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Publié le 26/05/2007 à 14:51
Par zowee
Double rendez vous hier soir, avec tout d’abord un showcase du groupe Of Montreal au Virgin du Louvre puis un concert de Sunshine Undergound, groupe anglais ayant sorti un excellent disque electro rock à la sauce The Rapture-DFA en 2006. Bon, dans les faits, il y eu d’abord un rendez vous avec une pluie torrentielle dès l’arrivée sur Paris. Quelque chose d’assez incroyable…Les marches du métro de la station « Porte de Pantin » se transforment en cascade avec de l’eau qui coule sur la voie et des agents de la RATP tout affolés avec leur talkie-walkies. Inutile de dire qu’un vendredi soir, veille d’un week-end de 3 jours (enfin pour certains…), ça fait désordre. Le retard fut donc fatal pour le showcase d’Of Montreal qui joua seulement deux ou trois chansons en acoustique. En unique souvenir, la photo prise avec les deux membres principaux du groupe, assez ridicule certes… Direction Ménilmontant, la Maroquinerie. Ce coup-ci, largement en avance puisque le concert initialement prévu à 19h30 débute à 21h. Sans première partie… Du coup, le groupe démarre son show de façon un peu foireuse avec le public légèrement distrait. Après quelques chansons de chauffe, le groupe présente un niveau bien supérieur et une bande d’anglais s’entête à remuer la fosse. Evidemment, Sunshine Underground nous joue quasiment tous les titres de leur premier album avec quelques inédits, qui sont pas les plus mauvaises du concert. Le groupe terminera sa première partie avec « Commercial Breakdown », impeccable en live. 
Puis un rappel nous amènera sur un concert d’une heure seulement mais sans temps mort, en clôturant sur un « Raise the alarm » totalement déchaîné où le Sunshine Undergound toucherait presque les étoiles. Il manque quelque chose de particulièrement important pour faire passer le groupe à la catégorie d’excellent : le charisme, et jouer en faisant la gueule ne fait rien pour arranger les choses.

http://www.myspace.com/thesunshineunderground
Publié le 17/05/2007 à 11:46
Par zowee
Les deux albums du moment (à écouter de toute urgence of course!) : 
Of Montreal : “Hissing Fauna, Are you the destroyer ?”
On commence à être habitué mais mieux vaut préciser: contrairement ce que son nom pourrait laisser croire, Of Montreal ne vient pas du Canada mais d'Athens, Georgie.
La musique d’Of Montreal est un espèce de mélange géant où l’on pourra aisément reconnaître des touches de pop d’Architecture In Helsinki, de folie disco de Scissor Sisters, de grandiloquence de Pink Floyd, de côté épique (notamment pour les titres de chansons) de Flaming Lips ou encore de funk de Prince. Certes le programme est ambitieux mais le disque relève le pari haut la main ! 50 minutes incroyables qui s’ouvrent sur un triptyque de chansons enchaînées dignes des plus grands suivis de tubes imparables « Gronlandic Edit », « A sentence of sorts in Kongsvinger ». Au milieu du disque un tunnel psychédélique de 12 minutes intitulé « The past is a grotesque animal » terminera la descente de l’auditeur vers la folie pure. Epique. http://www.myspace.com/ofmontreal (Avec la vidéo de "Heimdalsgate Like A Promethean Curse" à regarder absolument) 
Malajube: “Trompe l’oeil”
Dans un registre plus léger, le deuxième album de Malajube est peut-être l’un des albums les plus sympathiques sortis du Canada depuis des lustres, n’en déplaise aux fans d’Arcade Fire. Le groupe évolue dans un milieu pop rock classique.Des chansons au format pop, aux sonorités plus ou moins énervées, chantées en français, sonnant toutes comme des évidences à l’oreille. La voix est légèrement sous-mixé (même en tendant l’oreille, on a du mal a comprendre de quoi il s’agit), mais le peu que l’on peut comprendre traduit clairement un français canadien avec un langage ultra imagé délicieux. Evidemment, des tubes indispensables dès la première écoute : « Montréal -40°C » et « la monogamie ». (Avec l'album entier en écoute...)
Publié le 11/05/2007 à 17:34
Par zowee
On s’immergeait hier soir dans la foule parisienne et élitiste pour un festival organisé par les Inrocks. Le public a bien tenu sa réputation jusqu’à la tête d’affiche (Interpol…) qui déclencha des réactions plutôt vives. Des réactions d’hystérie plutôt démesurée…

