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Your life is like a Rubin Steiner concert
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Publié le 01/11/2007 à 20:01
Par zowee

Vacances oblige, il est temps denvoyer un petit lien presque archi connu: les concerts a emporter de la Blogothéque.

http://www.blogotheque.net/concertaemporter/

Le principe est simple: filmer des groupes dans les rues, les metros, les bars, les ascenceurs de Paris ou ailleurs qui essayent de defendre leurs chansons tant bien que mal. De nous jours, le but de la chose est louable: remettre la musique au centre du débat et surtout mettre l 'artiste en danger et lui permettre de faire (enfin) son travail. Paradoxe ultime: ce n'est surement pas les artistes les plus reconnus qui accepteront de se preter au "jeu".

Parmi les musiciens deja croisés par ici:
I'm From Barcelona joue ses deux tubes ,
http://www.blogotheque.net/article.php3?id_article=2417

Architecture In Helsinki, probablement les plus doués pour ce genre d'exercice d improvisation, joue les deux meilleurs morceaux de leur dernier album dans les quartiers populaires du XXième arrondissement:
http://www.blogotheque.net/article.php3?id_article=3275


Les Alamo Race Track sen sortent moyen
http://www.blogotheque.net/article.php3?id_article=2610

Et recemment Malajube est impressionnant dans son « Montreal -40°C »
http://www.blogotheque.net/article.php3?id_article=3450


Publié le 29/10/2007 à 18:59
Par zowee

Apres une longue et epuisante seance de mise a jour pour cause de suppression de posts par ce cher hebergeur, passons tout de suite a la suite, un excellent concert des hollandais d'Alamo Race Track.



Au milieu d’une semaine chargée, comme toutes les autres dailleurs, un petit tour par la flèche d’or dans le XXième pour la soirée Fargo All Stars qui présente comme son nom l’indique les « stars » du label Fargo. Bon, le mot star est très relatif… C’était surtout l’occasion de voir se produire les inventifs Alamo Race Track. Comme d’habitude pour les soirées gratuites de la flèche d’or, on arrive tard (22h), on poireaute pas mal de temps dans le froid (30 minutes) puis on rentre dans l’ancienne gare quasi bondé où il fait une chaleur d’enfer. Toujours, comme d’habitude, on se tape un premier groupe qui nous laisse de marbre : Quidam, du rock plus ou moins élégant chanté en francais avec une voix désagréable. Le temps de s’ennuyer, il est déjà minuit et les Alamo Race Track prennent la scène. En plus des quatre membres originels, trois musiciens ont rejoint la formation ce qui leur permet de restituer fidèlement leur son original. On compte un violoncelliste, un percussionniste, enfin genre   un  deuxième batteur, puis un xylophoniste (ca c’est celui qui joue du xylophone, enfin vous avez compris…). Le groupe synthétise parfaitement toute la pop d’aujourd’hui a travers ses titres plus épique qu’Arcade Fire et plus mélodique que je sais pas qui. La formation sur scène est excellente, montant chaque chanson en épingle ce qui donne un concert jouissif du début à la fin.  Le groupe joue pendant seulement ¾ d’heure (gratuité oblige) mais aligne les excellents titres de son deuxième album « Black Cat John Brown » sans jouer aucun titre du premier album. Après un inédit, enfin il me semble, Alamo Race Track conclue avec un certain succès sur « The Northern Territory », une des meilleurs chansons de ce dernier album.

Allez hop détour OBLIGATOIRE par ici:
http://www.myspace.com/alamoracetrack


Publié le 08/10/2007 à 18:54
Par zowee


Début octobre, déjà : la rentrée c’est fini. A vrai dire, on a de la chance, la prochaine étape sera la sortie… Heureusement, il y a de quoi divertir les foules en ce début d’année : après la victoire de samedi, tout français moyen s’apprête à envahir sa rue le 20 octobre au soir. « Comme en 98, mec ! ». Ouais, ouais, c’est ca. Vivement la prochaine coupe du monde en France…Nicolas est sur le coup. Pendant ce temps-là, en Angleterre, Radiohead, le groupe le plus important de ces dix dernières années (parce que quoi qu’on en dise, c’est de ça dont il s’agit), annonce un nouvel album dix jours avant sa date de sortie alors qu’on ne l’attendait plus avant 2008 (« In Rainbows », sortie le 10 octobre). Le lendemain, le groupe annonce que l’album sera téléchargeable pour une somme laissée à l’appréciation de l’acheteur. Pour résumer : gratuit si on veut.  Après presque quinze ans d’activité, Radiohead se paye le luxe de travailler et surtout diffuser complètement en marge de l’industrie musicale. Les majors sont en furie : ils ont perdu une bataille contre le téléchargement gratuit.

