augmentation possible du pouvoir d'achat
Au premier semestre 2009, le pouvoir d'achat global des ménages progresserait à nouveau légèrement. Mais seulement sous l'effet des revalorisation des prestations sociales, et... des allocations chômage, " en lien avec la dégradation du marché du travail ", prévoit l'Insee.

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