Le Cabaret Sauvage, lieu du méfait d'hier au soir
Mais revenons au début. Le cabaret sauvage affichait ce soir complet malgré quelques feintes de ventes de places de l’organisateur (du genre c’est complet mais on remet des places en vente…). La salle est vide lors de notre arrivée malgré tout car en tant que vrai fan de musique, on assiste à tous les concerts bien sûr. On a payé, on veut tout voir !
C’est Katel qui assure la difficile tache d’ouverture. La jeune femme prouve qu’on peut-être une femme (ce qui est déjà incroyable en soit…enfin bon je trouve…c’est dingue non ?) et faire autre chose que du rock passé à la moulinette Oui fm. On a pas besoin de poser a poil avec sa guitare pour faire du rock. Et je ne parle pas des Plasticines… Par la suite, le public devra affronter les Second Sex. Un groupe de jeunes parisiens sorti tout droit du Mouvement dont on parle beaucoup (ou pas) en ce moment. Mais ne les assimilons pas voyons…Ils ont l’intelligence de pas trop la ramener contrairement à certains groupes à la fourchette balladeuse… Et je ne parle pas des Plasticines… D’ailleurs ai-je déjà parlé des Plasticines ? Les Second Sex m’avait agréablement surpris par leur énergie au Printemps de Bourges l’année dernière, je me réjouissais donc de les retrouver un an plus tard. Le problème : on dirait bien qu’ils ne se sont pas améliorés un poil les cocos. Comme tous les groupes du Mouvement, les Second Sex jouent mal et les écouter plus de 3 chansons donne immédiatement mal à la tête. En plus, les meilleures chansons du show restent les chansons d’origine qui ont plus d’un an comme si…au final…bon…les Second Sex, c’est pas des génies…C’est pas le renouveau du rock non plus. Il faut ajouter à cela que la moitié du groupe a des têtes imbuvables et prend des positions héroïques pour interpréter des solos foireux. Mention spéciale au bassiste qui a plus une tête à programmer des microprocesseurs pour faire avancer un robot qu’une tête de bassiste de rock. Reste l’énergie débordante du groupe qui sauve du naufrage. Mais ce n’est pas l’énergie qui fait un bon album…

Les second sex dans leur jeunesse
Suivront les Kesher. Inutile de parler une nouvelle fois de ce groupe tellement la barre est placée haut. 20 ans de rock anglais compilés dans les excellentes compos du groupe. Le son est énorme sur l’Ep et les Kesher renversent tout sur scène. Polos Fred Perry, arrogance ultimes de rock-stars et visuels buldozer, on en reparlera dans 5 ans (ou moins) quand ils seront en haut de l’affiche. Set de 35 minutes, les Kesher joue que des tubes tout en oubliant deux des meilleures chansons de leur Ep. Bon.

Kesher en action
La pression de la foule commence à se sentir quand Malajube entre sur scène. Voici un groupe canadien auteur d’un excellent album dont je reparlerai probablement dans un post ultérieur. Leur musique est difficile a définir, un mélange de mur de guitares avec des paroles de pop légères. Malheureusement, la prestation sera clairement gâchée par des mauvaises conditions sonores : le son est beaucoup trop fort et on entend pas le chanteur. Mais peut-être est ce voulu, la voix étant déjà sous mixé sur l’album… En tout cas, les conditions ne sont pas vraiment réunies pour apprécier le show.