 Voila. Et pendant ce temps-là à Cergy, il ne se passer rien.  Alors pour tuer le temps, je me suis infiltré (pour la modique somme de 5€ et un pneu) dans deux concerts du festival « Voix/ Publics », un festival  de chanson française dans le Val d’Oise.

Vendredi soir à l’Observatoire de Cergy, le dandy Camille Bazbaz déployait son soft reggae devant une foule avoisinant largement la quarantaine. L’homme trône au milieu de la scène avec son synthé old school, accompagné d’un groupe multiethnique mais professionnel. Mais il semblerait que les dernières chansons ne sont pas au niveau de l’album précédent « Sur le bout de la langue », d’où est d’ailleurs extrait l’agréable (ou très énervant à deuxième écoute) tube éponyme. Si on rajoute à cela le mode automatique du groupe qui à l’air de jouer ce concert depuis des lustres, cela devient rapidement très ennuyant. Je m’assoupis légèrement au milieu du concert puis je suis réveillé par « Psychologie féminine » (toujours extrait de l’album précédent) où le groupe produit un final intéressant. En fait, c’était la fin. Le rappel : une reprise et trois chansons sans aucun intérêt.

A côté de ça, le concert de Rose au Forum de Vauréal semble être d’une grande fraîcheur et spontanéité.  La salle est pleine à craquer pour accueillir un « nouveau talent de la chanson française ». Rien que ça… Trois jeunes (enfin presque) hommes proprets entrent en scène, on comprend tout de suite qu’on n’assistera pas à une révolution musicale ce soir. Ceci dit, même si la plupart des chansons de Rose ressassent les thèmes habituels de la « nouvelle chanson réaliste française» (Ah ! je suis désolé pour le stéréotype, mais tout le monde voit  bien le genre), l’ambiance générale du concert est réjouissante grâce au parti pris du « tout guitare ». Sur les chansons d’inspiration plus poétique (Oh…), on pourrait presque dire que Rose est folk. En rappel, une reprise (décidément…) d’une chanson de Bob Dylan sera un massacre, bien sûr !

Ben, comme dirait Luz : « J’aime pas la chanson française ». J’aurais au moins essayé…

Publié le 19/09/2007 à 18:52
Par zowee


Auteurs du meilleur album pop de 2005 avec « In Case We Died », les 8 membres d’Architecture in Helsinki (AIH) (qui ne viennent pas du tout de Finlande comme vous vous en doutez, mais d’Australie) viennent tout juste de publier un nouvel effort, dans le fameux vide intersidéral culturel de l’été. Même si il contient d’excellents titres tel « Heart It Races », « Like Or Not », ou encore « Nothing’s Wrong », « Places Like This » n’arrive malheureusement pas au niveau de l’album précédent. Bon j’avais raté le showcase de la flèche d’or en mai dernier. Plus précisément, il m’avait été impossible d’entrer. A vrai dire, beaucoup de monde était resté sur le carreau. Et c’est encore une Maroquinerie complète qui accueille les australiens ce soir.

Ouverture avec Yacht, homme seul face son Mac. On a toujours une petite appréhension sur les artistes solo à jean troués. Encore plus si cette artiste solo possède pour unique instrument un ordinateur, un Mac étant clairement le summum à fuir. C’est généralement le moment d’aller visiter les recoins de la salle que l’on ne connait pas ou ceux que l’on connait par cœur mais qui sont tout de même bien agréables (non je ne parle pas du bar mais des toilettes). Mais ce soir là, j’avais décidé de rester. Peut-être parce que les toilettes étaient bouchés (vérifié quelques minutes auparavant) ? Bon, je ne sais pas ce qui a traversé ma tête. Evidemment, Yacht nous fait le coup du « play » puis je me mets au milieu de la scène pour interpréter des danses bizarres. Mais dès qu’il commence à chanter, il se passe quelque chose. Le mec  y met du cœur, bouge de manière de plus en plus inventive et emballe la salle en deux titres electro-rock. La suite c’est du bonus. Descente au milieu du public, séance questions du public en plein milieu du set et plancher de la scène qui tremble lors de ses multiples bonds. Yacht quitte la scène avec un succès certain.

