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Publié le 15/07/2008 à 18:18
Par zowee
En Italie, on peut trouver tout types de festivals : des gratuits ou pas, en plein air ou pas, certains qui en englobent d’autres. On trouve à boire et à manger, et on y comprend pas grand-chose…
C’est donc dans la charmante ville de Ferrare, à l’est de l’Italie, entre Padoue et Bologne que nous avons croisé la route de Franz Ferdinand. Pour être précis, le groupe écossais se produisait dans le cadre du festival payant de musique rock « Bands Apart », ce dernier se tenant dans le cadre du festival de musique gratuit de Ferrara, « Ferrara sotto le stelle » (Ferrare sous les étoiles). Les concerts se déroulent sur la place principale de la ville, « piazza del castello », juste à côté de l’imposant château de la ville, comme l’indique le nom de la place. Le public est beaucoup plus hétérogène et surtout, on voit des styles beaucoup plus extravagants qu’en Suisse…Ray-ban ou lunettes multicolores, pantalon slims ou ultra short, cheveux punk ou de couleur. Et ca s’agite et ca remue beaucoup dans le public… The Cribs, qui viennent de sortir un nouvel album produit par Alex Kapranos, chanteur de Franz Ferdinand, ouvrent ce soir avec une demi-heure de retard. Son affreux, musiques sans mélodie, musiciens sans talents, chanteur affreux, il semblerait que Stuck In The Sound a puisé son inspiration chez The Cribs. Il fauta ajouter à cela le bordel régnant dans le public. Mauvais moment. Franz Ferdinand enchaine. On revient sur un concert digne de ce nom…Le groupe nous propose une sauce de tubes du premier album et de quelques chansons efficaces du deuxième. Au milieu, de nombreux titres inédits de leur futur troisième album sans doute, qui préfigurent un excellent album. Le groupe est redoutable de précision, mais c’est lors des chansons calmes (« Walk Away », un pur bonheur !) que le groupe arrive à être véritablement efficace et émouvant. Quasiment une heure de concert puis un rappel avec « Jacqueline » chanté par tout le public de Ferrare à la fin, chanson d’ouverture de leur premier album qui conclut leur set ce soir. On quitte les lieux, le public semble toujours agité et remué pour rejoindre la sortie…
 Franz Ferdinand en vacances à Ferrare
Publié le 10/07/2008 à 15:56
Par zowee
Tout le monde le sait : l’été, les grandes stars du jazz international, et tout particulièrement les stars américaines, se regroupent dans la fraicheur des lacs et des montagnes suisses. Il me semble que c’est plus précisément Claude Nobs, fondateur du festival de jazz de Montreux, paradis terrestre le bord du lac Léman, qui leur a fait découvrir ce pays dans les années 60, en invitant quelques grands du label Atlantic lors d’un voyage aux Etats-Unis. Depuis, les plus grands musiciens de la planète sont passés sur la scène du festival de Montreux, ce dernier s’ouvrant à d’autres musiques plus « actuelles ». Claude Nobs est lui-même devenu ami avec tous ses invités et le Montreux Jazz Festival est devenu une référence mondiale avec des musiciens qui viennent « s’y reposer » en donnant plusieurs concerts et y reviennent chaque année. Depuis, sur le territoire helvétique, de plus en plus amoureux de musique ont imités Claude Nobs en créant leur propre festival, chacun invitant les stars depuis les coulisses de Montreux. La Suisse est alors devenue une terre refuge des festivals de jazz avec des affiches internationales. L’Estival Jazz Lugano en est un parfait exemple. Il propose une dizaine de concerts gratuits en plein air, sur la magnifique place principale de Lugano, a quelques mètres du lac du même nom.
.jpg) Lugano...
Ce soir là, une affiche digne de Montreux justement…
On ouvre avec le bassiste prodige de jazz américain Marcus Miller, spécialiste du « slapping », c'est-à-dire du frappage de corde. On dira en terme plus « jeune » que ça sonne terriblement funky. Même si son style peut être désagréable à la longue sur CD, Mr Miller sait recruter ses musiciens (ici en quatuor) et nous livre un concert de jazz de haute volée, chaque musicien y allant de son petit solo dès le morceau d’entrée. Reprise de Stevie Wonder, l’inévitable titre période Miles Davis (Marcus Miller ayant été son bassiste durant quelques années), un morceau chanté et des excellents instrumentaux feront de ce set un succès, comme à chaque concert du bassiste.
 Marcus Miller à Lugano: concours de grimaces?
Suit l’éclectique, mais non moins excellent, Joe Jackson. Le pianiste anglais s’est fait connaitre dans les années 80 à travers quelques albums à succès et quelques indispensables titres de pop-jazz, citons « steppin’ out » ou encore « you can’t get what you want ». Depuis, beaucoup d’albums qui passent plus ou moins inaperçus, plus ou moins bons, mais toujours caractérisé par une envie d’aller de l’avant et d’inventer quelque chose. En trio seulement (piano+partie rythmique), le set de Joe Jackson s’avère relativement abrupte pour un non-connaisseur mais s’avère réellement novateur. Ouverture seul au piano, puis de nombreux titres de sa période à succès et de ses derniers albums. Sans doute le concert le plus aventureux de la soirée, peut-être le meilleur…

 Joe Jackson à Lugano: on tient un gagnant...
Pour conclure la soirée, le public suisse, calme jusqu’ici comme à son habitude, se lève pour accueillir la plus grande star vivante du reggae, Jimmy Cliff. J’avais découvert les disques de Cliff parmi les vinyles de mon père : il y avait ce magnifique « the harder they come » et puis quelques albums plus anecdotiques des années 80. Encore plus tard, le chanteur se vautrera dans quelques sucreries taillées pour les radios tels que le tube « Reggae night ». Comme d’habitude dans le reggae, l’entrée de la star est théâtralisée, son groupe interprétant un morceau seul, puis annonçant la star a grand renfort de « are you ready ? ». Bien sûr, Jimmy Cliff a bien vieilli et ce n’est plus vraiment ce que c’était (bien qu’il sache toujours bien, chanter, danser et mettre l’ambiance), et son groupe a 20 ans de moins que lui en moyenne, ce qui n’ajoute pas grand-chose à sa crédibilité…Malgré le côté très « sucré » de tous ses tubes reggae, Jimmy Cliff nous rappelle clairement qu’il est l’auteur d’excellentes chansons tel ce « Vietnam », chanson contre la guerre du Vietnam, l'une des meilleures protest-song jamais écrite selon Bob Dylan himself...
Jimmy Cliff à Lugano: n'a pas participé au concours car s'est levé trop tard...
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