Malajube sans le son
Nous voilà sur l’évènement de la soirée : le retour d’Interpol, en concert exceptionnel ce soir puisque le groupe ne sortira pas d’album avant juillet. Je ne m’étais pas vraiment rendu compte de la portée qu’avait eu ce groupe tellement la salle s’est emballée à l’arrivée du groupe…Ce soir, ce sont les stars, les seuls à ne pas installer leur matos eux-mêmes d’ailleurs. Dès les premiers accords, notre deuxième rang, fièrement gardé jusqu’à maintenant, va rapidement se dissoudre en reculant pour certains et en prenant des positions plus ou moins inattendue pour un concert pour ma part: couché puis assis sur un espèce de cube posé devant la scène. Le jeune homme devant moi qui était en mode blasé complet pour tous les concerts précédents met ses lunettes de soleil et secoue la tête violemment. Puis, en tailleur sur ce cube, il implora le groupe de jouer ses chansons préférées. Côté scène, le groupe confirme son statut de « groupe le plus classe des années 2000 » avec des costards cravates pour tout le monde et aucun geste déplacé. La musique et le son est des plus classieux également comme toujours chez Interpol. Une poignée de nouvelles chansons dans le set qui laisse présager du meilleur. Pour le reste, une folie furieuse dans toute la fosse à chaque début de chanson. Malheureusement, le groupe ne reviendra pas interpréter le rappel prévu pour cause de « problème de voix du chanteur ». Mais la pression est telle sur ce devant de scène que je conviendrai aisément de la fin de la soirée. 
Interpol en mode "vous êtes tous des merdeux et nous on a la classe"
Publié le 06/05/2007 à 15:46
Par zowee
Il est de certain groupe comme ça qu’on prend en amitié parce qu’ils font quelque chose de simple et entraînant ou peut-être aussi parce qu’ils viennent de « quelque part entre Chicago et la banlieue de Bordeaux ». On avait donc quittés « Mouloud & The Sonic Destruction » après une excellente soirée à l’EMB de Sannois, coincés entre l’electro de « Klangage » et le punk rock de « Stuck In The Sound ». Pour le coup, on s’était même permis d’aller leur poser quelques questions dans une interview plutôt mémorable…lisible ici. On retrouve donc l’electro-rock de Mouloud au Forum de Vauréal en « before » du festival Patchwork. Plus clairement, le festival organise des soirées pour se faire de la pub. Un festival de musique extrême qui se déroulera dans une déchetterie, tout un programme ! Bon « Mouloud & The Sonic Destruction », c’est donc de l electro rock à la française, chez Platinum, le label de Rubin Steiner. Dans ses heures perdues, Mouloud devient Dj Moule, le pro du bootleg dont il nous fera une démonstration ce soir mais à une heure où je serai malheureusement couché…

Ambiance Cergy à l’arrivée dans la salle : salle ultra clairsemée, quelques personnes accoudées contre les murs. Sur scène, l’electro rock du combo se transforme plus en du rock puissant joué par un classique power trio Basse Batterie Guitare. Seul un petit sampler lancé par Mouloud au début de chaque morceau apporte quelques arrangements électro à l’ensemble. Malgré la patate du groupe, l’inertie ambiante sera difficile à éliminer… Le trio tiendra la scène durant trois quart d’heure avant de revenir pour assommer un rappel (qui sonnera le réveil du public) avec les quasi meilleures de chanson du dernier album « In The Undergournd » et le très rock’n’roll « Drop Out ». Puis le trio se lancera dans une version pop punk de « Boys don’t cry », avec une voix qui rappelle ces groupes californien qu’on nomme punk tel Green Day ou Blink 182.

A la demande du public maintenant motivé, le groupe reviendra pour un ultime rappel, un morceau long et entêtant qui se conclura par quelques boucles sonores et traffiquages sonores.

http://www.myspace.com/mouloudandthesonicdestruction
Publié le 04/05/2007 à 14:45
Par zowee
Après les fatigants Cold War Kids, retour au Trabendo le lendemain pour assister au show sixties des pimpantes Pipettes. Les Pipettes, c’est un trio de filles habillés avec des robes à poids et des nœuds dans les cheveux qui chantent des petits tubes pop ultra sucrés de moins de deux minutes sur des thèmes ultra léger. Très ultra. Derrière, un backing band qui porte bien son nom, efficace et surtout discret. Il paraîtrait qu’elles ont été recrutées sur casting. Rien d’étonnant, tellement chacune des trois possède son côté sexy dans un style différent et des voix qui s’accordent parfaitement. Un coup marketing donc. Un truc de manager.