AIH, présents en quintette ce soir, installent eux même leur matos puis démarrent leur set par un titre de « Finger’s Crossed » leur premier album avant d’enchainer sur quelques titres obscurs de dernier album. Le son est bon, le groupe joue bien, mais le public semble rester perplexe face à ces nouveaux titres. Puis « It s 5 » premier titre de ce soir du chef d’œuvre « In Case We Died » déclenche l’hystérie. AIH joue vite : en un peu plus d’une heure, la plus part des titres du dernier album et du précédent sont interprétés, ces derniers déclenchant une vague d’applaudissement à chaque début de morceaux. Même si le groupe a l’habitude de jouer su des instruments hors du commun, la transition vers des instruments plus classiques pour la scène est clairement réussie, certains titres étant réarrangés pour l’occasion.  Après un « Neverneverdid » incroyablement puissant, AIH conclue par un rappel avec « Do The Whirlwind », un des meilleurs titres de « In Case We Died » puis  l’excellent single de ce dernier album « Heart It Races » accompagnés par tout le public de la Maroquinerie.  Même si les australiens n’arrivaient jamais a égaler leur second album, il ne faudra pas les manquer en concert : il est clair que ces musiciens savent  faire des concerts joyeux et dansants et partager beaucoup de choses avec leur public.


Il na toujours pas trouvé une place pour la plante...

Publié le 15/08/2007 à 21:29
Par zowee


Vous avez remarqué: c’est l’été et y’a pas grand-chose à faire.Comme tous les étés, les majors du disque (a part Sony BMG semble t-il) bradent leurs fonds de catalogue à 6,99€ chez tous les grands disquaires. Ca fait pas mal de cd pas chers: ces 3 majors réunis représentent plus de 50%
de parts de marché sur le marché mondial pour les productions musicales. Une bonne occasion pour se plonger (ou replonger) dans quelques classiques. Consommer semble une bonne alternative au vide intersidéral de l'été...Donc petit tour (très) rapide de ces soldes estivales à travers une sélection totalement subjective dans chacune des catégories variétés (plutôt foireuses) de la Fnac :


Dans la catégorie «Variété française », on pourrait écouter (et acheter !) :

Serge Gainsbourg « L’homme a tête de chou » 



Au milieu des années 70, Serge Gainsbourg est à son zénith. Après la symphonie Melody Nelson en 1971 puis le plutôt scandaleux « Rock Around The Bunker », Gainsbourg décide de nous raconter sa fabuleuse histoire avec Marilou. Album transgenre, musique avant-gardiste avec des paroles délicieuses à double sens plus ou moins chantées, la musique de l’homme à tête de chou est beaucoup plus hermétique que les pépites pop des années 60. D’ailleurs l’album fera des ventes très faibles comme les précédents Gainsbourg de la décennie 70. Plus tard, dans les années 90, cette série d’albums reviendra sans cesse dans les influences des jeunes groupes anglais  et il est indéniable que ce sont les meilleures productions de toute la carrière de Serge Gainsbourg. Celles qui lui ont permis d’être le seul artiste français à réussir à traverser la Manche (avec Michel Polnareff) avant la French Touch en tout cas.



Dans la catégorie « Pop,rock » on pourrait écouter:

Blur « The Great Escape »



1995, la pop anglaise est a son apogée : Oasis publie « (What’s the story)Morning Glory » et Blur publie son dernier et meilleur album de sa période britpop. Beaucoup plus estival que l’album de Gainsbourg ! Sans atteindre la perfection des derniers albums de Blur, « The Great Escape » est une très bonne synthèse de cette première période avec des tubes hédonistes (« Country House », « Charmless Man »), des ballades, une bonne dose d’humour  musical (c’est fin !) et comme a chaque fois, au risque de pondre quelque chose de pas très homogène,  Blur essaye : des nouvelles constructions de chansons, des nouveaux sons pas vraiment pop…Une stratégie payante : aujourd’hui, Damon Albarn semble être le meilleur songwriter de toute l’Angleterre avec son hyperactivité et ses multiples projets, tous aussi excellents les uns que les autres alors que les frères Gallagher, toujours bloqués sur le même son, n’ont pas publié d’albums crédibles depuis…heu…1995 ?


