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Publié le 29/05/2008 à 12:06
Par zowee
Certains vont jusqu’au Canada en espérant la croiser. Mais Feist est cette année en tournée mondiale, boostée par les ventes de son dernier album, lui-même boosté par la production du génial touche-à-tout Gonzales. Par ailleurs, canadien lui aussi. Bon, alors, pour la croiser, je suis allé à la grande ville, celle qui est le plus près de là ou je réside actuellement, et qui s’appelle Milan. La salle, Magazzini Generali, est un ancien dépôt reconverti en boite branché. On y trouve notamment des toilettes argentées avec des tout petits carrelages et une glace géante. J’appréhendais un petit peu ce concert pour deux raisons : la première est que j’avais déjà vu Feist en concert lors d’une première partie à l’époque de son premier album et je m’étais assez ennuyé. La deuxième, c’est que cet album est très agréable, mais difficile a transposer sur scène, le génie se situant surtout dans la production. Mais la bonne idée du concert se situe ailleurs que dans la musique : les jeux de mise en scène transforment le concert en spectacle complet avec de nombreux jeux d’ombres et des projections réalisées en direct par deux artistes. Le concert s’ouvre sur trois vieilles chansons, agréables surprises, avant de s’attaquer au dernier album « The reminder », avec un excellent « My moon, my man ». La bonne nouvelle, c’est que les musiciens de Feist arrivent à retranscrire l’ambiance de cet album, en le jouant au poil, peut-être au détriment d’une émotion nouvelle…Et c’est peut-être là que ça cloche : quand Feist décide de s’attaquer à quelques chansons en solo à la guitare, une bonne partie du public semble s’ennuyer et l’émotion passe difficilement. Le groupe revient pour remettre un peu de patate avec « 1234 » et ne quittera plus la scène jusqu’au « Sea Lion » final, chanson où l’on enfin l’impression que le groupe commence à s’amuser. Quasiment 2h de concert tout de même, et il déjà minuit. Je me perds dans Milan…
Allez hop, une vidéo pour changer, où Feist inteprète un "Sean Lion" à la TV anglaise
Publié le 10/05/2008 à 16:12
Par zowee
Alors non, d’abord ici, ce n’est pas mort ! Car, quand je lâcherai l’affaire, je tiendrai à vous tenir au courant sans aucun doute…Actuellement, le temps n’est pas trop à la musique ; quelques concerts sont en perspective tout de même, et votre serviteur testera bientôt quelque salles italiennes dans la folie de Milan et ses escalopes et quelques salles suisses autour de Lausanne.En attendant, et histoire de parler du Pays un petit peu, signalons l’excellente livraison de deux disques bordelais ce mois ci.
Premièrement, Kim nous livre son 17ième album « Don Lee Doo » (Vicious Circle) alors qu’il n’a seulement que 30 ans…Rappelons nous, on a déjà parlé de ce personnage dans le tout premier post de ce blog ! Pour ceux qui n’ont pas suivi, Kim est donc un troubadour de la musique, un héraut même, capable de tout faire, du tube qui vous colle a la peau («sexy lady lane " sur Married On ), de l’album expérimental au piano au disque rock’n’roll (« rock’n’roll calvaire »). Et partout, il excelle. Je ne m’étalerai pas sur les qualités de ce disque, je dirai juste que c’est de la pop légèrement funky avec des refrains accrocheurs et c’est vraiment du Kim en pleine forme avec un son énorme pour avoir été enregistré dans son appartement.

Ensuite, Adam Kesher sort enfin son premier album « Heading for the hills, feeling warm inside » (Disque Primeur). Eux aussi, on en a déjà parlé…Après deux Ep vraiment ravageur, truffés de tubes, les « frères » Kesher passent au long format. Et à la première écoute, c’est une énorme surprise ! Le premier single « Local girl » laissait bien présager un album beaucoup plus sombre et moins accrocheur que les précédents. Et effectivement, au lieu de pondre une bonne série de tubes accrocheurs comme ils savent les faire, les Kesher explorent déjà la partie la plus compliqué, mais la plus intéressante de leur personnalité, celle qui se profilait déjà sur l’excellent « You make me feel immoral » du premier Ep. Ces jeunes gens murissent très vite… et risquent décidément de faire quelque chose de grand !

Je ne m’étale pas en critiques inutiles et je vous prierai de vous reporter aux excellents papiers des inrocks, magazine où ces deux disques sont dans les meilleurs disques du moment. Pour ma part, je tenais juste à dire que ce sont vraiment deux groupes vraiment différents mais que j’apprécie par-dessus tout, tout simplement parce que je les «suis » depuis pas mal de temps, et quand on connait bien, on aime forcément. Ironie du sort, les deux ont déménagé sur Paris récemment, en restant des bordelais de cœur, je l’espère…
J’aime Adam Kesher. Ce sont des gens arrogants et détestables mais je sais que chacun d’eux vient du milieu, que chacun d’eux a déjà servi la musique, en essayant de vendre des disques indés que personne ne connait ou en participant a de nombreux groupes dont l’avenir se jouera essentiellement dans les caves bordelaises . Ce sont des mecs qui ont galéré et qui mettent tout ce qu'ils ont dans leur musique…
J’aime Kim. Je suis loin d’être d’accord avec tout ce qui dit (car il a bien un avis sur tout), ni d’être capable d’écouter certains de ces disques en entier. Mais pour avoir discuté de musique avec lui et de trucs à la con également, comme le temps qu’il faut pour rejoindre l’aéroport de Mérignac au quartier st Pierre, je sais que c’est quelqu’un de vraiment sincère qui fait de la musique à l’ancienne, sortant régulièrement des albums, se démenant pour jouer n’importe où, n’importe quand : car la musique, il aime vraiment ça.
Voila, plus que le résultat (et je peux vous dire qu’il est vraiment très bon pour ces deux disques), c’est la façon sincère dont ces deux groupes créent et font leur musique que j’aime. Et c’est pour cela que j’aimerai vous faire acheter ces disques, comme moi je l’ai fait.
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