Certains vont jusqu’au Canada en espérant la croiser. Mais Feist est cette année en tournée mondiale, boostée par les ventes de son dernier album, lui-même boosté par la production du génial touche-à-tout Gonzales. Par ailleurs, canadien lui aussi. Bon, alors, pour la croiser, je suis allé à la grande ville, celle qui est le plus près de là ou je réside actuellement, et qui s’appelle Milan. La salle, Magazzini Generali, est un ancien dépôt reconverti en boite branché. On y trouve notamment des toilettes argentées avec des tout petits carrelages et une glace géante.
J’appréhendais un petit peu ce concert pour deux raisons : la première est que j’avais déjà vu Feist en concert lors d’une première partie à l’époque de son premier album et je m’étais assez ennuyé. La deuxième, c’est que cet album est très agréable, mais difficile a transposer sur scène, le génie se situant surtout dans la production. Mais la bonne idée du concert se situe ailleurs que dans la musique : les jeux de mise en scène transforment le concert en spectacle complet avec de nombreux jeux d’ombres et des projections réalisées en direct par deux artistes. Le concert s’ouvre sur trois vieilles chansons, agréables surprises, avant de s’attaquer au dernier album « The reminder », avec un excellent « My moon, my man ». La bonne nouvelle, c’est que les musiciens de Feist arrivent à retranscrire l’ambiance de cet album, en le jouant au poil, peut-être au détriment d’une émotion nouvelle…Et c’est peut-être là que ça cloche : quand Feist décide de s’attaquer à quelques chansons en solo à la guitare, une bonne partie du public semble s’ennuyer et l’émotion passe difficilement.
Le groupe revient pour remettre un peu de patate avec « 1234 » et ne quittera plus la scène jusqu’au « Sea Lion » final, chanson où l’on enfin l’impression que le groupe commence à s’amuser.
Quasiment 2h de concert tout de même, et il déjà minuit.
Je me perds dans Milan…
Allez hop, une vidéo pour changer, où Feist inteprète un "Sean Lion" à la TV anglaise