Dans la catégorie « Rock français », on pourrait écouter:

Noir Désir « Du ciment sous les plaines »




On peut reprocher beaucoup de choses à Noir Désir notamment d’avoir tellement marqué le « rock français » que la plupart des groupes du genre n’arrive pas à s’en affranchir aujourd’hui.  D’où la vague de rockers avec textes pseudo-psychologiques en français qui cultivent le sillon « zéro second degré». Chian à mourir, intérêt quasi nul. A  vrai dire ni Eiffel, ni Luke (pour ne citer qu’eux), n’arrivent à la hauteur des albums de la bande à Cantat. Ce 3ième album est probablement l’album le moins connu du groupe,  contenant aucun tube et se cachant derrière une pochette rouge rose particulièrement moche, ressemblant à rien de connu auparavant. En s’y plongeant, on y découvre un album de rock cohérent du début jusqu’à la fin avec des excellentes chansons (« en route pour la joie », « si rien ne bouge »), l’album précédent et suivant du groupe ayant pour principal défaut leur trop grande hétérogénéité. Bien avant le calibrage médiatique des derniers albums, probablement ce que le combo bordelais a publié de plus intéressant, en tout cas de plus pur. 


Dans la catégorie « Soul, Funk, Rap », on pourrait écouter:

Prince & The Revolution « Parade »




Contrairement a aujourd’hui, Prince est une énorme star au milieu des années 80 et publie en ces temps là ses meilleurs albums à tendance jazz-funk plutôt psychédélique. « Parade», qui devait être un double album à l’origine, est une sorte de concept album ou plus précisément, la bande originale du deuxième film de Prince « Under the cherry moon ».  Les 12 titres de l’album s’enchainent les uns aux autres par des ponts assez foutoirs mais délicieux. La plupart des titres sont courts et ne sont pas vraiment construits comme des chansons pop habituelles, il est difficile d’extraire des morceaux de ce magnifique ensemble. On y distingue tout de même « Under the cherry moon » avec son arrangement baroque, tube non exploité, le très puissant et funky « Kiss » qui sera un des plus gros tubes de Prince et le magnifique « Sometimes it snows in april »  qui clôt l’album ou l’artiste nous montre tout son talent de mélodiste. Le reste n’est que pur bonheur pour celui qui est prêt à écouter ce genre de musique pas très présente sur nos radios.


Dans la catégorie « Rock indépendant», on pourrait écouter:

Phoenix « United »




La french touch vient tout juste de se terminer lorsqu’un nouveau groupe, toujours en provenance de l’ouest voire du sud-ouest de Paris,  sort son premier album.  Des chansons pop rock surproduites à la sauce électro du moment : ca donne de la pop un peu funky qui est toujours d’actualité en 2007. Gage de qualité, les anglais adopte de suite les versaillais, les clips tournent en boucle sur MTV alors que l’impact de Phoenix sur leur territoire sera quasi nul. Mais la grande force de Phoenix est de savoir nous plonger dans leur univers avec intro et outro instrumentaux, des chansons taillés pour le dancefloor, un titre rock’n’roll, un titre de 9 minutes qui traverse de multiples genres et puis une poignée de titres pop parfaits. Un album de grande classe.


Dans la catégorie « Electro », on pourrait écouter:

Massive Attack « Blue Lines »




Nous sommes à la fin  des années 80, à Bristol, a l’ouest de l’Angleterre.  Un groupe issu de la scène locale (du collectif Wild Bunch) décide de faire un album à contre courant, à l’opposé des musiques légères et festives du moment.  Leur musique lascive, plutôt hermétique à première écoute, est entièrement composée sur machines avec des passages chantés ou rappés.  L’album rencontrera un succès énorme à travers le monde et posera les bases de la musique trip-hop. Même si les albums suivants du groupe ne seront pas aussi exceptionnels, Massive Attack donne le ton à toute la musique des années 90 avec « Blue Lines », en particulier au niveau des sonorités.



