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Serein... et sous le soleil.
L'esprit un peu trop léger ?
Ne pas en profiter, non, cela ne dure qu'un temps...
Faut pas se leurrer, l'illusion est trompeuse.
Heureusement, il y a la fatigue du corps, les jambes lourdes,
le souffle haletant, le coeur qu cogne,
le sang qui irrigue les toxines jusqu'aux extrémités, les jointures qui craquent.
Faut dire qu'ici aussi, ça pédale, ça cravache, ça grimpe, ça tourne,
ça descend... et au bout du compte ?
Rien ! Pas de victoire, pas de défaite...
Rien ! Un bidon d'eau du robinet et une folle envie d'un clope de gris.
Mais la cigarette sera pour plus tard.
Car ici, il n'y a personne pour masser, pour réconforter,
personne pour préparer le repas, faire le café... personne.
Décidément, non, la prochaine prise de nicotine devra attendre.
Le plaisir en sera plus intense encore, peut-être ?
Tout ça, pourquoi ? Pour rien.
Non, encore non !
A présent, le corps se repose, il essaye en vain de se reconstruire.
Et pendant ce temps, l'esprit se libère.
Un peu trop léger, certes.
Place à la lecture.
Petit cerveau, matière grasse et non grise, s'excite, s'emballe...
"Les gens disaient l'étable" , Le Grand Miroir, édition Luc Pire.
M... J'arrive déjà à la fin.
Je vous laisse, je déguste. On en reparle après.
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