Quand l’album est sorti l’été dernier, bien sûr on a oublié tout ça, tellement cette demi-heure de musique 60’s était légère et s’accordait avec les 30°C ambiant. Un excellent album d’été, comme le Lily Allen, celui qu’on écoutait en sirotant un thé à la menthe sur sa terrasse. Vous n’avez peut-être pas de terrasse et je n’aime pas le thé à menthe mais enfin vous avez compris.
Bizarrement, c’est dans cette même salle, le Trabendo, que j’avais découvert ces trois filles, il y a un an quasiment, en première partie de « The Go ! Team ». A l’époque, l’album n’était pas encore sorti, mais on en parlait déjà. Elles nous avaient fait quelque chose de rafraîchissant, qui donne la patate puis je m’étais endormi pendant le concert de la tête d’affiche. A ce stade, il faut préciser que j’ai comme l’impression que le Trabendo dégage des vapeurs soporifiques, un peu comme les cours d’anglais. Peut-être cette salle a t-elle été construite sur une ancienne usine Dunlopillo (ou Futon) ou quelque chose comme ça. Enfin, si vous avez des idées, n’hésitez pas à me les faire parvenir. En plus, les créatures peintes sur les murs (cf. la photo du post précédent) me rappellent les pires cauchemars de mon enfance comme la tortue handicapée qui me courait après pour me manger. Ceci dit, ça fait longtemps que je ne l’ai pas vu donc, encore une fois, si vous avez des nouvelles… Venons en au concert d’hier soir. En première partie, Marie Bergman, une suédoise, nous offre des chansons de pop foutraque. Ils sont une dizaine sur scène avec saxo et cie, ce qui n’est pas sans rappeler les pépites enjouées de « I’m from Barcelona ». Décidément, les suédois sont les rois de la pop.

Puis les Pipettes prennent la scène d’assaut. Heureusement, elles n’ont pas perdu leur fraîcheur et enchaînent les morceaux avec des chorégraphies toutes plus improbables les unes que les autres. Exercice difficile, elles nous présentent ce soir une bonne poignée de nouveaux titres mais qui s’accordent parfaitement avec les titres du premier album et qui promettent une suite d’excellente facture. Une cinquantaine de minutes avant le rappel (ce qui n’est pas mauvais pour défendre un album de 30 minutes…) qui se concluent par la meilleure chanson de l’album « Pull Shapes » qui déchaîne totalement le public. Le rappel enfonce le clou avec « ABC » et « We are the Pipettes » scandé par le public.

Malheureusement, les Pipettes ne tourneront pas en festival européen cet été, ce qui aurait été une bonne alternative à tout le rock pompier qu’on risque de sa taper cet été… 
Publié le 03/05/2007 à 14:39
Par zowee
Trois enseignements sont ressortis du Maître de l’Oyo, grand prophète angoumoisin, rencontré près de la Nef donc. Ils se nomment Louis XIV, Of Montreal et Cold War Kids. Pour le premier, je n’ai pas encore réussi à saisir la puissance de feu de ce groupe californien. En ce qui concerne Of Montreal, quelque chose de génial, de délicieusement pop. Un croisement entre Architecture In Helsinki et les Scissor Sisters avec des mélodies à tiroir psychédéliques. Je conseille a tous de se procurer cet album intitulé « Hissing Fauna, Are You The Destroyer ? ». Enfin pour la troisième, il parait qu’il s’agirait du meilleur album entendu depuis des lustres. Bon j’ai beau réécouter et réécouter…oui, c’est pas mal. Un espèce de rock sudiste avec une voix grave barré genre Claps Your Hands Say Yeah et une poignée de bonnes chansons qui parlent de vin rouge et de lits d’hôpitaux. C’est donc au Trabendo (probablement la salle parisienne où on y voit le moins) que nous sommes allés constater le pouvoir scénique du quatuor. 
Arrivé à peine à l’heure, comme d’hab, je peux dire que la fin de la première partie était agréable. Mais je n’ai jamais su le nom du groupe. Il est à peine 21h quand les Cold War Kids débarquent sur scène après une petite introduction vocale d’un anglais qui faisait du slam, avec un polo Fred Perry. Je ne m’étendrai pas sur le côté soporifique de la chose. Ca démarre donc avec « Rubidoux » qui clôt l’album (et qui n’est pas une marque de camembert), une fois n’est pas coutume…Dès le départ, c’est foireux avec des arrangements sonores qui clochent, enfin quelque chose qui ne va pas. Evidemment, la quasi intégralité de leur premier album sera interprété ce soir mais peu de compositions présentent un réel intérêt sur scène. Parmi les plus réussi, on peut citer « We used to vacation » dans sa version de presque 10 minutes et « Hang me up to dry » interprété à la fin du set, moment où le public sortira de sommeil.

Bien sûr, on a aussi eu droit à la traditionnelle reprise loupée et quelques inédits, pas de quoi sauter au plafond. Le rappel est mou comme du fromage qui a passé l’après-midi en plein soleil, notamment la scie finale d’une dizaine de minutes interminables. Comme d’habitude dans ce genre de cas, on réécoute l’album puis finalement on se dit qu’il est pas mal cet album…

http://www.myspace.com/coldwarkids
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