Enfin, dans l’inquiétante catégorie «Hard rock»,  on pourrait écouter:

Queens Of The Stone Age
« Songs for the deaf »





En 2002, après le très bon “Rated R” deux ans plus tôt, Josh homme parvient au sommet de son art stoner  en invitant l’ex batteur de Nirvana, Dave Grohl, derrière les fûts. Son énorme, puissance indéniable de tous les instruments, de la batterie de Dave à la guitare ultra saturée et omniprésnete de Mark Lanegan  ou celle tranchante de Josh Homme, l’album des Queens Of The Stone Age est clairement jouissif. Même si la musique du combo californien est sombre, les mélodies  bien trouvées ou tout simplement idiotes (comme dans les deux titres bonus) donnent un côté vraiment réjouissant a ce brûlot. Les deux albums suivant du groupe, plus avares en mélodies seront d’ailleurs des réussites mitigées…

    
Publié le 22/07/2007 à 19:01
Par zowee

Premier (et peut-être dernier) gros festival pour ma pomme cet année avec la première édition de la Garden Nef Party à Angoulême. Une grande scène, une petite pour des concerts plus confidentiels et un magnifique théâtre de verdure avec vue sur la ville, voilà pour le site.



Jour 1.

Le groupe bordelais Gâtechien ouvre les hostilités à 18h30 le vendredi sur la petite scène. Duo basse batterie avec une grosse patate, ca a dû faire mal dans les caves bordelaises.  Mumm-Ra attaque la grande scène du festival. Le rock de ce groupe anglais reste assez classique, s’écoute d’une oreille pendant qu’on retrouve ses copains et qu’on visite le site. Une très grande partie du public étant venu voir le rock pompier de Muse ce soir, il y a déjà foule qui squatte les premiers rangs lorsque !!! (chk chk chk) déboule. Même si le dernier album des américains « Myth Takes » est un peu plat, le groupe bénéficie d’une excellente partie rythmique et leurs chansons disco funk peuvent rapidement devenir des bombes en live. Le chanteur possède une énergie incroyable, parcourt la scène dans tous les sens. Malheureusement, il est un peu tôt, il fait encore jour, le public angoumoisin se réveille légèrement… Apres deux tranches de pain de mie et des rillettes (aliment officiel des charentais et encore plus des festivaliers charentais), Albert Hammond Jr, guitariste des Strokes et auteur d’un album pop gentillet sorti cette année, investit les lieux.  Il remplace Lily Allen, défection du dernier moment pour motif inconnu. On peut dire sans trop se risquer qu’on a rien perdu au change. Parfait techniquement, son énorme (c’est par ailleurs le seul groupe qui a fait une « vrai » balance pour le concert de ce soir), Albert et ses musiciens au poil explosent littéralement les chansons de son album solo et nous jouent des nouvelles compos plus pêchues. Alors plutôt que de poser la question « à quand le nouvel album des Strokes ? », on va plutôt lui demander « à quand le nouvel album solo ? ». 22h40, dernier accord en furie deMr Hammond Jr. Si ce n’est pas le meilleur concert du festival, c’est au moins la meilleure surprise de ces deux soirs. La pression monte d’un cran pour l’attente de Muse. Le groupe arrive à l’heure dans un grand fracas de musique pompeuse et de distorsions avec light show énormissime à l’appui. Trois sur une scène géante avec un quatrième musicien sur quelques titres, entourés de matériels électroniques, les Muse ne semblent jamais communiquer entre eux et jouer comme des machines. Mais le groupe remplit son rôle en jouant du rock pour stades en furie avec mauvais goût irréprochable. On se croirai presque à un concert de Daft Punk avec toutes ces lumières. Orgie sonore.  Le répertoire est constitué essentiellement des deux derniers albums, s’écartant sur « Origin Of Symmetry » que très rarement, notamment  avec « New Born » et "Feeling Good".  Un show de Muse, c’est quelque chose à voir mais ca peut rapidement devenir un enfer pour des oreilles non averties. Croisé plus tard dans la soirée (ou plus tôt dans la matinée), Mathew Bellamy, le responsable de tout ce vacarme, semble être un homme d’une sobriété désarmante, à l’ opposé du concert qu’il a créé…


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Jour 2.

