Certainement. Mais dire "j'ai changé" sous-entend que le processus est terminé... Je crois plutôt que j'ai un pied dans le bilan de l'année dernière, qui me permet de voir que j'ai changé, et l'autre pied dans mes projets de cette nouvelle année, qui orientent mes changements à venir...
Voulez-vous savoir ce qui a changé?
Autour de moi, mon frère s'est mis à l'allemand par le biais de Tokio hotel, mes parents ont acheté une véritable ménagerie qui nous suit même en vacances, mes cousines se sont sérieusement maquées et ont trouvé leur vocation. Chez eux, le changement ressemble beaucoup à de la stabilisation.
Et moi? J'ai coupé mes cheveux, je passe mon temps dans un train ou un avion, j'ai essayé le foot, et le russe, puis le patinage, j'ai assagi mes goûts musicaux, je me suis découvert une passion pour la conception web, j'ai oublié certains de mes rêves, j'ai renoncé à ceux dont je me souvenais. Quand j'ai fait le bilan de toutes les escales de mes intérêts à une autre amie (parfois, il est des gens que l'on n'a vu que quelques jours, qui comprennent mieux votre coeur que vos connaissances de toujours), elle a espéré que je ne renoncerai pas au patinage.
A l'heure d'aujourd'hui, c'est trop tard. Je m'y suis investie si profondément, et j'ai tant reçu en retour, que c'est la seule chose de solide dans ma vie. Peut-être un semblant de durable. Cela fait désormais partie de moi, et si je m'en détachais, les personnes qui critiquent ma passion seraient les premières à en être désorientées. Ma résolution cette année, ce sera de ne plus accorder d'importance à ceux qui me jugent, à condition de ne pas moi-même juger les goûts et choix des autres, pour trop savoir que cela blesse.
Et pour cette nouvelle année, je vous souhaiterai, à l'image de Marc-Aurèle :
Que la force vous soit donnée de supporter ce qui ne peut être changé et le courage de changer ce qui peut l'être, mais aussi la sagesse de distinguer l'un de l'autre.
