Auteurs du meilleur album pop de 2005 avec « In Case We Died », les 8 membres d’Architecture in Helsinki (AIH) (qui ne viennent pas du tout de Finlande comme vous vous en doutez, mais d’Australie) viennent tout juste de publier un nouvel effort, dans le fameux vide intersidéral culturel de l’été. Même si il contient d’excellents titres tel « Heart It Races », « Like Or Not », ou encore « Nothing’s Wrong », « Places Like This » n’arrive malheureusement pas au niveau de l’album précédent. Bon j’avais raté le showcase de la flèche d’or en mai dernier. Plus précisément, il m’avait été impossible d’entrer. A vrai dire, beaucoup de monde était resté sur le carreau. Et c’est encore une Maroquinerie complète qui accueille les australiens ce soir.
Ouverture avec Yacht, homme seul face son Mac. On a toujours une petite appréhension sur les artistes solo à jean troués. Encore plus si cette artiste solo possède pour unique instrument un ordinateur, un Mac étant clairement le summum à fuir. C’est généralement le moment d’aller visiter les recoins de la salle que l’on ne connait pas ou ceux que l’on connait par cœur mais qui sont tout de même bien agréables (non je ne parle pas du bar mais des toilettes). Mais ce soir là, j’avais décidé de rester. Peut-être parce que les toilettes étaient bouchés (vérifié quelques minutes auparavant) ? Bon, je ne sais pas ce qui a traversé ma tête. Evidemment, Yacht nous fait le coup du « play » puis je me mets au milieu de la scène pour interpréter des danses bizarres. Mais dès qu’il commence à chanter, il se passe quelque chose. Le mec y met du cœur, bouge de manière de plus en plus inventive et emballe la salle en deux titres electro-rock. La suite c’est du bonus. Descente au milieu du public, séance questions du public en plein milieu du set et plancher de la scène qui tremble lors de ses multiples bonds. Yacht quitte la scène avec un succès certain.
AIH, présents en quintette ce soir, installent eux même leur matos puis démarrent leur set par un titre de « Finger’s Crossed » leur premier album avant d’enchainer sur quelques titres obscurs de dernier album. Le son est bon, le groupe joue bien, mais le public semble rester perplexe face à ces nouveaux titres. Puis « It s 5 » premier titre de ce soir du chef d’œuvre « In Case We Died » déclenche l’hystérie. AIH joue vite : en un peu plus d’une heure, la plus part des titres du dernier album et du précédent sont interprétés, ces derniers déclenchant une vague d’applaudissement à chaque début de morceaux. Même si le groupe a l’habitude de jouer su des instruments hors du commun, la transition vers des instruments plus classiques pour la scène est clairement réussie, certains titres étant réarrangés pour l’occasion. Après un « Neverneverdid » incroyablement puissant, AIH conclue par un rappel avec « Do The Whirlwind », un des meilleurs titres de « In Case We Died » puis l’excellent single de ce dernier album « Heart It Races » accompagnés par tout le public de la Maroquinerie. Même si les australiens n’arrivaient jamais a égaler leur second album, il ne faudra pas les manquer en concert : il est clair que ces musiciens savent faire des concerts joyeux et dansants et partager beaucoup de choses avec leur public. 
Il na toujours pas trouvé une place pour la plante...