Ce deuxième jour promet plus de surprises avec plus de groupes, plus tôt et plus tard. C’est pour Arcade Fire que la plus part des gens se sont ce soir déplacés, premier concert des excellents canadiens dans nos contrées du sud ouest de la France. Ouverture bruitiste semblable à la veille avec les Jettators sur la petite scène. C’est bordelais, c’est pas mauvais. Art Brut entame sur la grande scène ce samedi. Même si il semblait très difficile de donner suite à l’album potache sorti en 2004 « Bang Bang Rock’n’roll », les chansons du nouvel album sont très énergiques et passent bien sur scène. Eddie Argos, le leader pathétique du groupe,  a la patate et nous fait la totale : saut à la corde avec le micro, escalade des piliers de scène. Le concert est hilarant, chaque chanson du premier album est un pur plaisir auditif. Après une petite visite de Fatty et Shorty, qui reprennent des chansons des Ramones en plein milieu du site, c’est déjà l’heure des rillettes charentaises. Puis les fans multicolores des Klaxons se pressent vers la grande scène. Les quatre jeunes débarquent dans un attentat sonore proche de Muse et jouent leur premier titre que le public met deux minutes à reconnaître.  De l’intérêt de faire une balance, bande de branleurs.  La sirène puis la voix criant « DJ » annonce un « Atlantis To Interzone » qui est un massacre en règle. Même si le son s’améliorera durant le concert, il est indéniable que les Klaxons savent jouer aussi bien que les Naast. Pourtant excellent sur album, les Klaxons ont la matière pour faire quelque chose de génial sur scène. Allez hop, au boulot les gars. La plus grosse déception du festival qui arrive au mauvais moment quand on sait que les très mauvais scéniquement Claps Your Hands Say Yeah et les très irritantes Cocorosie jouent juste après sur la grande scène. Les premiers, CYHSY sont moins catastrophiques que prévus. Le concert repose en grosse partie sur le premier album et le groupe commence à pas mal maitriser la chose. Reste toujours les gros défauts : la voie nasillarde, certains arrangements qui disparaissent en live alors que sur album, ils sont délicieux. Puis Cocorosie. Catastrophe annoncée. Harpe, piano,  beat box des années 90.  Musique qui ressemble a rien, images des bisounours, je cherche encore l’intérêt. Comme la veille, la pression monte lorsque que le décor des Arcade Fire s’installe. Fidèle à leur réputation scénique, les canadiens nous livrent un concert d’1h30 magnifique. Le décor est constitué de petits écrans sur lesquels on peut voir chaque membre du groupe.   Envolées lyriques, rotation de personnel pour tous les instruments sont au programme. La première partie du concert s’articule autour du dernier album « Neon Bible » interprété avec fougue. Puis Arcade Fire s’attaque aux titres de « Funeral », le public réservant un  succès à chacune des chansons de ce premier album. Les canadiens maitrisent parfaitement ces vieilles chansons et livrent ce soir des interprétations incroyables de ces pépites pop. Il est déjà 1h30 lorsque Lcd Soundsystem arrive pour conclure ce festival avec grâce. Avec 1h de show, les américains donnent ici un best of de leurs deux albums avec des versions allongés de leurs titres. Jamais l’électro rock de James Murphy n’a aussi bien sonné que dans  ces champs immenses et même si beaucoup de monde a quitté les lieux après Arcade Fire, Lcd au sommet de sa forme livre ici un des meilleurs concerts du festival. Conclusion annoncée sur le magnifique « New York I love but you’re bring me down »… Le temps de repasser par le stand rillettes avant de repartir jusqu’à l’année prochaine probablement vu la qualité d’organisation et de programmation de cette première Garden Nef Party.

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Publié le 07/07/2007 à 19:56
Par zowee

C’est à une centaine de kilomètres au nord de Bordeaux qu’il fallait ce weekend end faire le déplacement pour assister à l’unique concert en France de The Rapture cet été. Enfin, l’unique, c’est bien ce qu’il me semble car j’ai un petit doute sur les concerts passés… Léger doute. Dans un tout petit festival donc, situé à Montendre et intitulé Free Music Festival, on se demande bien  comment les  new-yorkais ont atterris là-bas…




Première impression de l’ambiance : camping du festival complet qui déborde sur la route en terre qui est sensé être le  parking et qui lui aussi déborde alors que les portes de l’arène ne sont même pas ouverte.  Heureusement, le camping municipal a bien voulu nous accueillir pour la non modique somme de 12€. Nous pénétrons sur le site vers 21h avec une meilleure ambiance que l’extérieur  ne laissait présager. Et c’est TTC qui entame son concert, apparemment assez attendu.  Ouverture avec un morceau de Dj Orgasmic, puis « Musclor » qui se trouve sur l’album de Para One. Des chansons incongrues suivront : « Du sang sur le dancefloor », « Catalogue », «Only you », Teki Latex nous chantera même sa dernière sucrerie pop « Les matins de Paris » (en duo avec Lio sur la version album). Rien à dire, le groupe est bon sur scène et s’amuse à mixer des tubes ultra connus avec leurs chansons: il arrive même à faire chanter le public sur Ace Of Base ! Les choses sérieuses commencent quand TTC entame les chansons de son dernier album « 3615 TTC » .Le groupe met réellement le feu au public pendant une demi heure et conclue avec succès avec «Dans le club ».

Après une pause vers les stands classiques du festival, altermondialistes, écologistes, sandwiches, enfin ce genre de choses, c’est Rinocerose qui entre sur scène. Le groupe joue de l’électro-rock assez puissant, quelque part entre New Order et Nin Inch Nails. Pour soutenir le truc, des images sont projetées sur des écrans derrière la scène et les guitaristes prennent des poses héroïques.  Une chanteuse (ou un chanteur ?)  afro rejoindra le groupe pour éructer quelques chansons. Le tout est très puissant, très dansant. Voilà un groupe un peu chiant sur disque mais qui se déguste avec plaisir en live. La plus grosse partie du public restera au niveau de la dégustation…

Il est minuit et le site commence à être jonché de bouteilles et verres vides (ou pas) et de personnes gisant sur le sol. C’est le moment que choisi le ciel ou les nuages, enfin je sais pas qui c’est qui décide de ça moi, pour balancer une petite pluie que personne n’ attendait. Nous voilà à s’abriter sous la devanture du stand de hot dog frites avec des gens plus ou moins agités, plus ou moins imbibés aussi.

Pourtant la pluie s’arrêtera à 00h45, juste pour le début de The Rapture. Class. Du coup le devant de scène est quasi vide pour la tête d’affiche de la soirée. Malheureusement, la prestation des américains ne sera pas à la hauteur des espérances. Le groupe est mou et semble vraiment usé par leur tournée estivale, qui ne fait pourtant que commencer. Aucune touche d’originalité n’est réellement apportée par rapport à l’album… Les chansons du deuxième album, pas mauvaises dans l’ensemble,  passent  très tranquillement. Puis au bout d’une heure de concert, le groupe se lance dans le tube du premier album « House Of Jealous Lovers » qui semble vraiment les booster. Les 2 ou 3 chansons restantes seront meilleures que les précédentes, le groupe commençant vraiment à chauffer apparemment. Mais ça sera la fin du concert…

Un dernier tour par le camping du festival s’impose : beaucoup de personnes sont venues pour le camping sans vraiment entrer dans le festival. Un sound system a été installé, des gens en transe devant, ambiance technival. Les quelques personnes qui sont allés au festival officiel ce soir retiennent la prestation de TTC. Le festival de Montendre  s’était lancé le pari d’inviter des groupes inhabituels des petits festivals régionaux pour la deuxième soirée du Free Music à travers un groupe américain et un groupe français qu’on voit peu sur scène (Rinocérose) apparemment le pari n’est pas vraiment réussi.  Espérons que les organisateurs ne baisseront pas les bras l’année prochaine…

Publié le 24/06/2007 à 15:17
Par zowee

Une photo prise de mes propres mains (qui est également sur le tout premier billet de ce blog)  a été utilisé pour illustrer une émission de France 3 Aquitaine sur les Cocktails Bananas. Cette émission sera visible le mardi 29 juin à 10h50.

Voila.

Un début de carrière de photographe, sans aucun doute!


http://aquitaine.france3.fr/emissions/c-est-mieux-le-matin/32240476-fr.php

Publié le 17/06/2007 à 14:54
Par zowee

Eysines Goes Soul donc, allias la traditionnelle fête de début d’été, organisée par l’association bordelaise Allez Les Filles avec les rennais de Bikini Machine en tête d’affiche cette année. Ce mini festival à l’avantage de présenter en concert gratuit autre chose que les horribles groupes habituels  de musique festive. 



Les Bookmaker sont sur scène lorsque nous mettons les pieds au domaine du Pinsan. Leur mélange de funk, rock, ska, enfin un peu tout ce qui traîne est peu convaincant. L’herbe sera donc parfaite pour déjà faire une pause. Il faut par ailleurs saluer le magnifique travail des employés municipaux d’Eysines qui nous présentent ce soir une herbe d’un vert magnifique.

Pendant que  nous testions l’herbe, la Chorale à Deux Balles est venue chanter a cappella sur scène quelques refrains connus. Ca valait bien un peu plus que deux balles. Enfin quand même pas trop.

Le public semble doucement délaisser l’herbe pour le devant de scène lors de l’arrivée des Lost Communists.

Bon, les groupes de rock’n’roll, on connait, c’est toujours la même histoire, les même poses héroïques. C’est sans compter sur la qualité habituelle de programmation d’Allez Les Filles qui sait toujours sortir Le groupe efficace inconnu au bataillon et qui dénichera toujours plus d’excellents groupes que n’importe quel mensuel de rock français.

Les communistes perdus


Nous voilà donc avec ces cinq mecs habillés à la russe (période stalinienne pour les spécialistes), jouant des riffs imparables pendant une heure et qui possèdent une maitrise de la scène évidente… Le style est simple mais ultra efficace.

Le guitariste a une gueule d’ange, le bassiste une gueule qui doit faire peur dans le noir, le clavier une gueule russe amateur de vodka de jour et de nuit. Le chanteur a une voix puissante, et ressemble à Ben Harper. Physiquement seulement, hein… Une claque.

Guitares des Bikini prêtes

 

23h40 Bikini Machine. Auteur d’un album pas mauvais mais qui pourrait être bien meilleur sorti l’année dernière, les cinq bretons poussent réellement leurs titres à la limite sur scène. Dès le début, la barre est placée très haut avec les quatre meilleurs titres de l’album enchainés. Pourtant, pendant une heure et quart, ils arrivent à maintenir la tension avec quasiment aucune baisse de qualité (la reprise de « la fille du Père Noël de Dutronc » est un délice !) et le groupe démontre de réelles qualités de showmen : rotation des membres dans la position du frontman, petites piques pour le public ou d’autres groupes entre les chansons. Comme leur collègue de label Mr Rubin Steiner, Bikini Machine réussi sur scène à rendre le mariage musique électronique / rock’n’roll vraiment crédible. Ca frôle le concert parfait.

 

http://www.myspace.com/thelostcommunists

www.myspace.com/bikinimachine

Publié le 08/06/2007 à 16:18
Par zowee

Il ne restait pas grand monde hier au soir pour assister au concert du trio rock’n’roll Little  Barrie à la Maroquinerie. Les fans de pop s’étaient donnés rendez vous au Nouveau Casino pour voir Malajube et les fans d’electro à la Cigale pour les ultra hype Justice (que même Rachida Dati elle kiffe !)

On a pourtant eu droit a quelque chose d’une grande qualité et c’est peut-être à la Maroquinerie qu’il fallait être hier soir…

Pour situer le truc, Little Barrie est un groupe anglais dont je jeune frontman est une sorte de guitariste de la grande époque. Leur dernier album « Stand Your Ground » est sorti l’année dernière, produit par Dan The Automator (Gorillaz, entre autres…).



La première partie est un groupe français, Eldia, jouant du rock plutôt classique. Sympa, à part un mauvais goût assuré pour les tenues de scène, pseudo mode des années 50. Le physique, la moustache, le chapeau et surtout le micro donnent l’impression que Lou Bega s’est trouvé un backing band pour jouer du mambo.

Les Little Barrie débarquent tous vêtus blanc et noir, les cheveux cachant leur visage. Dès l’intro de la batterie de la première chanson, on sent bien qu’on n’a pas à faire à des similis rock stars mais des mecs qui sont là pour jouer quoi qu’il arrive (même si ce soir il n’arrivera pas grand-chose si ce n’est une perte de baguette qui coutera au batteur  une moitié de chanson à la main). Sans vraiment inventer quelque chose de nouveau,  Little Barrie redore le blason du trio rock’n’roll : toutes les chansons sont simples, accrocheuses et font mouche dans le public.


Le concert ne cesse de monter en intensité jusqu’au morceau final, apothéose incroyable. Le public explose pour rappeler le groupe qui achève le public avec un unique titre.

 

Certains groupes (français) m’avaient fait perdre foi dans le rock’n’roll. Je me repens…

 

 

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